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Blog d'information générale sur l'actualité au Burkina Faso

mardi 25 janvier 2011

Dialogues de corps 2010 : La formation au centre des préoccupations

Du 6 au 18 décembre 2010, Ouagadougou a abrité la 8ème édition du festival de dance contemporaine « Dialogues de corps » au Centre culturel français, (CCF), au Carrefour international de théâtre de Ouagadougou (CITO) au Remdoogo, et Centre de développement Chorégraphique la termitière CDC-la Termitière. Par David SANON

La cérémonie officielle d’ouverture a eu lieu le 13 décembre au CDC. L’affluence constatée ce soir là, laisse entrevoir un avenir radieux pour la dance contemporaine dans notre pays si de telles initiatives sont soutenues afin de donner plus d’entrain à ceux qui se battent déjà sur le terrain. Venus du Mali, du Togo, du Bénin, des Etats Unis, de la France, etc… les artistes ont rivalisé d’ardeur à travers des performances de haut niveau. Avec au programme des formations, exposition, café-concerts, le festival a tenus toutes ses promesses malgré la faiblesse des moyens financiers. Salia Sanou, Seydou Boro et leur équipe ont tenu à rendre hommage à travers cette édition, aux artistes burkinabè tels Sotigui Kouyaté, Amadou Bourou, Mahama Konaté, Djata, Hubert Kagambega ainsi que la chargée de mission du CDC Odile Nacoulim qui nous ont quitté au cours de l’année 2010.

Ce sont des créations de haut niveau avec des performances d’artistes totalement acquis à leur art que le public à pu déguster. Il s’est agit de présenter le fruit des travaux effectuer par les formateur Germana CIVERA et Herman DIEPHUIS tous deux Français, Nicholas LEICHTER (USA), Salia SANOU et Ousséni SAKO à travers des spectacles de restitution. Les plateaux découvertes qui donnaient un aperçu du savoir faire des jeunes chorégraphes ont aussi été des moments de fortes émotions. Et enfin, les créations de chorégraphes professionnels Salia Sanou dans « Dambé », Herman DIEPHUIS dans « Dalila et Samson », Irène TASSEMBEDO «Allah Garibou » et Seydou Boro dans « Le concert d’un homme décousu » ont constitué la cerise sur le gâteau. Sur plus d’une dizaine de spectacles donc, le public a pu se faire faire une idée du niveau de la danse contemporaine au Burkina Faso.

La Compagnie Salia ni Seydou se bat maintenant depuis plusieurs années pour tenir ce festival dont le rayonnement indéniable vaut des lauriers au Burkina Faso. Pour la pérennité de ce rendez-vous, il est temps qu’une mobilisation se fasse autour. Avec leurs partenaires, ils n’ont pu réunir que 10 000 Euros pour l’édition 2010. On imagine donc la gymnastique intellectuelle qu’ils ont menée pour que le festival soit effectif. Un soutien plus conséquent permettrait à ces artistes de talents de se consacrer à la création. C’est d’ailleurs sur ce volet que nous les attendons.

Des muses dans la poubelle

Le vendredi 7 janvier 2011, le CCF Georges Méliès, désormais Institut Français du Burkina Faso, a offert au public un spectacle de l’artiste plasticien Sahab Koanda. Le roi de la récupération ou roi des poubelles a présenté sa nouvelle œuvre, « Lion de la Savane KS », une voiture réalisée avec des objets usagés récupérés dans les poubelles. Par David SANON

C’est en effet par cette soirée originale que le CCF Georges Méliès, désormais Institut Français du Burkina Faso a commencé ces activité de l’année 2011 ce vendredi 7 janvier. Avant la présentation du « Lion de la Savane KS », c’est à un café concert inédit que le public a assisté. Sur la scène de la Cafet du CCF, un orchestre unique, composé de jerricanes, réservoir de motos et cyclomoteurs, marmites, bidons plastiques de 50 litres, cuvettes de lavabo, guidons de vélos, fûts métalliques, plateau, morceaux de tôle, arrosoirs, enjoliveurs de voiture, foyers à gaz…bref, une véritable poubelle en sommes puisque la plupart de ces objets viennent des décharges. Tout cela suspendu à des poteaux métalliques par de grosses chaines. La batterie est composée des guidons de vélo soudés à une cuvette de lavabo adossée à un tronc d’arbre. Des réservoirs de moto servant de caisses sont accrochés aux guidons. Une kora, dont une tranche de barrique constitue la caisse de résonnance, trône également sur la scène.
Tout cela demeure curiosité jusqu’à ce que six talentueux percussionnistes prennent place derrière Saha Koanda. Les titres s’enchainent et on en arrive à oublier qu’au départ, aucun de ces objets n’étaient destiné à se trouver sur une scène de musique. Mais le talent des musiciens arrive à faire le lien. On bouge au son du « salou » et du « warba », deux rythmes bien d’ici. Ce sont des morceaux très dansants. On se croirait même parfois dans les rues de Baya ou de Rio avec ce sympathique son métallique qui surplombe celui sourd des grosses barriques. A la fin de ce spectacle, nombreux sont ceux qui ont reconnu qu’ils étaient sceptiques au départ. Mais la suite de la soirée leur a donné tort et c’est finalement un public satisfait qui a découvert « Lion de la Savane KS » du surprenant créateur Sahab Koanda qui a su faire descendre les muses à la poubelle pour donner vie à des objets qu’on croyait perdus à jamais. N’est-ce pas qu’avec Sahab tout se transforme ?

vendredi 7 janvier 2011

Centre Culturel Burkinabè : Exposition « Autour du serpent de Séguénéga »

Par David SANON
Du 15 décembre 2010 et ce jusqu’au 15 janvier 2011 se tient au Centre Culturel Burkinabè CCB, une exposition de tableaux réalisés par les écoliers de l’école primaire de Goumbré. Situé à 10 km à l’est de Séguénéga, ce village travaille en bonne intelligence avec l’ASBL belge « Afrique en cœur » pour le bien être des écoliers.

Les 16 tableaux réalisés par des gamins de 8 à 14 ans, principalement avec du papier, du cuir et de la cotonnade sur le thème « Autour du serpent de Séguénéga » sont très beaux et pleins d’imaginations. L’association « Afrique en cœur », représentée par Marianne Blairon, Hugues Wilquin et Bernard Descamps, mène ce combat depuis une dizaine d’années maintenant. Cette amitié née lors de la visite d’une délégation du Lycée Yadéga de Ouahigouya en Belgique entre le bibliothécaire du Lycée originaire de Goumbré et un professeur Belge a beaucoup profité au village.

En effet, chaque année, de tels travaux sont menés et la vente des productions des élèves en Belgique est totalement restituée pour contribuer à construire des logements pour les maitres, ravitailler la cantine scolaire en vivres etc. Cela maintient de nombreux élèves qui auraient abandonné leurs études par manque de nourriture. Cette contribution de « Afrique en cœur » qui amène les élèves à participer à la prise en charge de leur formation est salutaire à plus d’un titre. En plus de cela, les différentes formations peuvent faire naitre des vocations pour ces jeunes enfants.

Ce qui n’est pas négligeable au moment où notre système éducatif se veut plus adapté à nos réalités. Le serpent sacré de Séguénéga que les populations considèrent comme un protecteur, est très présent dans leur quotidien. C’est ce qui explique le choix du thème.

Encadrés par la teinturière Denise Ouédraogo officiant au Centre national d’artisanat d’art (CNAA), ils ont pu réaliser des toiles selon la technique du bogolan. Quant à Issa Ouédraogo bronzier également au CNAA, il leur inculque la technique de la cire perdue. Jusqu’au 15 janvier 2011, vous pourrez voir les belles réalisations de ces jeunes enfants au Centre Culturel Burkinabè au quartier Gounghin non loin du Lycée Mixte de Gounghin.

dimanche 10 octobre 2010

“WAGA HIP HOP 10 SERA 100% CONCERTS”

Arborant son éternelle casquette il apporte les dernières retouches nécessaires pour que tout soit parfait le jour J. Fondateur de la structure Umané Culture, directeur artistique du festival international des cultures urbaines Waga Hip Hop et du Salon de la musique africaine « SagaMusik », Ali Diallo, puisque c’est de lui qu’il s’agit a rendez-vous avec les mélomanes dans quelques jours. "L'agitateur culturel" (Continental N°33, déc 2004) est en ce moment surbooké. Entre mailing et coup de fils, nous lui avons arraché quelques mots concernant les grands rendez-vous culturels qu’il concocte pour le dernier trimestre de l’année 2010.
L’ESSENTIEL DU FASO : Bonjour M. Ali Diallo. Quelle est l’actualité de Umané Culture ?
Ali Diallo : Actuellement on prépare le festival Waga Hip Hop qui se tiendra dans quelques jours. Ce sera du 11 au 16 octobre 2010. Nous sommes sur les préparatifs, l’accueil des festivaliers et des groupes et en même temps nous préparons aussi le salon de la musique africaine « Saga Music » qui, cette année, est prévu du 2 au 5 décembre. Parallèlement nous sommes sur le « Festival Waga Hip Hop à Paris » pour le 17 décembre. Nous étions aussi sur un projet de création intitulé « Salina » avec Sotigui Kouyaté depuis trois ans. C’était vraiment son dernier projet qui regroupe des comédiens maliens, togolais, français et burkinabè et qu’il avait eu envi de monter ici en Afrique. Malheureusement il est décédé le 17 avril de cette année et le projet est repris par sa femme Esther Siraba Kouyaté qui vient de la France pour le spectacle et nous serons en résidence du 20 septembre au 15 novembre. Le spectacle sera donc vu dans le cadre des Récréatrâles en mi-novembre. Donc un peu ce que nous faisons à Umané, nous sommes sur plusieurs projets en même temps.
L’ESSENTIEL DU FASO : Sur quelques éditions le festival a fait une ouverture sur d’autres genres musicaux. Cette année la programmation est 100% hip hop. Pourquoi une telle programmation ?
Ali Diallo : La programmation s’explique par le simple fait qu’on a de moins en moins d’argent. Au niveau des subventions que nous avons l’habitude de recevoir il ya diminution chaque année alors qu’au niveau local ici on n’a pas de sponsoring. Donc à un moment on est obligé de réduire la programmation. A u tout début on avait au moins une dizaine de formations par édition, des rencontres professionnelles, des expositions, des résidence de création et donc cette année on est obligé de laisser tomber un peu toutes ces activités et garder uniquement la programmation 100% concert. On fera le clash party qui est le concours de clash, le concours de Battle dance et aussi le concours de slam qu’on aimerait reconduire. Nous étions obligés de supprimer certaines de nos activités.
L’ESSENTIEL DU FASO : Après dix ans le festival a quand acquis une certaine crédibilité. Qu’est-ce explique cette rareté de fonds ?
Ali Diallo : Tout à fait. Au niveau des subventions, il faut dire que nos partenaires traditionnels connaissent eux aussi une diminution de budgets. Ils sont obligés de revoir à la baisse les subventions qu’ils font aux structures qui organisent des festivals ou sur d’autres projets. Maintenant il faut dire que vu le nombre d’années que le festival existe, on aurait dû avoir quand même des sponsors au niveau local. Mais c’est tout un problème pour obtenir du sponsoring. Le véritable problème à mon sens c’est qu’on n’a pas cette culture du sponsoring au niveau du Burkina. Quand les gens te donnent un ou deux millions, ils pensent que ça va dans ta poche. Il y a comme une mauvaise volonté chez les responsables des sociétés qui peuvent soutenir un événement comme Waga Hip Hop mais qui ne le font pas. C’est bien dommage.
L’ESSENTIEL DU FASO : Quelle sera la spécificité de cette dixième édition ?
Ali Diallo : D’abord au niveau de la programmation nous allons faire trois jours de concerts avec une première date qui va se dérouler au Centre culturel américain avec des groupes tels Acacias roots du Cap Vert, Djéliba du Togo et le rappeur M.A.M de la Suisse. Ces groupe vont jouer là-bas avec en plus d’un concours de danse et de slam. En ce qui concerne la 2ème soirée au Centre culturel français, nous avons un concert avec Didier Awadi avec son album « Présidents d’Afrique », le groupe Yeelen, Billy Billy de la Côte d’Ivoire et Nanette du Gabon. Donc c’est une soirée « Président d’Afrique » parce que c’est un concept qu’Awadi a créé depuis un certain temps et l’album vient de sortir et nous avons jugé important de montrer ce boulot au niveau de Ouaga. La dernière soirée c’est-à-dire le samedi 16 octobre, nous avons une programmation de Positive Black Soul, donc le grand retour de Positive Black Soul avec Didier Awadi et Doug E Tee et toute la formation PBS. Ils se sont retrouvés ici il y a quelques années et depuis ils ont développé des projets ensemble. Ils ont donné des spectacles en 2009 dans le cadre des 20 ans de l’anniversaire de la naissance du groupe et viennent ici avant leur sortie internationale. Nous avons aussi Daaraj Family, Toofan du Togo et Faso Kombat tout cela pour la date du 16 octobre.
L’ESSENTIEL DU FASO : Vous avez parlé entre temps de Waga Hip Hop à Paris. De quoi s’agit-il au juste ?
Ali Diallo : En fait nous essayons d’exporter le festival Waga Hip Hop à l’international parce que c’est un festival beaucoup connu hors du continent. Nous avons donc eu des partenaires qui nous ont sollicités pour organiser Waga Hip Hop à Paris. Depuis bientôt deux ans nous préparons cela. Il était prévu de faire une première édition à Paris et à Bruxelles mais comme c’est la première fois nous ferons une édition réduite, c’est-à-dire une date avec des artistes comme Movaizhaleine et Baponga du Gabon, Négrissime du Cameroun, Toofan et Djanta Kan du Togo et Kikla Fassassi du Mali et un groupe burkinabè qu’on n’a pas encore choisi.
L’ESSENTIEL DU FASO : Vous avez entre temps évoqué aussi Saga Musik. A quoi les mélomanes doivent-ils s’attendre cette année ?
Ali Diallo : Saga Musik n’est pas un festival, c’est plutôt un marché de la musique avec des stands d’exposition qui accueillent des professionnelles de la musique ainsi que des visiteurs professionnels et amateurs. Ensuite nous avons des showcases tous les soirs au niveau de la scène du Grand Méliès qui accueille des artistes confirmés connus ou moins connus au Burkina pour montrer aux professionnels qui viennent pour acheter la musique de voir de quoi ils sont capables sur scène. Après nous avons des cafés-concerts qui ont lieu à la cafet du CCF. Cette année nous avons un petit plus parce que nous faisons un concours de « découverte nouveaux talents » avec Etienne Minoungou qui met un prix pour produire un jeune artiste qui fait du live. Il y a aussi la remise des disques d’or qui a lieu depuis l’année dernière et qui sera donnée à l’artiste qui a les meilleures ventes au niveau du Burkina Faso.
L’ESSENTIEL DU FASO : Quelles sont justement les retombées du classement 2009 de NTV au Etats Unis qui classait Waga Hip Hop parmi les dix meilleurs festivals de musique au monde ?
Ali Diallo : C’est d’abord un honneur pour nous d’être parmi les 10 meilleurs festivals du monde choisis par NTV. Après y a une communication au niveau des médias et sur internet qui a permis à notre festival de mieux se faire connaitre en Europe et aux Etats Unis et nous voyons tous les jours sur notre site internet que le nombre de visites augmente dans ces régions du monde. De plus en plus de groupe nous contactent également pour venir jouer au festival. C’est donc une bonne chose pour nous sans compter les professionnels qui ont envi aussi de venir au festival. Les retombées sont quand même énormes.
L’ESSENTIEL DU FASO : Umané Culture organise des événements qui sont quand même majeurs dans le paysage culturel burkinabè. Comment faites-vous pour toujours répondre présent ?
Ali Diallo : Je dirai que nous vivons de ça. Donc nous sommes obligés de bouger, de trouver des fonds en dehors du Burkina pour pouvoir organiser ces différents événements que nous avons chaque année. C’est vrai qu’au niveau du Burkina nous n’avons presque pas de soutien financier mais il faut reconnaitre un grand soutien moral de certaines institutions et de personnes ici. Ne serait-ce même que d’avoir un lieu pour le faire. Même si ce n’est pas de l’argent c’est déjà beaucoup. Car quand on prend l’apport du Centre Culturel Français et qu’on valorise c’est très important. Si on devait payer ça ferait beaucoup d’argent. D’autres personnes aussi autour de nous comme nos amis nous soutiennent aussi. Le reste du temps on parcourt le monde pour essayer de trouver d’autres partenaires pour essayer de faire avancer les projets d’Umané Culture. C’est d’ailleurs pour cela que c’est important pour nous d’organiser Waga Hip Hop à Paris et ensuite pouvoir le faire l’année prochaine en plus de Bruxelles, New York et même au niveau du Canada parce que nous avons aussi des partenaires dans ces différents pays intéressés par le festival. C’est peut être un jour Waga Hip Hop hors du Burkina qui pourra faire vivre l’activité ici. Une chose est sure, c’est qu’on ne peut pas continuer de compter sur les subventions surtout d’année en année on a de moins en moins d’argent.
L’ESSENTIEL DU FASO : Votre mot de la fin ?
Ali Diallo : Déjà notre programmation de cette année est très bonne et il faudrait que le public vienne nous soutenir. Surtout avec le retour de PBS au grand complet, avec le nouvel album de Daaraj qui je pense est l’un des meilleurs albums de leur carrière, sans compter les artistes comme Billy Billy qui n’a pas encore eu l’occasion de faire un spectacle ici au Burkina de Toofan aussi. Nous avons une programmation assez intéressante surtout que nous avons voulu donner au public burkinabè et autres festivaliers des programmations avec des artistes qui peuvent drainer, chacun, au moins 500 spectateurs. C’est aussi une nouvelle politique qui consiste à programmer des artistes que le public burkinabè n’a pas toujours l’occasion de voir.

lundi 21 juin 2010

Eric Beba, le Burkinabè qui marche chez l'oncle Sam

Il es Burkinabè. Il vit aux Etats Unis et se sent investi d'une mission envers son peuple, le peuple africain. Il marche pour que la dignité soit la chose la mieux partagée. Voici son message.

Cela m'oblige à dédicacer cette vie pour un changement profond en Afrique. J'ai décidé d'entreprendre cette longue marche jusqu'a Oprah Winfrey dans la ville de Chicago afin de lui demander de continuer ses bonnes œuvres au profit de mon continent. Je vais lui demander de contribuer au développement des secteurs agricoles et éducatifs de mon pays, le Burkina Faso aussi bien que les autres pays frères d’Afrique. Mon second objectif est d'inciter mes frères africains à investir a travers des Organisations non Gouvernementales au profit des mêmes secteurs, au lieu de laisser le sort de leur continent aux gouvernants qui passent leur temps a mendier sans fin. Le continent a besoin de peuples dévoués et convaincus et non des aides financières car son sous sol est déjà immensément riche. Nous ne les utilisons pas dans le bon sens. Cette marche qui a débute le 7 juin s’étalera durant deux mois et demi avec le soutien de tous (Américains, africains, hommes de medias) je soumettrai des requêtes aux pouvoirs locaux américains durant tout mon parcours. Que Oprah m'accepte ou non a son show, je suis convaincu que ma mission sera accomplie.
J'attends vos remarques et suggestions pour l'aboutissement de cette marche de l'espoir.

Respectueusement Eric Beba

En Collaboration du Club de Réflexion de la Diaspora Burkinabè

samedi 6 mars 2010

Idak revient avec « Zato »


Depuis le vendredi 26 février, les mélomanes burkinabés ont à leur portée le nouvel album d’Idak Bassavé intitulé "Zato", en lielé "notre monde d’aujourd’hui". Désormais coachée par Ablo, l’artiste propose un opus qui touche à plusieurs rythmes du terroir. L’album de dix titres, chanté en français, mooré, bissa, parle de la paix, l’Afrique, l’entente au foyer, l’amour, l’union des Burkinabè, Dieu.
Ce sont Zakaria Mamboué, Sam Etienne Zongo et Seydou Sangaré tous arrangeurs confirmés et Idak elle-même qui ont concocté le produit. Idak a beaucoup d’ambition pour cet album et elle a pris de nombreux contacts à travers le continent pour le promouvoir.

Mariah Bissongo : une voix qui s’impose

Le mercredi 17 février 2010, le Jardin de la musique Reemdogo a servi, à partir de 18 heures, de cadre de lancement de « Boudou », le premier album de l’artiste-musicienne Mariah Bissongo.
C’est désormais officiel. C’est sous forme d’un concert live ce 17 février que Mariah Bisssongo a présenté le premier album de sa carrière à la presse devant sa famille et de nombreux amis venus la soutenir. Intitulé « Boudou », cet opus de 10 titres chantés en Fioula, Français, Mooré et Gulmcema, est un vrai régal. Elle est née dans un environnement favorable à l’expression musicale (fille de l’Empereur Bissongo donc sœur de Bebey). Arrivée deuxième à la SNC 2008, Beni-wendé Mariétou Armelle Ouédraogo, de son vrai nom, a voulu se trouver sa propre voix. Ce n’est jamais évident d’être la fille d’une référence comme l’Empereur. D’ailleurs cette prestation du père dont on ne doute pas de la qualité aurait due être évitée. La jeune carrière de Mariah pourrait en souffrir.
Dotée d’une voix puissante et un timbre vocal assez très agréable, cette multilingue à la scène dans le sang. Cet album de variété permet à la jeune fille de naviguer sur tous les registres pour faire apprécier l’étendue de sa voix et de son talent. Cochée par Télesphor Bationo de Lotus Diffusion, cette choriste de l’orchestre national du Burkina et de la chorale de son église a su garder patience et attendre son heure. En effet, il lui a fallu cinq années de sacrifice pour travailler les différents titres qui composent l’album. Un album bien qui en plus des genres musicaux variés, traite aussi de thèmes très divers. Mariah parle simplement de la vie à travers des sujets sur l’avortement, la famille africaine, de l’amour en Jésus etc. La musique adoucit les mœurs et elle le montre bien avec "La go Djinogo", une chanson très dansante mais traitant de la cruauté de l’avortement. Cet album « Boudou » au-delà de son aspect musical est la matérialisation de l’espoir. Après autant d’années d’attente on peut dire que Mariah, pour son envi de proposer quelque chose de qualitatif, mérite le soutien de tous. Le titre « Vivre » où elle chante "hier petit, demain grand" illustre l’état d’esprit positif de cette artiste. L’habit ne fait pas le moine mais il y contribue a-t-on coutume de dire. Dans ce sens, le staff managérial de Mariah est interpellé sur le look qu’il va falloir lui trouver pour lui donner une particularité. L’album « Boudou » est disponible en CD et en K-7. Une nouvelle ambassadrice de notre musique est née, il faudra lui donner la chance de grandir.