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Blog d'information générale sur l'actualité au Burkina Faso

lundi 21 septembre 2009

Le conteur, comédien et metteur en scène Mohamed Lamine Konaté

Mohamed Lamine KONATE

Bercé depuis sa tendre enfance par les contes dits par grand-mère et grand-père tous les soirs au coin du feu,
Mohamed Lamine KONATE se passionne rapidement pour cette tradition orale transmise de génération en génération depuis la nuit des temps .

Dans un style tendre et naïf, il mêle à ses contes chants traditionnels ou proverbes et prévoit toujours un moment pour répondre aux questions de ses auditeurs petits ou grands.

Mohamed Lamine Konaté a également un parcours théâtral :

En 1999, il intègre la troupe du plus ancien théâtre de Ouagadougou pour une mission ponctuelle sur un spectacle de sensibilisation .
Il restera finalement 7ans au théâtre de la Fraternité , enchaînant fonctions
d’ assistant à la mises en scène , metteur en scène et responsable artistique ce qui fera de lui un artiste extrêmement polyvalent.
En 2004, il crée la compagnie Théâtre Acclamations et signe un premier spectacle qui sera joué au centre culturel français de Ouagadougou.
Ce comédien-conteur intervient aussi bien dans des soirées ou associations privées, festivals, écoles et diverses manifestations culturelles municipales.

dimanche 20 septembre 2009

ABIDINE Dioari

"Da-sundi" est le titre du nouvel album de ABIDINE, dont la sortie est prévue pour le 6 novembre 2009 à Ouagadougou. Des planches au podium, il n'y a qu'un pas à franchir et ABIDINE l'a franchit allègrement. Pour ce jeune et talentueux metteur en scène, la scène n'a plus aucun secret "Da-sundi" qui signifie en langue gourmantché "Souviens-toi toujours", est chanté en gourmantché et en français. Savant dosage entre instruments traditionnels et modernes, cet album de dix titres est un regard transversal sur la société. Tel un peintre, ABIDINE avec cette voix adoucissante qui tend vers la mélancolie, combine à merveille les joies et peines, espoirs et souffrances dans de somptueux tableaux."Da-sundi" au-delà de sa bonne orchestration, est une interpellation à rester éveiller afin de préserver nos systèmes de valeurs.

Si ABIDINE échappe au théâtre, ce sera au grand bonheur des mélomanes qui pourront consommer, sans retenue aucune, sa musique très digeste. Déjà le 27 janvier 2009, quand il montait sur la scène du plus grand festival de la Belgique c'est-à-dire le Festival de Liège pour un show en acoustique, ceux qui ne le connaissaient que metteur en scène sont sidérés. Mais l'artiste qui a plusieurs cordes à son arc, avait déjà épaté le public du CITO(Carrefour International du Théâtre de Ouagadougou) en juin 2008 et au CREARC 2008 à Grenoble où il a animé de fort belle manière un atelier de musique africaine. Les spectacles aux Beaux-Arts de Bruxelles le 30 janvier 2009 et au Théâtre Dijon-Bourgon 23 mai 2009 n'ont fait que confirmer ce talent.

L'album dont l'enregistrement a commencé depuis avril 2009 est prêt. Comme un cordon bleu, ABIDINE a pris son temps pour faire mijoter cet opus qui sera à n'en pas douter parmi les albums de références au Burkina Faso.

C'est en 1996 qu'il fait la connaissance de Steven MACKIE, un comédien et metteur en scène américain avec qui il commence une carrière dans le milieu du théâtre professionnel. Il intègrera plus tard le Théâtre de la fraternité du Professeur Jean-Pierre GUINGANE qui l’aidera à développer ses talents d’artiste comédien. Dioari Abidine COULIDIATY a participé à plusieurs créations et a effectué plusieurs tournées nationales et internationales (Burkina, Benin, France, Belgique, Mali, Côte-d’Ivoire). Fort de diverses expériences acquises auprès de metteurs en scène comme Jacques MATTHIESSEN (Danemark), Roger NYDEGGER (Suisse), Jean Pierre GUINGANE (Burkina Faso), Charlie DEGOTTE (Belgique), Renzo ELIZEO (Italie), Eric LARSH (Norvège), Yumemi YUMIKO (Japon) et bien d’autres, il a franchi un nouveau cap depuis 2004 en faisant la mise en scène de pièces d’auteurs. Il est par ailleurs auteur de quatre pièces de théâtre : « Entre le fer et l’enfer » (2002), « Les Fossoyeurs » (2004), « Germes de folie » (2007), « Adieu Paris » (2008).

Pour lui, la plus grande école est celle qui est au seuil de la porte, celle des valeurs traditionnelles et coutumières. Son théâtre puise dans les valeurs de sa culture gourmantché parmi lesquelles la franchise, l’honnêteté envers soi-même, envers les autres et la sincérité de ne pas faire les choses pour le gain.

jeudi 3 septembre 2009

Singuila annoncé à Ouagadougou le 31 octobre 2009

Singuila, la locomotive du R&B français, dont le prochain album intitulé « Ça Fait Mal » est prévu pour sortir le 15 septembre prochain, est annoncé pour un concert de rêve le samedi 31 octobre 2009 à Ouagadougou. Les mélomanes Ouagalais peuvent donc se considérer comme des privilégiés. Cet album qui révèle la maturité de l’artiste, à travers quelques épreuves difficile qu’il a vécu, est considéré comme très abouti par les critiques. En effet ces derniers temps, la vie ne l’a pas épargné. L’année passée, le chanteur est foudroyé par une nouvelle grave. Son père qui l’a abandonné enfant avec sa mère est à l’aube de la mort. Il souhaite voir une dernière fois ce fils qu’il n’a pas vu grandir. Dans « ça fait mal » Singuila raconte cette histoire poignante : la première rencontre avec son père allongé sur son dernier lit. La jeunesse ouagalaise attend de partager des émotion forte avec ce artiste hors pair.

Premier artiste R&B il y’a dix ans sur le tout puissant label Secteur Ä de l’époque il se fait remarquer en participant à de nombreux projets et compilations puis en 2003 sort son premier album «On ne vit qu'une fois ». Des titres comme «Ma conscience», «Aïcha» ou «C'est trop» (200 000 singles vendus) vont marquer les esprits. Le style Singuila plait. Artiste complet sa musique dépasse rapidement les frontières du R&B. «Ghetto Compositeur» sorti en 2006 son deuxième opus est un succès d’estime qu’il défend sur scène durant une longue tournée. Cela va même l’emmener jusqu’en Afrique, où fier de sa double culture il profite rencontrer et travailler avec des prestigieux artistes africains comme Lokua Kanza, Papa Wemba ou Mory Kante. Singuila, toujours actif met également sa plume efficace au service de voix féminines du R&B français. Il écrit notamment le hit «Je veux que tu me mentes » de Lynnsha, «Seul » pour les Déesses et surtout « Il avait des mots » (plus de neuf semaines numéro un de l’airplay) pour la révélation du R&B Sheryfa Luna.

Singuila qui aime dire avec modestie : « J’ai la chance d’avoir un public qui m’attend» peut être sûr de retrouver ce public acquis à sa cause à Ouagadougou

Vision d’Or Burkina 2009 : les finalistes sont connus

Le concours d’orchestres chrétiens initié par VISION D’OR en 2008 en Côte d’Ivoire. En 2009 il se tient simultanément au Bénin, au Togo, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. Les éliminatoires ont eu lieu les 29 et 30 août au CENASA et a finale nationale est prévue pour le 12 septembre à la Maison du Peuple.

Les samedi 29 et dimanche 30 août derniers au CENASA se sont tenues les phases éliminatoires des victoires de la musique chrétienne, « Vision d’Or » 2009. Des 7 groupes présents au tirage au sort, finalement 5 ont participé à la compétition. Il est 20 heures ce samedi quand Brice Anoh, présentateur attitré du concours apparaît sur le podium. Après la prière d’ouverture dite par le Pasteur Congo et les différentes interventions, place est faite aux artistes.

Les groupes « Les fleurs de l’Eternel » et « Les Psalmistes » samedi ainsi que « Mission », « Bon Berger » et « Genèse » le dimanche ont chacun sorti des arguments plus solides les uns que les autres pour convaincre le public et les jurés. Les instrumentistes, malgré leur jeune âge, ont démontré leur savoir faire à travers des orchestrations bien maîtrisées. Ils ont donné des spectacles dignes d’orchestres professionnels. Il faut signaler que ce spectacle du samedi prévu pour débuter à 18 heures a été retardé par le manque de professionnalisme des organisateurs d’un autre événement qui ont occupé la salle au-delà de la tranche horaire à eux accordée. Mais cela n’a entravé en rien le moral du chaud public acquis à la cause de ce concours. La soirée du dimanche était électrique parce qu’elle mettait 3 groupes en compétition devant une salle remplie de spectateurs surchauffés.

Les jeunes instrumentistes et chanteurs se sont donnés à fond pour avoir les faveurs du public et des jurés. Le public, durant ces deux soirées éliminatoires, ne s’est pas fait prier pour participer à la fête. On peut même dire qu’il a aimé, vu les acclamations soutenues qui ont fait vibrer la salle tout le temps des prestations. Cela augure d’une belle finale ce 12 septembre 2009 à la Maison du Peuple en présence des initiateurs venus d’Abidjan et de certains chantres de rang mondial, sous le Haut patronage de Son Excellence Tertus Zongo, Premier ministre de la République.

Le jeune chantre Philippe Dianda et Dj Alexis, le Dj chrétien ont eux aussi participé à la beauté de la soirée en animant la salle pendant que le jury se retirait pour délibérer. Il faut rappeler que le premier de la compétition organisée au Burkina par Radio Jam Ouaga à travers on promoteur le Révérend MC Claver Yaméogo se rendra à Abidjan au mois de décembre de cette année même où il se mesurera aux premiers du Bénin du Togo et de la Côte d’Ivoire.

Liste des qualifiés

Samedi :

1er Les fleurs de l’Eternel 14,90 pts
2ème Les Psalmistes 13,71


Dimanche :

1er Genèse 13,15
2ème Bons Bergers 12

mercredi 20 mai 2009

Festival Rock à Ouaga 2009 : de l'électricité en perspective

L'association « Rock à Ouaga » a animé ce jeudi 14 mai une conférence de presse au jardin de la musique Reemdoogo. A l'ordre du jour la troisième édition de ce festival qui fait la part belle aux musiques rock, blues et rythm'blues.

Du 22 au 23 mai 2009 la scène du Reemdoogo accueillera huit formations artistiques qui viendront adapter leur répertoire au style rock dans le cadre de la troisième édition de « Rock à Ouaga ». De la Djongo musique de Bil Aka Kora au reggae root de Lennox Lindsay en passant par le « Dagbeat » de Eugène Kounker, ce sera l'occasion de démontrer le caractère non intangible des frontières entre les musiques. Aussi à l'affiche de cette édition des noms moins connus mais certainement pas moins talentueux. Ce sont entre autre Kontomé de Bobo-Dioulasso ou Mouma Bob du Niger. De jeunes formations à l'instar de « Ilo », groupe de musiciens du lycée Saint-Exupéry et « Biga B Volution », auront par ailleurs l'occasion de s'illustrer. A noter que le groupe Biga B Volution a été créée par le festival l'année dernière. Belle preuve de la volonté des organisateurs qui montre que leur action va au delà d'une rencontre annuelle de deux jours.

La soirée rock initiée par le groupe Largués sous latérites en 2007, après l'engouement suscité au sein du public ouagalais, a grandi pour atteindre aujourd'hui l'envergure d'un festival. Après l'édition 2008 qui a vu s'accroître le nombre des festivaliers, les organisateurs ont rebeloté pour une troisième édition. « Le rock c'est l'énergie », dixit Hubert Muszynski président de l'association « Rock à Ouaga ».

L'innovation de "Rock à ouaga" 2009 est sans conteste le village du festival autour du concept des apéros rock. Pour l'occasion, l'espace bar du jardin de la musique sera investi par des plasticiens qui feront des performances live. A travers ces apéros rock le staff organisationnel ambitionne de créer un cadre convivial où se côtoieront exposition photo, projections vidéo, cuisine exotique et sonorités rock.

Waga woman on the floor 2009: Le Zinda triomphe

« Waga woman on the floor » est une compétition de danse hip hop qui met face à face des filles des lycées et collèges de la ville Ouagadougou. Après deux mois de résidence, la première édition du concours a connu son dénouement le samedi 16 mai 2009 dans la salle du Grand Méliès du Centre Culturel Français.

Ce samedi 16 2009 c’est un public essentiellement scolaire qui a pris d’assaut le Grand Méliès. Les milieux hip hop sont, de façon générale, dominés par les hommes. Ces derniers, pour s'imposer, s'affrontent dans des clashs dont la violence force la marginalisation des filles. A travers « Waga woman on the floor », des lycéennes de Ouagadougou viennent signaler leur présence. Elles se disent prêtes à se battre pour leur espace dans un univers étiqueté, à tort ou à raison, matcho.

Piloté par le collectif Konkret 53, la compétition a suscité un bel engouement auprès des lycéens venus nombreux soutenir chacun son établissement. Les collèges de Lasalle, Saint-Exupéry, Marguerite Yourcenar, Lavigerie et le noble Zinda étaient en lice pour décrocher le premier prix. Face à un jury composé de chorégraphes, de danseurs et de rappeurs les filles ont donné tout ce qu'elles avaient dans les tripes. Aux termes hostilités, c'est le lycée Philippe Zinda Kaboré qui a empoché le premier prix composé d'une enveloppe de 150.000FCFA, d'une chorégraphie pour le prochain clip du rappeur El Primo et d'un abonnement d'une année à la bibliothèque du Centre Culturel Français. Le second prix, 80.000FCFA, est revenu au lycée Saint-Exupéry. Mais aux dires des organisateurs aucun groupe n'a démérité. Rendez-vous a été prix en 2010 pour une autre édition.

mardi 5 mai 2009

Tcheka ferme Jazz à Ouaga 2009

Par David Sanon

Jazz Performance 2009 : Les lauréats sont connus

Le samedi 2 mai l’édition de Jazz Performance 2009 a connu son dénouement. Le Jury composé de 3 musiciens de haut niveau que sont Anita Freeman, Désiré Traoré et Oger Kaboré a désigné les trois groupes les plus méritants. Les 3 trophées, c’est-à-dire l’or celui l’argent et le bronze ont trouvé preneur.

Le premier, Burkina Star a reçu un chèque de 700 000 FCFA. Eudoxie qui vient juste de mettre son premier album sur le marché s’en tire avec 400 000 FCFA pour sa deuxième place. Le groupe Kotomè de Bobo-Dioulasso ferme la marche du trio en empochant la somme de 200 000 FCFA.

Après la première édition très appréciée en 2008, l’association Jazz à Ouaga a remis la compétition cette année. Contrairement à la première édition où des groupes créer par des requins locaux avaient étouffé les jeunes, on peut véritablement dire que le concours entre dans sa véritable mission qui est de promouvoir de nouveaux talents.

Jazz-hop : un coup de maître

Le vendredi 1er mai, au Jardin de la Musique Reemdoogo, le public de Jazz à Ouaga a découvert avec beaucoup de plaisir l’innovation de l’édition 2009, le Jazz-Hop. Le jazz est une musique très ouverte à aux autres courants. Cela a inspiré aux organisateurs ce projet qui a regroupé le hip hop et le jazz pour une fusion inédit. Les résultats de la collaboration entre Smockey, artiste rappeur et le groupe Toumboundé, lauréat du concours Jazz Performance 2008, ont été plus que concluants! Pour un coup d’essai ce fut un véritable coup de maître. Sur les notes de saxo, trompette, flûte, clarinette, calimba, piano et batterie Smockey a posé ses mots incisifs, touchant la cible à tous les coups.

C’est à un concert plein de dénonciations et de revendications, aux allures de meeting qu’a assisté le public du. Cela a permis de rester dans l’ambiance de la fête du travail. Les refrains repris en chœurs, et la disponibilité de certains spectateurs à aller reprendre les refrains dans le micro tendu par Smockey témoignent de l’adhésion du public à ce spectacle de haut niveau. Cette expérience est à saluer et mérite d’être renouvelée afin de permettre aux artistes de montrer les talents insoupçonnés qui sommeillent en eux.


Jazz à Ouaga 2009 : Trio ivoire met le feu

Ce samedi 2 mai l’Allemand Hans Lüdemann au piano et l’Ivoiro-malien Burkinabé Ali Keïta au balafon et sanza ont donné une leçon d’interculturalité lors de la soirée de clôture de Jazz à Ouaga 2009. A travers des titres comme « Turning notes » et « Electric piano » ils font cohabiter le piano et le balafond, donc l’Afrique et l’Europe à travers une harmonie dont eux seuls ont le secret. Dans le morceau intitulé « Schwarz in weiss » Hans joue les notes pentatonique du balafon tandis que Ali joue les notes chromatiques qui manquent à son instrument. Un véritable travail de recherche musicale mené avec passion par deux artistes qui se respectent mutuellement.
La salle connaître une chaleur particulière quand ils feront appel à l’excellent guitariste et batteur burkinabé Wendlaviim Zabsonré. Le miracle comme l’a dit Hans Lüdemann c’est qu’il y’a dix ans, Wendlaviim, encore tout petit, a été son stagiaire lors de son passage à Ouagadougou. Aujourd’hui il a grandit et musicalement c’est du costaud. Malgré le bref temps de répétition, Wendlaviim a montré l’étendu de son talent et de sa maîtrise instrumentale.

Ces musiciens nous montrent que la musique, pour ceux qui la connaissent, ne peut pas être confinée à l’intérieur de quelques frontières que ce soit.


Tcheka ferme Jazz à Ouaga 2009

C’est à Tcheka, artiste musicien capverdien et lauréat du Prix Découverte RFI 2005 qu’est revenu l’honneur de fermer les portes de la 17ème édition de Jazz à Ouaga ce samedi 2 mai 2009. Accompagné d’une basse et d’une batterie, Tcheka, sa guitare acoustique en bandoulière a séduit le nombreux public de la dernière soirée de clôture avec ses belles notes empreintes de nostalgie. Les 3 messieurs ont été très convaincants en faisant étalage d’une maîtrise instrumentale impressionnante. A travers un genre musical assez original, il chante la vie de tous les jours avec une voix pénétrante et captivante.

Formation à l’Institut Goethe

Les 29 et 30 avril 2009 l’Institut Goethe a organisé une session de formation dénommée « La fin de la contenance » au bénéfice des administrateurs du théâtre dans ses locaux à Ouagadougou. La formation assurée par Rolf C. Hemke, dramaturge allemand qui porte aussi les casquettes de journaliste, administrateur du « Théâtre du Rhur » et de programmateur du festival « Theaterlandschaften ». Elle a regroupé des administrateurs de compagnies, des artistes comédiens, des metteurs en scène, des communicateurs et directeurs de festival Burkinabé, Nigérien, Ivoirien et Togolais.

Les deux jours d’échanges ont permis d’aborder les questions juridiques, les contrats, les relations publiques et le marketing international du théâtre. Selon Peter Stepan, Directeur du Bureau de liaison cette formation permettra d’outiller les participants qui très souvent ont, soit du mal à vendre leur création, soit sont floués dans les contrats signés à l’international. Les participants à travers la voix de Issa Sinaré de la compagnie Marbayassa ont dit toute leur satisfaction à la fin de la formation et ont souhaité que de telles initiatives se renouvellent pour le bien être du théâtre burkinabé.


Victor Démé prophète au Faso


Le samedi 4 avril 2009 la salle du Grand Méliès a refusé du monde. Toute cette foule venait à la rencontre de Victor Démé. En effet, la meilleure vente FNAC, artiste très adulé en Europe où il a donné de nombreux spectacles en 2008, restait inconnu des mélomanes burkinabé. Ce monsieur au talent immense très présent dans la presse internationale a pu enfin rencontrer les siens à la faveur de sa tournée dans les CCF.

L’exceptionnel public de cette soirée a d’abord eu droit à 3 titres joués par les frères Diabaté et 3 autres par les frères Diarra, les deux familles dont sont issues les musiciens qui accompagne Démé. C’est ensuite que Victor apparaît sur scène pour jouer 12 titres consacrés en majorité à la femme en tant que mère, sœur et épouse ainsi qu’à l’enfance. Démé à la frêle silhouette est un grand défenseur des personnes vulnérables, lui à qui la vie n’a pas fait de cadeau.

De sa trentenaire de carrière qui d’où il a absorbé tous les courants musicaux, il a sortie cette fusion des genres qui fédère toutes les oreilles connaisseuses de bonne musique.
Ce concert restera longtemps gravé dans les mémoires. Le nombreux public après avoir rappelé deux fois l’artiste sur scène est resté scotché dans la salle à la fin du spectacle. Après avoir partagé autant d’émotion, on comprend qu’il ait de la peine à s’en aller.

Et dire que Victor Saïbou Démé était jusque là inconnu dans son pays !!!


Ouagadougou sous la déferlante Djongo

Le vendredi 27 mars et le vendredi 3 et samedi 4 avril 2009, la ville de Ouaga a vécu au rythme de la « Djongo musique ». Trois concerts live de très belle facture. L’album « Yaaba » de Bil Aka Kora a, une semaine durant surplombé l’actualité culturelle de la capitale.

Bil et le Djongo System ont confirmé sur scène la qualité du travail abattu quatre années durant. Orchestration parfaite, jeu de scène maîtrisé et complicité contagieuse sont les arguments auxquels les mélomanes qui ont suivi les 3 spectacles ont été soumis. Ils ont été convaincus vu l’ambiance chaude imprimée à chaque spectacle.

Ablo Zon à la batterie, Serges Coulibaly à la basse, Elvis et Alampoa aux percus, Ben Hugo par les doigts de qui transparaît le plus la touche de Ray Lema à cet album, Charlotte aux chœurs sont envoûtants. Surtout Sébastien Bélem dit « Petit piment » qui, en l’absence du violon a mis tout le monde d’accord en jouant les notes de fort belle manière avec sa guitare électrique.

Ce groupe est mûr pour la scène internationale. Vivement qu’il y atterrit le plus tôt possible pour partager avec les mélomanes d’ailleurs ce qui se passe de bien au Faso.