mardi 6 janvier 2009.
Abdou Barry est berger à Bollé dans la commune rurale de Barsalogo. Moussa est lui aussi commerçant et originaire du même village. Moussa entretenait des relations coupables avec l’épouse de Abdou.
Mis au courant, Abdou mit en garde Moussa en vain. Aussi, un jour de marché, il le rejoignit sous son hangar. Moussa qui pensait qu’il venait acheter des produits ne fit pas attention et reçut des coups de bâton sur la tête ; ce qui lui occasionna une incapacité totale de travail de dix jours. Abdou a été condamné à payer 150 000 francs à Moussa et écopa de six mois de prison avec sursis.
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Il a aggravé son cas
Boureima Sawadogo est un habitué de la maison d’arrêt et de correction de Kaya. Cette fois, il y séjourne pour vol d’une bicyclette, de deux pantalons et de tentative de vol. Alors qu’il était à la barre le 31 décembre 2008 que le président du tribunal lui signifiait les chefs d’accusation, Boureima Sawadogo se débarassa de ses habits et se mit à rouler torse nu sur le sol, ce qui a conduit le tribunal à suspendre la séance. Son dossier a été renvoyé à une prochaine fois. En plus des faits à lui reprochés, il faudra désormais ajouter l’attentat à la pudeur.
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Il vole pour rechercher sa mère
Arouna Ouédraogo est berger à Boussouma. Il voit un vélo sous un hangar et s’en empare. Plus tard, il est pris. A la barre, il dira que n’ayant pas connu sa mère et ayant eu de ses nouvelles, il a cherché un vélo pour aller à sa recherche. C’est ainsi qu’il a pris le vélo qui ne lui appartenait pas. Or, selon les enquêtes de la gendarmerie, il est spécialisé dans le vol de volailles et de petits ruminants. Il a été condamné à trois mois de prison ferme.
Nabaloum Edouard est lui de Pissila. Il lie à Dori une amitié avec Gilbert Konseibo qui y faisait son service national de développement. Ainsi, il prend 62 500 francs pour acheter des moutons ; dès qu’il entra en possession de l’argent, Edouard prend la clé des champs. Gilbert se met à sa recherche et le trouve à Kaya. Pour abus de confiance, il séjournera en prison pendant six mois et devrait rembourser à Gilbert 62 500 francs.
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Un voleur téméraire
Abdoulaye Barry voit les chèvres de la vieille Mariam et les attrape. Ayant été vu, il dit que les chèvres lui ont été vendues par une autre femme. Cette dernière dira que les chèvres incriminées ne sont pas les siennes. Néanmoins, Barry persiste, retourne chez lui et revient habillé d’une tenue militaire. La victime ira déposer plainte et le voilà à la barre pour vol et port illégal d’une tenue militaire. Il s’en est sorti avec trois mois de prison ferme et la confiscation de l’uniforme.
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12 mois pour menace
Noraogo Sawadogo menace un jour son oncle Yabré Sawadogo . Ce dernier porte plainte et dans la perquisition on retrouve deux fusils détenus sans autorisation. Or, Noraogo avait déjà fait la prison pour vol d’un bœuf. Il s’en sort cette fois avec douze mois et les armes confisquées.
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Des SDF voleurs
Benjamin Sawadogo est originaire de Kongoussi et Rasmané Sana est lui de Pissila. Ils sont sans domicile fixe et s’adonnent au vol. Voilà que le 17 novembre, ils voient des sacs de mil et en soustraient deux. Ce qui les remit encore en prison pour 18 mois chacun.
Jacques NONGUIERMA, AIB/Kaya
Sidwaya
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Blog d'information générale sur l'actualité au Burkina Faso
mercredi 7 janvier 2009
PRETS AUX MINISTRES, PRESIDENTS D’INSTITUTIONS ET DEPUTES : Des centaines de millions de F CFA restent à recouvrer
mardi 6 janvier 2009.
Dans l’exécution de la loi de finances gestion 2004, l’Etat burkinabè a décidé d’octroyer des prêts aux ministres, aux présidents d’institutions et aux députés siégeants et non siégeants. Le motif avancé à l’époque pour justifier l’acte était de permettre à ceux-ci de s’équiper. Il a même été question de leur permettre de s’acheter des voitures. La Cour des comptes, en gardienne de la bonne gestion du denier public, s’est intéressée aux conditions d’octroi desdits prêts et à leur remboursement. Le constat fait par cette juridiction de contrôle, consigné dans son rapport public 2006, est que par exemple d’importantes sommes restent à recouvrer.
Le rapport 2006, ainsi que celui de 2007 de la Cour des comptes, se trouvent aujourd’hui dans le domaine public après leur remise au chef de l’Etat le 29 décembre 2008 par le premier président de cette institution supérieure de contrôle des finances publiques, Boureima Pierre Nébié. Le même jour, 3 autres présidents d’institutions ont remis leur rapport annuel d’activités au premier des Burkinabè. Il s’agit du président du Conseil économique et social (CES), Thomas Sanon ; de la présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC), Béatrice Damiba et du Médiateur du Faso, Amina Mousso Ouédraogo. C’est dans le rapport d’activités de l’année 2006 que la Cour des comptes s’est intéressée notamment aux prêts accordés par l’Etat aux ministres, aux présidents d’institutions de 1997 et 2003, et aux députés siégeants et non siégeants des 1res, 2e et 3e législatures soit respectivement en 1993, 1999 et 2002.
Concernant les prêts de 2003, l’institution supérieure de contrôle a fait un certain nombre de constats au cours de sa délibération du 28 mai 2008 en chambre de conseil. Lesdits constats, consignés dans le rapport 2006, sont le non remboursement des prêts par 2 ministres bénéficiaires des prêts malgré des lettres de rappel du ministre des Finances et du Budget, la minoration (diminution) du montant des précomptes des ministres ayant quitté le gouvernement avant le terme de leur mandat. Ce départ « prématuré » a eu pour conséquence le rallongement de leur échéancier de remboursement. Autres constats de la Cour concernant toujours les prêts de 2003 : la minoration de 50 000 F CFA des précomptes de 21 ministres et 1 président d’institution ramenant ceux-ci à 200 000 au lieu de 250 000 F CFA. De ce fait, sur 33 millions de F CFA à recouvrer entre novembre 2003 et avril 2004, seulement 26 400 000 F CFA ont pu l’être.
A la date de délibération de la Cour le 28 mai 2008, 6 600 000 F CFA étaient toujours manquants. Les fins limiers de la Cour ont également constaté une « réduction » de 70 000 F CFA sur les précomptes de 3 ministres qui ont été ainsi ramenés de 250 000 à 180 000 F CFA. Sur 6 500 000 F CFA à encaisser, ce sont 4 680 000 F CFA qui ont été recouvrés d’où un gap de 1 820 000 F CFA. L’institution supérieure a aussi jeté un coup d’œil sur les remboursements. Les états font ressortir, à propos des prêts de 2003, un remboursement de 112 962 294 F CFA à la date du 31 décembre 2004 pour un prêt global de 613 848 000 F CFA soit un reste à payer de 498 885 706 F CFA. Aussi un remboursement de 202 590 666 F CFA a-t-il été opéré pour un prêt d’un montant de 626 848 000 F CFA, soit un reste à payer de 409 257 334 F CFA, selon un état du 30 septembre 2005.
Des honorables également redevables
Outre les montants, la Cour des comptes a aussi regardé de près les contrats d’octroi pour voir si tout avait été fait dans les règles de l’art. A ce niveau, il a été constaté des manquements comme l’inexistence de visa du contrôle financier sur les contrats contrairement aux dispositions du régime financier, la non numérotation des contrats, la non mention de la date de début et de fin des précomptes, la non précision du montant à précompter mensuellement sur certains contrats. Le non respect du montant à précompter, la non précision du nombre total de précomptes, le non respect du délai de remboursement de 5 ans tel qu’édicté par les dispositions de l’article 4 de l’arrêté n°2003-0037/MFB/SG/DGT-CP du 31 janvier 2003.
Sur la base de ces irrégularités, les fins limiers ont recommandé la reprise des contrats de façon convenable avec toutes les mentions nécessaires et signés par le ministre en charge des Finances et du Budget, la soumission des contrats au visa du contrôle financier conformément à la réglementation en vigueur. Concernant les prêts accordés aux députés en 1997, la Cour relève dans son rapport 2006 que 343 483 490 F CFA ont été recouvrés à la date du 31 décembre 2004 sur un prêt total de 347 303 490 F CFA accordé, soit un reste à recouvrer de 3 820 000 F CFA. Sur 554 332 185 F CFA octroyés aux honorables de la 1re législature de la 4e république, 529 652 254 F CFA ont été recouvrés selon les états arrêtés au 31 décembre 2004. Ce qui donne un gap de 24 679 931 F CFA. Quant aux arriérés des honorables de la 2e législature, ils s’élèvent, selon un état arrêté au 30 septembre 2005, à 62 359 186 F CFA. Le montant des prêts octroyés à l’époque était de 1 190 841 930 F CFA et les recouvrements effectués à la même date du 30 septembre étaient de 1 128 382 744 F CFA.
Sur la somme de 171 millions de F CFA prêtée aux élus de la 3e législature, 138 798 407 F CFA ont été recouvrés et 32 201 593 F CFA le restaient à la date du 31 décembre 2004. Ici aussi les vérificateurs de la Cour des comptes ont constaté des manquements concernant surtout les prêts octroyés aux honorables de la 2e législature comme l’inexistence de dossier au niveau de la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique pour certains députés bénéficiaires de prêts bien que des précomptes aient été effectués en leur nom, la non signature de certains contrats de prêt par le ministre en charge des Finances, le non amortissement des prêts dans le délai de 5 ans conformément aux textes en vigueur, etc. Des recommandations comme la soumission des contrats pour régularisation au visa du contrôle financier, à la signature du ministre en charge des Finances ou encore la conduite d’actions de recouvrement à l’encontre de tous les redevables, ont été formulées. Le ministre des Finances et du Budget de l’époque des vérifications opérées par la Cour des comptes s’est expliqué au sujet de cette question de prêts non intégralement remboursés. Ses réponses et observations du rapport provisoire des vérificateurs qui lui a été transmis figurent dans le rapport public de 2006.
Par Séni DABO
Le Pays
Le rapport 2006, ainsi que celui de 2007 de la Cour des comptes, se trouvent aujourd’hui dans le domaine public après leur remise au chef de l’Etat le 29 décembre 2008 par le premier président de cette institution supérieure de contrôle des finances publiques, Boureima Pierre Nébié. Le même jour, 3 autres présidents d’institutions ont remis leur rapport annuel d’activités au premier des Burkinabè. Il s’agit du président du Conseil économique et social (CES), Thomas Sanon ; de la présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC), Béatrice Damiba et du Médiateur du Faso, Amina Mousso Ouédraogo. C’est dans le rapport d’activités de l’année 2006 que la Cour des comptes s’est intéressée notamment aux prêts accordés par l’Etat aux ministres, aux présidents d’institutions de 1997 et 2003, et aux députés siégeants et non siégeants des 1res, 2e et 3e législatures soit respectivement en 1993, 1999 et 2002.
Concernant les prêts de 2003, l’institution supérieure de contrôle a fait un certain nombre de constats au cours de sa délibération du 28 mai 2008 en chambre de conseil. Lesdits constats, consignés dans le rapport 2006, sont le non remboursement des prêts par 2 ministres bénéficiaires des prêts malgré des lettres de rappel du ministre des Finances et du Budget, la minoration (diminution) du montant des précomptes des ministres ayant quitté le gouvernement avant le terme de leur mandat. Ce départ « prématuré » a eu pour conséquence le rallongement de leur échéancier de remboursement. Autres constats de la Cour concernant toujours les prêts de 2003 : la minoration de 50 000 F CFA des précomptes de 21 ministres et 1 président d’institution ramenant ceux-ci à 200 000 au lieu de 250 000 F CFA. De ce fait, sur 33 millions de F CFA à recouvrer entre novembre 2003 et avril 2004, seulement 26 400 000 F CFA ont pu l’être.
A la date de délibération de la Cour le 28 mai 2008, 6 600 000 F CFA étaient toujours manquants. Les fins limiers de la Cour ont également constaté une « réduction » de 70 000 F CFA sur les précomptes de 3 ministres qui ont été ainsi ramenés de 250 000 à 180 000 F CFA. Sur 6 500 000 F CFA à encaisser, ce sont 4 680 000 F CFA qui ont été recouvrés d’où un gap de 1 820 000 F CFA. L’institution supérieure a aussi jeté un coup d’œil sur les remboursements. Les états font ressortir, à propos des prêts de 2003, un remboursement de 112 962 294 F CFA à la date du 31 décembre 2004 pour un prêt global de 613 848 000 F CFA soit un reste à payer de 498 885 706 F CFA. Aussi un remboursement de 202 590 666 F CFA a-t-il été opéré pour un prêt d’un montant de 626 848 000 F CFA, soit un reste à payer de 409 257 334 F CFA, selon un état du 30 septembre 2005.
Des honorables également redevables
Outre les montants, la Cour des comptes a aussi regardé de près les contrats d’octroi pour voir si tout avait été fait dans les règles de l’art. A ce niveau, il a été constaté des manquements comme l’inexistence de visa du contrôle financier sur les contrats contrairement aux dispositions du régime financier, la non numérotation des contrats, la non mention de la date de début et de fin des précomptes, la non précision du montant à précompter mensuellement sur certains contrats. Le non respect du montant à précompter, la non précision du nombre total de précomptes, le non respect du délai de remboursement de 5 ans tel qu’édicté par les dispositions de l’article 4 de l’arrêté n°2003-0037/MFB/SG/DGT-CP du 31 janvier 2003.
Sur la base de ces irrégularités, les fins limiers ont recommandé la reprise des contrats de façon convenable avec toutes les mentions nécessaires et signés par le ministre en charge des Finances et du Budget, la soumission des contrats au visa du contrôle financier conformément à la réglementation en vigueur. Concernant les prêts accordés aux députés en 1997, la Cour relève dans son rapport 2006 que 343 483 490 F CFA ont été recouvrés à la date du 31 décembre 2004 sur un prêt total de 347 303 490 F CFA accordé, soit un reste à recouvrer de 3 820 000 F CFA. Sur 554 332 185 F CFA octroyés aux honorables de la 1re législature de la 4e république, 529 652 254 F CFA ont été recouvrés selon les états arrêtés au 31 décembre 2004. Ce qui donne un gap de 24 679 931 F CFA. Quant aux arriérés des honorables de la 2e législature, ils s’élèvent, selon un état arrêté au 30 septembre 2005, à 62 359 186 F CFA. Le montant des prêts octroyés à l’époque était de 1 190 841 930 F CFA et les recouvrements effectués à la même date du 30 septembre étaient de 1 128 382 744 F CFA.
Sur la somme de 171 millions de F CFA prêtée aux élus de la 3e législature, 138 798 407 F CFA ont été recouvrés et 32 201 593 F CFA le restaient à la date du 31 décembre 2004. Ici aussi les vérificateurs de la Cour des comptes ont constaté des manquements concernant surtout les prêts octroyés aux honorables de la 2e législature comme l’inexistence de dossier au niveau de la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique pour certains députés bénéficiaires de prêts bien que des précomptes aient été effectués en leur nom, la non signature de certains contrats de prêt par le ministre en charge des Finances, le non amortissement des prêts dans le délai de 5 ans conformément aux textes en vigueur, etc. Des recommandations comme la soumission des contrats pour régularisation au visa du contrôle financier, à la signature du ministre en charge des Finances ou encore la conduite d’actions de recouvrement à l’encontre de tous les redevables, ont été formulées. Le ministre des Finances et du Budget de l’époque des vérifications opérées par la Cour des comptes s’est expliqué au sujet de cette question de prêts non intégralement remboursés. Ses réponses et observations du rapport provisoire des vérificateurs qui lui a été transmis figurent dans le rapport public de 2006.
Par Séni DABO
Le Pays
Affaire tentative d’assassinat du représentant de British American Tobacco : Salif Kossouka à la MACO
mardi 6 janvier 2009.
Selon de sources concordantes, Salif Kossouka Ouédraogo, patron de la holding NESKO, a été entendu hier par la juge d’instruction Rose Ouédraogo, qui a décerné un mandat de dépôt contre lui. Aussitôt, il a été déféré à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).
On imagine que cette arrestation est liée à la présumée tentative d’assassinat sur la personne de Travaly Bandja, le représentant de British American Tobacco (BAT) au Burkina Faso.
On se rappelle, en effet, que la presse avait rapporté que, dans la nuit du 8 au 9 octobre 2008, un vigile de l’agence de gardiennage "Force de sécurité et de protection" aurait été commis pour attenter à la vie de M. Bandja.
Mais, pris de remords, il se serait dégonflé avant d’aller se mettre à table à la gendarmerie. L’enquête a par la suite permis d’expédier 6 personnes à la MACO au nombre desquelles un certain Issouf Ouédraogo, réputé proche de Salif Kossouka Ouédraogo.
Ce dernier étant, aux yeux de certains, le commanditaire de cette présumée affaire, mais aux dernières nouvelles, celui qui l’avait chargé s’était, dit-on, rétracté.
Au moment où l’affaire était l’objet de tous les commentaires et des rumeurs, le jeune homme d’affaires (il a 36 ans) était hors du pays. A son retour au bercail, il est sorti de sa réserve, en accordant une interview à l’Observateur Paalga dans laquelle il disait n’être mêlé ni de près ni de loin à cette histoire. "Tel sera pris qui croyait prendre", avait-il lâché, sibyllin. Une affaire donc à suivre.
L’Observateur Paalga
On imagine que cette arrestation est liée à la présumée tentative d’assassinat sur la personne de Travaly Bandja, le représentant de British American Tobacco (BAT) au Burkina Faso.
On se rappelle, en effet, que la presse avait rapporté que, dans la nuit du 8 au 9 octobre 2008, un vigile de l’agence de gardiennage "Force de sécurité et de protection" aurait été commis pour attenter à la vie de M. Bandja.
Mais, pris de remords, il se serait dégonflé avant d’aller se mettre à table à la gendarmerie. L’enquête a par la suite permis d’expédier 6 personnes à la MACO au nombre desquelles un certain Issouf Ouédraogo, réputé proche de Salif Kossouka Ouédraogo.
Ce dernier étant, aux yeux de certains, le commanditaire de cette présumée affaire, mais aux dernières nouvelles, celui qui l’avait chargé s’était, dit-on, rétracté.
Au moment où l’affaire était l’objet de tous les commentaires et des rumeurs, le jeune homme d’affaires (il a 36 ans) était hors du pays. A son retour au bercail, il est sorti de sa réserve, en accordant une interview à l’Observateur Paalga dans laquelle il disait n’être mêlé ni de près ni de loin à cette histoire. "Tel sera pris qui croyait prendre", avait-il lâché, sibyllin. Une affaire donc à suivre.
L’Observateur Paalga
2009:Le Collège de Tounouma a 50 ans !!
Le Collège de Tounouma a 50 ans !!
Ce samedi 3 janvier 2009 a eu lieu, au Collège de la Salle, une réunion préparatoire des cinquante ans du Collège de Tounouma. « Le Collège de Tounouma : cinquante ans au service de la foi et de la promotion humaine » C’est sous ce thème que le Collège de Tounouma Garçon affectueusement appelé CTG fêtera vivra son année jubilaire qui va de janvier à décembre 2009.
En effet, créé en octobre 1959 par les Frères Lassaliens, il a 50 ans cette année. C’est pour commémorer ce cinquantième anniversaire que l’AMATOU (Amicale des Anciens de Tounouma) a mis sur pieds depuis septembre 2008 un comité d’organisation. Il a déjà entrepris de nombreuses démarches dans le sens de la réussite de ce cinquantenaire. Le Collège de Tounouma a formé plusieurs centaines de personnes. Tous ces énormes efforts consentis dans le domaine de l’éducation font que cet anniversaire mérite d’être fêté à la taille du travail abattu. L’événement est tout d’abord une affaire des anciens. Ceux là même à qui le CTG a beaucoup donné et qui restent attachés à cet établissement par des sentiments indescriptibles. C’est pour avoir leur adhésion que Messieurs Ivo et Bessin ont été mandatés par le Comité d’organisation basé à Bobo, pour rencontrer les membres qui sont dans des villes telles Banfora, Ouagadougou et Orodara.
La cérémonie d’ouverture de l’année jubilaire aura lieu le samedi 31 janvier à Bobo-Dioulasso et la clôture en décembre 2009. Le clou du jubilé est « Les 72 heures du Collège ». Les membres de l’AMATOU, qui n’a pas de caisse, se doivent de faire des sacrifices pour la réussite du jubilé. C’est dans ce sens qu’une cotisation de 5000FCFA a été instaurée pour les travailleurs et 1000 FCFA pour les étudiants. Une souscription libre et volontaire est également attendue.
Pour de plus amples informations, les numéros 70712686 et 76470304 restent à votre disposition.
Comité d’organisation
Président : Issa Diarra
Commission finances : Fulgence Toé
Commission sécurité : Aristide Yaméogo
Commission relations publiques presse et secrétariat : Monsieur Bessin
Commission accueil et hébergement : Noel Sanon
Commission matériels et équipements : Mahamadou Ivo
Commission animation : Sœur Edwige Tiemtoré
Comité relais de Ouagadougou
Madame Bambara/Kankouan Agnès (Centre de Traitement Ambulatoire)
Monsieur Yaméogo (Ministère des Ressources Animales)
Docteur Samba Diallo (Centre Régionale de Transfusion Sanguine Ouagadougou)
Monsieur Abdoul Karim Simporé (Centre National des Œuvres Universitaires) 70205920
Ce samedi 3 janvier 2009 a eu lieu, au Collège de la Salle, une réunion préparatoire des cinquante ans du Collège de Tounouma. « Le Collège de Tounouma : cinquante ans au service de la foi et de la promotion humaine » C’est sous ce thème que le Collège de Tounouma Garçon affectueusement appelé CTG fêtera vivra son année jubilaire qui va de janvier à décembre 2009.
En effet, créé en octobre 1959 par les Frères Lassaliens, il a 50 ans cette année. C’est pour commémorer ce cinquantième anniversaire que l’AMATOU (Amicale des Anciens de Tounouma) a mis sur pieds depuis septembre 2008 un comité d’organisation. Il a déjà entrepris de nombreuses démarches dans le sens de la réussite de ce cinquantenaire. Le Collège de Tounouma a formé plusieurs centaines de personnes. Tous ces énormes efforts consentis dans le domaine de l’éducation font que cet anniversaire mérite d’être fêté à la taille du travail abattu. L’événement est tout d’abord une affaire des anciens. Ceux là même à qui le CTG a beaucoup donné et qui restent attachés à cet établissement par des sentiments indescriptibles. C’est pour avoir leur adhésion que Messieurs Ivo et Bessin ont été mandatés par le Comité d’organisation basé à Bobo, pour rencontrer les membres qui sont dans des villes telles Banfora, Ouagadougou et Orodara.
La cérémonie d’ouverture de l’année jubilaire aura lieu le samedi 31 janvier à Bobo-Dioulasso et la clôture en décembre 2009. Le clou du jubilé est « Les 72 heures du Collège ». Les membres de l’AMATOU, qui n’a pas de caisse, se doivent de faire des sacrifices pour la réussite du jubilé. C’est dans ce sens qu’une cotisation de 5000FCFA a été instaurée pour les travailleurs et 1000 FCFA pour les étudiants. Une souscription libre et volontaire est également attendue.
Pour de plus amples informations, les numéros 70712686 et 76470304 restent à votre disposition.
Comité d’organisation
Président : Issa Diarra
Commission finances : Fulgence Toé
Commission sécurité : Aristide Yaméogo
Commission relations publiques presse et secrétariat : Monsieur Bessin
Commission accueil et hébergement : Noel Sanon
Commission matériels et équipements : Mahamadou Ivo
Commission animation : Sœur Edwige Tiemtoré
Comité relais de Ouagadougou
Madame Bambara/Kankouan Agnès (Centre de Traitement Ambulatoire)
Monsieur Yaméogo (Ministère des Ressources Animales)
Docteur Samba Diallo (Centre Régionale de Transfusion Sanguine Ouagadougou)
Monsieur Abdoul Karim Simporé (Centre National des Œuvres Universitaires) 70205920
dimanche 28 décembre 2008
Défilé d’animaux lors du 11-Décembre : Dans les confidences d’un expert
vendredi 26 décembre 2008.
C’était prévu, lors de la grande parade de la fête de l’indépendance, le 11 décembre 2008 à Fada N’Gourma, qu’on présente une vingtaine d’espèces dont le lion, l’éléphant, le buffle, etc. Finalement, c’est plutôt les hyènes et quelques rares kobas que les invités ont pu découvrir, ce qui a laissé plus d’un sur sa curiosité. En rappel, le ministre de l’Environnement et du Cadre de vie, Salifou Sawadogo,...
a avoué en fin de compte qu’il est difficile de faire défiler les animaux tels que le lion, l’éléphant. Nous nous sommes entretenu avec le chef de capture des espèces : il s’agit de l’éminent professeur Alassane Séré, qu’on ne vous présente plus, agrégé des Ecoles nationales vétérinaires françaises. Il fut également directeur de l’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires de Dakar au Sénégal et ministre des Ressources animales. Avec cette personnalité titulaire de plusieurs décorations burkinabé et étrangères, nous avons recueilli des informations intéressantes à plus d’un titre sur la capture des bêtes.
Dans quel contexte avez-vous été approché pour diriger l’équipe de capture des animaux sauvages ?
• Merci d’abord de venir vous entretenir avec moi. Très jeune, j’avais une attraction pour les animaux, la faune en particulier. En seconde au Collège moderne de Ouagadougou, j’élevais un faon (petite biche), à qui je donnais son biberon de lait Guigoz à heures fixes, 7 h, 12h15, 19 h.
Dès qu’un professeur dépassait son heure, elle débarquait en toute vitesse dans la salle de classe en bramant, et cela amusait beaucoup les professeurs mais pas le proviseur, qui la voulait pour sa fille et tentait de m’interdire de garder un animal dans les dortoirs. Je lui ai répondu que cet animal est bien pour sa fille dans l’enceinte du collège mais pas pour moi.
Il était coincé. Pour la petite anecdote, deux de mes camarades et amis, dont l’architecte Abel Isaac, faisaient des prélèvements dans mon lait, et ils s’invitaient, pour que je ne le sache pas, à « chiquer leur tabac ». Cette passion ne m’a jamais quitté d’autant que j’ai vécu mon enfance à Fada, où à l’époque les koba traversaient la route à seulement 10 km de la ville. Tout cela a été à l’origine de ma vocation de vétérinaire.
En tant que professeur agrégé de physiologie et de pharmacodynamie, j’ai axé une bonne partie de mon cours sur les drogues utilisées pour les captures, et j’avais, en tant que directeur créé un module pour cet aspect particulier, car je pensais que cette activité importante pour l’Afrique devait être maîtrisée par nos étudiants futurs vétérinaires. Nous avons alors travaillé avec les Eaux et Forêts du Sénégal sur les captures et les premières transplantations pour la forêt de Bandia, située à quelques encablures de Dakar et qui est aujourd’hui un lieu touristique très fréquenté.
Dans le programme du gouvernement en 1997, il était inscrit l’élevage des animaux non conventionnels comme source de création d’emplois pour les jeunes et les femmes (pintades sauvages pour les lâcher pour les tirs, francolins pour leur chair et surtout pour les vertus thérapeutiques contre les ictères, autruches, cob de buffon, bubales, kobas, crocodiles.
Le chef de l’Etat avait innové en la matière, puisqu’il avait élevé un couple d’antilopes (cobs de buffon), qui a fait de nombreux petits. Il a été retiré de la résidence parce que le mâle, avec l’âge, était devenu agressif. J’ai ramené de Dakar mon fusil de téléanesthésie. Nous avions en son temps débuté la formation aux captures en envoyant en stage au Kenya deux cadres, un docteur vétérinaire et un cadre de l’environnement, qui a constitué l’ossature de mon équipe plus tard. C’est cette équipe qui a procédé à la capture de l’éléphant solitaire qui rôdait aux alentours de Ouagadougou.
C’est encore notre équipe qui a anesthésié et opéré avec succès une femelle girafe du parc animalier de Ziniaré, laquelle a été éventrée, intestin dehors, par une mère élan qui protégeait sa progéniture de la tendresse bien connue des girafes. C’est aussi notre équipe qui a anesthésié la femelle hippopotame qui avait donné naissance à un avorton suivi d’une métrite purulente. Je peux dire que j’ai été un des tout premiers vétérinaires à faire la fouille d’un utérus d’hippopotame pour en extraire les débris purulents et la soigner avec succès.
Elle a, du reste, été totalement guérie, ce qui n’était pas évident pour une affection devenue chronique, puisqu’elle a donné le jour à un petit, âgé de quelque deux mois. Nous avons également anesthésié deux lions qui se sont trouvés coincés des heures entre le grillage et le mur d’enceinte afin qu’on puisse creuser un trou dans le béton pour les en extraire. Malheureusement, une femelle est morte par suite d’étouffement. C’est dire que l’équipe avait déjà des acquis.
La foire se déroulant à Fada, il était normal que le gouvernement et le ministre de l’environnement songeassent à le placer sous le signe de la valorisation de notre patrimoine faunique. J’ai été saisi par les services du ministère pour effectuer la capture de 5 espèces (en couple) en vue de la foire exposition il y a environ un mois et demi. Compte tenu de la pertinence du sujet, j’ai préféré renforcer l’équipe par un ami vétérinaire spécialiste de la faune de la Kenya wildlife service, car nul n’est prophète dans son pays, spécialement au Burkina Faso.
Quelles sont les espèces fauniques que votre équipe devait capturer ?
• Il s’agit de cinq espèces, à savoir un couple de bubales, un couple de buffles, un couple de kobas, un couple de waterbuck ou cob onctueux, et un couple de kobs de buffon. L’éléphant a été ajouté par la suite On a parlé de plusieurs espèces, mais ces espèces devaient provenir de la ménagerie de conservateurs de parcs. C’est uniquement les difficultés d’acheminement qui en ont amené la réduction du nombre.
Finalement, combien d’animaux on été capturés ?
• Nous en avons capturé en tout 12 y compris les éléphants, au nombre de 3. Dans la recherche de l’éléphant de taille manipulable pour remplacer le fugitif, on a capturé un sujet qui s’est révélé trop lourd pour être hissé dans la cage sur le camion. On l’a donc réveillé et il s’en est allé de son train de sénateur.
Avez-vous rencontré des difficultés pour avoir certains animaux ? • Pas spécialement. Lorsque l’on a une équipe avec une répartition précise des tâches, tout est facile. La logistique est la pièce maîtresse du dispositif. Tirer sur un animal pour l’anesthésier ne pose aucun problème. Un physiologiste avec l’expérience accumulée tant au niveau de la recherche que de l’enseignement a toutes les astuces pour préparer la mixture qui convient, et connaît le comportement des animaux sous l’effet de la drogue. Cette observation du comportement nous a permis de recourir à des mélanges totalement inédits pour les éléphants, les antilopes, qui sont inconnus même parmi les professionnels de la capture.
La principale difficulté concerne la coordination entre l’hélico qui a l’équipe de tireurs et de réanimation et l’équipe au sol qui va transporter les animaux. Nous l’avons appris à nos dépens, car nous avons souhaité zéro mortalité, et pour être franc, nous avons perdu la première bête au grand désespoir de toute l’équipe parce que tout simplement la liaison radio était défaillante.
En plus, l’équipe au sol est venue beaucoup trop tard, 2h après. L’animal était stressé par la course, il est tombé dans une zone découverte, sans ombre, au soleil. La plupart des produits utilisés dépriment la fonction respiratoire. Or avec les courses, pour peu que l’animal soit essoufflé, il peut succomber à un arrêt respiratoire.
La solution est l’intervention rapide, à savoir monter l’animal endormi et lui administrer l’antidote, qui lui permet de se réveiller instantanément, en quelques secondes, comme s’il n’avait rien reçu. Un hélico qui vole va plus loin qu’on ne l’imagine et peut faire 20 km en peu de temps alors que sur les pistes, les véhicules chargés roulent à 20 km/h. On a donc remédié à la lacune dans la transmission et tout s’est déroulé à la perfection.
Le rôle de l’hélico est primordial, car il faut qu’il approche l’animal au plus prêt et le plus rapidement possible pour éviter une longue course. Et les pilotes de l’Armée de l’Air forcent notre admiration. Je m’étais juré de ne jamais mettre les pieds dans un hélico, tant j’ai la frousse de ces engins, mais avec ceux-là, on y est comme chez soi.
Voler à très basse altitude, faire des virages comme avec un vélo, séparer l’animal sur lequel tirer du reste du troupeau, tout cela, nos as du pilotage le maîtrise à la perfection ; ensuite, il y a le repérage du troupeau, or ces pilotes ont participé à des opérations de comptage de la faune, ont été partie prenante à plusieurs opérations de ce type. Une équipe française de capture en mission avait signalé le grand professionnalisme de cet équipage.
Le Kényan a dit que tout est possible avec eux, surtout dans nos conditions, où nos animaux sauvages sont exposés aux chasseurs donc se déplacent au moindre bruit par rapport à ce qui se passe au Kenya, où c’est le tourisme de vision, et les animaux restent placides Leur sens aigu de l’orientation a été déterminant. Il y avait aussi le directeur de la Faune et de la Chasse, un vieux briscard dont la connaissance du terrain était phénoménale. Rien qu’en regardant l’écosystème il orientait les pilotes vers les lieux où on pouvait trouver les éléphants, les bubales, les kobas.
Dès qu’un animal était touché, on le suivait tous du regard pour voir où il allait tomber, mais lui choisissait un repère, soit un baobab, soit un rônier que sais-je encore pour savoir où l’animal était tombé. On aurait perdu un waterbuck s’il n’avait pu choisir un bon repère, car cet animal, qui vit en permanence près de l’eau, a tendance à se réfugier sous le couvert végétal dès qu’il se sent en danger, et on le perd assez vite.
Les équipes au sol était conduites par un jeune cadre de l’environnement, qui maniait la communication à la perfection, ce qui, après notre premier déboire, s’est révélé d’une redoutable efficacité, car depuis, l’équipe au sol n’a jamais dépassé plus de 20 à 30 mn pour rejoindre le lieu de la chute d’un animal, permettant à l’équipe des pisteurs et des agents des eaux et forêts de le hisser tout de suite dans sa cage pour le réveil.
L’équipe, en peu de temps, était soudée, et on se surprenait à plaisanter sur tel ou tel sujet et à se remémorer les astuces des chasseurs, disant de ne pas commencer par tel animal, qui porte malheur. La facilité du travail nous est-il montée à la tête ? Certainement pas, mais on avait eu une si grande assurance qu’on disait aux autorités que la capture n’était pas un problème, le transport des animaux par les chauffeurs des concessions avec dextérité et sans coups de freins brusques non plus.
Vous avez parlé de problèmes. On les rencontre dans le management des animaux après la capture. Il fallait, avant les captures, construire un abri sécurisé et sécurisant pour eux : il s’agit de booman, nom afrikander ou zoulou, assez spacieux et à deux compartiments, qui permet d’isoler un animal dans un compartiment, pour nettoyer l’abri et lui donner à manger en toute sérénité. Les plans ont été tracés, mais la main d’œuvre a fait défaut… ce qui fait que les premiers animaux capturés ont dû rester 24 h en attendant la libération d’un booman.
On a dû interrompre la capture deux jours en attendant que les booman soient prêts. On a pu, tout juste, apprivoiser les animaux, pour qu’ils n’inquiètent pas les visiteurs, mais pas assez pour pouvoir les faire défiler, car cela devait prendre au moins un mois et demi à deux mois. Ç’a été une vraie prouesse de faire défiler un couple de bubales lors du défilé. Là également, il faut rendre hommage à un agent des Eaux et Forêts qui a travaillé à la limite de ses forces.
Un éléphant, en s’échappant à Fada, a blessé un enfant ; est-ce que les moyens techniques étaient au rendez-vous pour éviter que l’animal ne quitte sa cage ?
• C’est un évènement malheureux qui nous a tous affligés. L’éléphant est l’animal le plus intelligent et le plus fort qui existe. Rien qu’avec ses muscles et son poids, il peut terrasser un arbre. L’éléphant peut passer à travers « un trou de souris ». L’éléphant n’avait pas de booman.
Pendant qu’on était en capture, un booman a été fabriqué selon les normes de solidité et de sécurité, mais les tacherons, les travailleurs en général, n’aiment pas la routine, ce sont des artistes qui font des pièces uniques, et à notre étonnement, la cage n’était pas aux normes avec les deux compartiments. Les portes n’étaient pas aux normes.
Il fallait décharger l’animal et trouver des astuces pour le maintenir en essayant de renforcer ce qui pouvait l’être. C’est dans ces conditions que par une ouverture, toute petite, il a pu s’échapper à 3h30. Il allait tranquillement vers sa brousse, mais au petit matin, dès que les gosses l’ont aperçu, ils se sont mis à lui courir après.
L’éléphant agresse rarement s’il n’est pas dérangé. Le gros mâle solitaire de la première capture vivait aux alentours des villages sans problème, mais les gosses le dérangeaient tellement qu’il avait commencé à devenir agressif. Il nous a même été conté que comme les enfants pouvaient l’approcher facilement, certains féticheurs les avaient payés pour lui couper la queue, qui devait servir de talisman. Quand on l’a conduit à Nazinga, je me souviens qu’il avait mis sa trompe dans la cabine du chauffeur pour lui caresser le visage, suscitant une peur bleue chez ce dernier, qui a refusé de conduire le véhicule.
Les autorités ont décidé, après ce malheureux incident, de conduire le second éléphant capturé à Ouagadougou. Je l’ai accompagné moi-même. Lorsque j’ai vu l’abri en fer sécurisé mais avec une petite ouverture dans le grillage, j’ai dit que l’éléphant allait s’échapper par là On m’a répondu : c’est impossible.
Mais que s’est-il passé ? Il n’a pas jugé bon de faire tout un tour d’acrobatie. Il a étudié la cage toute la nuit, a vu qu’il s’agissait d’une porte coulissante avec un crochet. Il a tout simplement ôté le crochet, fait coulisser la porte et est sorti tranquillement. Heureusement qu’on s’en est rendu compte rapidement, et comme il y avait du monde, il a été repris au filet.
On a ramené aussi un jeune mâle au parc de Bangr’wéogo dans une cage métallique renforcée aux normes IATA pour le transport aérien il y a trois ans. Il est sorti devant les gardes médusés, hypnotisés, qui se demandaient et qui se demandent toujours : comment a-t-il fait pour sortir de là ? Il a découvert le parc rapidement dans tous ses recoins pour choisir la zone des sables mouvants, où il était inaccessible. On a mis quinze jours pour le rattraper. Ces jeunes mâles sont formés par les parents pour protéger le troupeau : Ils sont appelés askaris (soldats) et ont plus d’un tour dans leur sac.
Certaines espèces, comme le lion, n’ont pas défilé, est-ce parce que votre équipe a rencontré des difficultés dans leur capture ?
• J’ai en partie répondu à cette question. Un animal, même domestique, doit être préparé longtemps à l’avance pour un défilé. Un animal sauvage ne se domestique pas, il s’apprivoise. Il a manqué du temps pour cela.
Nous avions refusé de les tranquilliser pour éviter toute mortalité lorsqu’un animal vivant se débat sous la drogue sans être conscient. Toutefois, les bubales, moins craintifs, sont rentrés tranquillement dans leurs cages et ont pu défiler, ce qui est une vraie prouesse.
Quel bilan faites-vous de la mission qui vous a été confiée ?
L’équipe se professionnalise de plus en plus et n’a rien à envier aux équipes venues d’ailleurs avec de gros moyens. Ensuite, en ce qui concerne le ministre de l’Environnement, il a suivi de bout en bout l’opération, et je me souviens qu’il était là à 1h du matin lorsque je déchargeais mon couple d’autruches. Devant les difficultés de la tâche, il nous a accompagnés tout le temps.
J’ai tenu à le lui dire lors du dîner qu’il nous a offert .Je sais que les gens vont parler, que mes frères burkinabé vont parler, mais le plus grand succès que vous avez obtenu est d’avoir pensé à cette foire exposition. Le tourisme de vision, la protection de la faune ne peuvent se faire qu’en associant les populations. Or, cette exposition vivante a connu un succès éclatant, qui a éclipsé tous les autres stands.
Devant l’affluence, j’ai demandé à deux spécialistes de nous faire le décompte approximatif de ceux qui ont visité le stand des boomans. Vous me croirez ou ne me croirez pas, les chiffres oscillent entre 4500 et 6000 en deux jours. Y a-t-il plus grande sensibilisation que cela ? On a vu des parents amener leurs gosses, on a vu des enfants transportant leurs vieux pour venir voir les animaux.
Je proposerais à la suite de cela qu’on crée un zoo à Fada pour que la protection de la nature dans cette zone, la plus riche et la plus diversifiée en faune sauvage, puisse susciter des vocations parmi les jeunes femmes et enfants, qui ont défilé devant les stands sans désemparer, et créer ainsi chez eux l’envie de protéger cette richesse, leur richesse.
Cyr Pagnim Ouédraogo
L’Observateur Paalga
a avoué en fin de compte qu’il est difficile de faire défiler les animaux tels que le lion, l’éléphant. Nous nous sommes entretenu avec le chef de capture des espèces : il s’agit de l’éminent professeur Alassane Séré, qu’on ne vous présente plus, agrégé des Ecoles nationales vétérinaires françaises. Il fut également directeur de l’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires de Dakar au Sénégal et ministre des Ressources animales. Avec cette personnalité titulaire de plusieurs décorations burkinabé et étrangères, nous avons recueilli des informations intéressantes à plus d’un titre sur la capture des bêtes.
Dans quel contexte avez-vous été approché pour diriger l’équipe de capture des animaux sauvages ?
• Merci d’abord de venir vous entretenir avec moi. Très jeune, j’avais une attraction pour les animaux, la faune en particulier. En seconde au Collège moderne de Ouagadougou, j’élevais un faon (petite biche), à qui je donnais son biberon de lait Guigoz à heures fixes, 7 h, 12h15, 19 h.
Dès qu’un professeur dépassait son heure, elle débarquait en toute vitesse dans la salle de classe en bramant, et cela amusait beaucoup les professeurs mais pas le proviseur, qui la voulait pour sa fille et tentait de m’interdire de garder un animal dans les dortoirs. Je lui ai répondu que cet animal est bien pour sa fille dans l’enceinte du collège mais pas pour moi.
Il était coincé. Pour la petite anecdote, deux de mes camarades et amis, dont l’architecte Abel Isaac, faisaient des prélèvements dans mon lait, et ils s’invitaient, pour que je ne le sache pas, à « chiquer leur tabac ». Cette passion ne m’a jamais quitté d’autant que j’ai vécu mon enfance à Fada, où à l’époque les koba traversaient la route à seulement 10 km de la ville. Tout cela a été à l’origine de ma vocation de vétérinaire.
En tant que professeur agrégé de physiologie et de pharmacodynamie, j’ai axé une bonne partie de mon cours sur les drogues utilisées pour les captures, et j’avais, en tant que directeur créé un module pour cet aspect particulier, car je pensais que cette activité importante pour l’Afrique devait être maîtrisée par nos étudiants futurs vétérinaires. Nous avons alors travaillé avec les Eaux et Forêts du Sénégal sur les captures et les premières transplantations pour la forêt de Bandia, située à quelques encablures de Dakar et qui est aujourd’hui un lieu touristique très fréquenté.
Dans le programme du gouvernement en 1997, il était inscrit l’élevage des animaux non conventionnels comme source de création d’emplois pour les jeunes et les femmes (pintades sauvages pour les lâcher pour les tirs, francolins pour leur chair et surtout pour les vertus thérapeutiques contre les ictères, autruches, cob de buffon, bubales, kobas, crocodiles.
Le chef de l’Etat avait innové en la matière, puisqu’il avait élevé un couple d’antilopes (cobs de buffon), qui a fait de nombreux petits. Il a été retiré de la résidence parce que le mâle, avec l’âge, était devenu agressif. J’ai ramené de Dakar mon fusil de téléanesthésie. Nous avions en son temps débuté la formation aux captures en envoyant en stage au Kenya deux cadres, un docteur vétérinaire et un cadre de l’environnement, qui a constitué l’ossature de mon équipe plus tard. C’est cette équipe qui a procédé à la capture de l’éléphant solitaire qui rôdait aux alentours de Ouagadougou.
C’est encore notre équipe qui a anesthésié et opéré avec succès une femelle girafe du parc animalier de Ziniaré, laquelle a été éventrée, intestin dehors, par une mère élan qui protégeait sa progéniture de la tendresse bien connue des girafes. C’est aussi notre équipe qui a anesthésié la femelle hippopotame qui avait donné naissance à un avorton suivi d’une métrite purulente. Je peux dire que j’ai été un des tout premiers vétérinaires à faire la fouille d’un utérus d’hippopotame pour en extraire les débris purulents et la soigner avec succès.
Elle a, du reste, été totalement guérie, ce qui n’était pas évident pour une affection devenue chronique, puisqu’elle a donné le jour à un petit, âgé de quelque deux mois. Nous avons également anesthésié deux lions qui se sont trouvés coincés des heures entre le grillage et le mur d’enceinte afin qu’on puisse creuser un trou dans le béton pour les en extraire. Malheureusement, une femelle est morte par suite d’étouffement. C’est dire que l’équipe avait déjà des acquis.
La foire se déroulant à Fada, il était normal que le gouvernement et le ministre de l’environnement songeassent à le placer sous le signe de la valorisation de notre patrimoine faunique. J’ai été saisi par les services du ministère pour effectuer la capture de 5 espèces (en couple) en vue de la foire exposition il y a environ un mois et demi. Compte tenu de la pertinence du sujet, j’ai préféré renforcer l’équipe par un ami vétérinaire spécialiste de la faune de la Kenya wildlife service, car nul n’est prophète dans son pays, spécialement au Burkina Faso.
Quelles sont les espèces fauniques que votre équipe devait capturer ?
• Il s’agit de cinq espèces, à savoir un couple de bubales, un couple de buffles, un couple de kobas, un couple de waterbuck ou cob onctueux, et un couple de kobs de buffon. L’éléphant a été ajouté par la suite On a parlé de plusieurs espèces, mais ces espèces devaient provenir de la ménagerie de conservateurs de parcs. C’est uniquement les difficultés d’acheminement qui en ont amené la réduction du nombre.
Finalement, combien d’animaux on été capturés ?
• Nous en avons capturé en tout 12 y compris les éléphants, au nombre de 3. Dans la recherche de l’éléphant de taille manipulable pour remplacer le fugitif, on a capturé un sujet qui s’est révélé trop lourd pour être hissé dans la cage sur le camion. On l’a donc réveillé et il s’en est allé de son train de sénateur.
Avez-vous rencontré des difficultés pour avoir certains animaux ? • Pas spécialement. Lorsque l’on a une équipe avec une répartition précise des tâches, tout est facile. La logistique est la pièce maîtresse du dispositif. Tirer sur un animal pour l’anesthésier ne pose aucun problème. Un physiologiste avec l’expérience accumulée tant au niveau de la recherche que de l’enseignement a toutes les astuces pour préparer la mixture qui convient, et connaît le comportement des animaux sous l’effet de la drogue. Cette observation du comportement nous a permis de recourir à des mélanges totalement inédits pour les éléphants, les antilopes, qui sont inconnus même parmi les professionnels de la capture.
La principale difficulté concerne la coordination entre l’hélico qui a l’équipe de tireurs et de réanimation et l’équipe au sol qui va transporter les animaux. Nous l’avons appris à nos dépens, car nous avons souhaité zéro mortalité, et pour être franc, nous avons perdu la première bête au grand désespoir de toute l’équipe parce que tout simplement la liaison radio était défaillante.
En plus, l’équipe au sol est venue beaucoup trop tard, 2h après. L’animal était stressé par la course, il est tombé dans une zone découverte, sans ombre, au soleil. La plupart des produits utilisés dépriment la fonction respiratoire. Or avec les courses, pour peu que l’animal soit essoufflé, il peut succomber à un arrêt respiratoire.
La solution est l’intervention rapide, à savoir monter l’animal endormi et lui administrer l’antidote, qui lui permet de se réveiller instantanément, en quelques secondes, comme s’il n’avait rien reçu. Un hélico qui vole va plus loin qu’on ne l’imagine et peut faire 20 km en peu de temps alors que sur les pistes, les véhicules chargés roulent à 20 km/h. On a donc remédié à la lacune dans la transmission et tout s’est déroulé à la perfection.
Le rôle de l’hélico est primordial, car il faut qu’il approche l’animal au plus prêt et le plus rapidement possible pour éviter une longue course. Et les pilotes de l’Armée de l’Air forcent notre admiration. Je m’étais juré de ne jamais mettre les pieds dans un hélico, tant j’ai la frousse de ces engins, mais avec ceux-là, on y est comme chez soi.
Voler à très basse altitude, faire des virages comme avec un vélo, séparer l’animal sur lequel tirer du reste du troupeau, tout cela, nos as du pilotage le maîtrise à la perfection ; ensuite, il y a le repérage du troupeau, or ces pilotes ont participé à des opérations de comptage de la faune, ont été partie prenante à plusieurs opérations de ce type. Une équipe française de capture en mission avait signalé le grand professionnalisme de cet équipage.
Le Kényan a dit que tout est possible avec eux, surtout dans nos conditions, où nos animaux sauvages sont exposés aux chasseurs donc se déplacent au moindre bruit par rapport à ce qui se passe au Kenya, où c’est le tourisme de vision, et les animaux restent placides Leur sens aigu de l’orientation a été déterminant. Il y avait aussi le directeur de la Faune et de la Chasse, un vieux briscard dont la connaissance du terrain était phénoménale. Rien qu’en regardant l’écosystème il orientait les pilotes vers les lieux où on pouvait trouver les éléphants, les bubales, les kobas.
Dès qu’un animal était touché, on le suivait tous du regard pour voir où il allait tomber, mais lui choisissait un repère, soit un baobab, soit un rônier que sais-je encore pour savoir où l’animal était tombé. On aurait perdu un waterbuck s’il n’avait pu choisir un bon repère, car cet animal, qui vit en permanence près de l’eau, a tendance à se réfugier sous le couvert végétal dès qu’il se sent en danger, et on le perd assez vite.
Les équipes au sol était conduites par un jeune cadre de l’environnement, qui maniait la communication à la perfection, ce qui, après notre premier déboire, s’est révélé d’une redoutable efficacité, car depuis, l’équipe au sol n’a jamais dépassé plus de 20 à 30 mn pour rejoindre le lieu de la chute d’un animal, permettant à l’équipe des pisteurs et des agents des eaux et forêts de le hisser tout de suite dans sa cage pour le réveil.
L’équipe, en peu de temps, était soudée, et on se surprenait à plaisanter sur tel ou tel sujet et à se remémorer les astuces des chasseurs, disant de ne pas commencer par tel animal, qui porte malheur. La facilité du travail nous est-il montée à la tête ? Certainement pas, mais on avait eu une si grande assurance qu’on disait aux autorités que la capture n’était pas un problème, le transport des animaux par les chauffeurs des concessions avec dextérité et sans coups de freins brusques non plus.
Vous avez parlé de problèmes. On les rencontre dans le management des animaux après la capture. Il fallait, avant les captures, construire un abri sécurisé et sécurisant pour eux : il s’agit de booman, nom afrikander ou zoulou, assez spacieux et à deux compartiments, qui permet d’isoler un animal dans un compartiment, pour nettoyer l’abri et lui donner à manger en toute sérénité. Les plans ont été tracés, mais la main d’œuvre a fait défaut… ce qui fait que les premiers animaux capturés ont dû rester 24 h en attendant la libération d’un booman.
On a dû interrompre la capture deux jours en attendant que les booman soient prêts. On a pu, tout juste, apprivoiser les animaux, pour qu’ils n’inquiètent pas les visiteurs, mais pas assez pour pouvoir les faire défiler, car cela devait prendre au moins un mois et demi à deux mois. Ç’a été une vraie prouesse de faire défiler un couple de bubales lors du défilé. Là également, il faut rendre hommage à un agent des Eaux et Forêts qui a travaillé à la limite de ses forces.
Un éléphant, en s’échappant à Fada, a blessé un enfant ; est-ce que les moyens techniques étaient au rendez-vous pour éviter que l’animal ne quitte sa cage ?
• C’est un évènement malheureux qui nous a tous affligés. L’éléphant est l’animal le plus intelligent et le plus fort qui existe. Rien qu’avec ses muscles et son poids, il peut terrasser un arbre. L’éléphant peut passer à travers « un trou de souris ». L’éléphant n’avait pas de booman.
Pendant qu’on était en capture, un booman a été fabriqué selon les normes de solidité et de sécurité, mais les tacherons, les travailleurs en général, n’aiment pas la routine, ce sont des artistes qui font des pièces uniques, et à notre étonnement, la cage n’était pas aux normes avec les deux compartiments. Les portes n’étaient pas aux normes.
Il fallait décharger l’animal et trouver des astuces pour le maintenir en essayant de renforcer ce qui pouvait l’être. C’est dans ces conditions que par une ouverture, toute petite, il a pu s’échapper à 3h30. Il allait tranquillement vers sa brousse, mais au petit matin, dès que les gosses l’ont aperçu, ils se sont mis à lui courir après.
L’éléphant agresse rarement s’il n’est pas dérangé. Le gros mâle solitaire de la première capture vivait aux alentours des villages sans problème, mais les gosses le dérangeaient tellement qu’il avait commencé à devenir agressif. Il nous a même été conté que comme les enfants pouvaient l’approcher facilement, certains féticheurs les avaient payés pour lui couper la queue, qui devait servir de talisman. Quand on l’a conduit à Nazinga, je me souviens qu’il avait mis sa trompe dans la cabine du chauffeur pour lui caresser le visage, suscitant une peur bleue chez ce dernier, qui a refusé de conduire le véhicule.
Les autorités ont décidé, après ce malheureux incident, de conduire le second éléphant capturé à Ouagadougou. Je l’ai accompagné moi-même. Lorsque j’ai vu l’abri en fer sécurisé mais avec une petite ouverture dans le grillage, j’ai dit que l’éléphant allait s’échapper par là On m’a répondu : c’est impossible.
Mais que s’est-il passé ? Il n’a pas jugé bon de faire tout un tour d’acrobatie. Il a étudié la cage toute la nuit, a vu qu’il s’agissait d’une porte coulissante avec un crochet. Il a tout simplement ôté le crochet, fait coulisser la porte et est sorti tranquillement. Heureusement qu’on s’en est rendu compte rapidement, et comme il y avait du monde, il a été repris au filet.
On a ramené aussi un jeune mâle au parc de Bangr’wéogo dans une cage métallique renforcée aux normes IATA pour le transport aérien il y a trois ans. Il est sorti devant les gardes médusés, hypnotisés, qui se demandaient et qui se demandent toujours : comment a-t-il fait pour sortir de là ? Il a découvert le parc rapidement dans tous ses recoins pour choisir la zone des sables mouvants, où il était inaccessible. On a mis quinze jours pour le rattraper. Ces jeunes mâles sont formés par les parents pour protéger le troupeau : Ils sont appelés askaris (soldats) et ont plus d’un tour dans leur sac.
Certaines espèces, comme le lion, n’ont pas défilé, est-ce parce que votre équipe a rencontré des difficultés dans leur capture ?
• J’ai en partie répondu à cette question. Un animal, même domestique, doit être préparé longtemps à l’avance pour un défilé. Un animal sauvage ne se domestique pas, il s’apprivoise. Il a manqué du temps pour cela.
Nous avions refusé de les tranquilliser pour éviter toute mortalité lorsqu’un animal vivant se débat sous la drogue sans être conscient. Toutefois, les bubales, moins craintifs, sont rentrés tranquillement dans leurs cages et ont pu défiler, ce qui est une vraie prouesse.
Quel bilan faites-vous de la mission qui vous a été confiée ?
L’équipe se professionnalise de plus en plus et n’a rien à envier aux équipes venues d’ailleurs avec de gros moyens. Ensuite, en ce qui concerne le ministre de l’Environnement, il a suivi de bout en bout l’opération, et je me souviens qu’il était là à 1h du matin lorsque je déchargeais mon couple d’autruches. Devant les difficultés de la tâche, il nous a accompagnés tout le temps.
J’ai tenu à le lui dire lors du dîner qu’il nous a offert .Je sais que les gens vont parler, que mes frères burkinabé vont parler, mais le plus grand succès que vous avez obtenu est d’avoir pensé à cette foire exposition. Le tourisme de vision, la protection de la faune ne peuvent se faire qu’en associant les populations. Or, cette exposition vivante a connu un succès éclatant, qui a éclipsé tous les autres stands.
Devant l’affluence, j’ai demandé à deux spécialistes de nous faire le décompte approximatif de ceux qui ont visité le stand des boomans. Vous me croirez ou ne me croirez pas, les chiffres oscillent entre 4500 et 6000 en deux jours. Y a-t-il plus grande sensibilisation que cela ? On a vu des parents amener leurs gosses, on a vu des enfants transportant leurs vieux pour venir voir les animaux.
Je proposerais à la suite de cela qu’on crée un zoo à Fada pour que la protection de la nature dans cette zone, la plus riche et la plus diversifiée en faune sauvage, puisse susciter des vocations parmi les jeunes femmes et enfants, qui ont défilé devant les stands sans désemparer, et créer ainsi chez eux l’envie de protéger cette richesse, leur richesse.
Cyr Pagnim Ouédraogo
L’Observateur Paalga
POT-POURRI : Quand un membre de la société civile est corrompu
vendredi 26 décembre 2008.
Un membre influent de la société civile burkinabè, de surcroît un dirigeant d’une importante organisation de défense des droits de l’homme, est trempé dans une affaire louche. L’affaire remonte au mois d’avril 2008. L’intéressé a un ami français qui est le patron d’une importante société.
Cette société a une représentation au Burkina et c’est celle-ci qui, entre-temps, était menacée de faillite, du fait de crédits trop élevés. C’est ainsi qu’en le conduisant auprès d’un négociateur, le militant des droits de l’homme est parvenu à tirer son ami expatrié d’affaire. Tout se serait bien passé si seulement le militant de la société civile qui s’est ainsi hasardeusement lancé dans l’intermédiation d’affaires, n’avait pas voulu gruger l’homme par qui il a pu sauver son ami français.
Notre dirigeant de la société civile a plusieurs fois encaissé, indûment, des sommes colossales au titre des commissions de certaines autorités qui, selon lui, seraient intervenues pour la résolution du problème. Pourtant, celui-là même grâce à qui l’affaire a pu être réglée n’a perçu aucune somme venant du Français. C’est pour s’en plaindre qu’il s’est confié à la Rédaction du "Pays" le 18 décembre 2008. Selon la victime, le Français devait à ses créanciers des dizaines de millions de F CFA. Mais grâce à elle, cette somme a été ramenée finalement à moins de dix millions de F CFA seulement.
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Pô : de l’arbitraire au commissariat de police ?
Des affectations opérées récemment au commissariat central de police de Pô ne seraient pas du goût des agents intéressés. Selon nos sources, la décision est perçue comme une sanction contre des fonctionnaires, qualifiés de revendicateurs et de syndicalistes, qui se seraient opposés contre le taux de ponction faite sur leurs frais de mission. En plus d’être contre cette pratique, ces mêmes personnes s’interrogent sur la destination des sommes ponctionnées ou de montants exigés à chaque retour de mission. Selon toujours nos sources, la pratique, quoique illégale, serait un moindre mal si les sommes en jeu n’étaient pas considérables. Il est par exemple question de ponction de 9 000 F CFA sur des frais de mission de 10 000 F CFA ou de dépôt de la somme de 6 000 F CFA par agent de retour de mission à Dakola à la frontière avec le Ghana. Ou bien encore 15 000 F CFA à déposer systématiquement par toute équipe revenant de mission de contrôle. La décision d’affectation à Zecco - elle serait effective depuis le 16 décembre dernier - étant prise suite à la volonté des concernés de ne plus accepter qu’une ponction de 50%, ces derniers parlent de décision arbitraire et voudraient également connaître la destination et/ou l’usage fait des différentes retenues sur leurs frais.
Incendie au secteur 4 de Ouahigouya : une maison partie en fumée Le phénomène d’incendie est en train de prendre de l’ampleur ces derniers temps dans la commune de Ouahigouya. Depuis novembre, ils sont nombreux, ceux qui en ont été victimes. Le vendredi 19 décembre dernier,Seydou Ouédraogo, connu sous le pseudonyme de "Brésilien", habitant du secteur 4, a vu sa maison partir en fumée. Les dégâts matériels ont été énormes, mais on ne déplore aucune perte en vie humaine. Selon une voisine, qui a alerté les sapeurs-pompiers, tout serait parti d’une des chambres appartenant aux enfants. Les chambres comme le salon ont été atteints. N’eût été l’intervention rapide des soldats du feu, le bilan aurait été plus lourd. L’on ignore pour le moment les causes réelles de cet incendie.
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Des Burkinabè de l’extérieur s’organisent
L’Association des Burkinabè de l’extérieur pour le développement (ABED) organise une conférence de presse le samedi 27 décembre 2008 à 9h à l’auberge l’Oiseau bleu (secteur 1). L’ABED est une ONG apolitique dont les activités sont axées sur le droit, l’humanitaire et le social.
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En attendant l’ambassade et les visas du Japon à Ouaga
Yukuo Marata, premier secrétaire de l’ambassade du Japon au Burkina, est également le chargé d’affaires de ladite institution qui ouvrira ses portes dans notre capitale. Une ambassade du Japon à Ouaga, c’est le rêve de nombreux Burkinabè qui devaient s’adresser à Abidjan pour certaines de leurs préoccupations. Ce voeu sera donc exaucé d’ici au 1er janvier 2009, date à laquelle la représentation diplomatique s’installera à Ouaga, plus précisément dans le quartier huppé de Ouaga 2000. Selon donc Yukuo Murata, le chargé d’affaires, en attendant l’arrivée du nouvel ambassadeur, la représentation diplomatique aura toutes les prérogatives dévolues à ce genre de structure, sauf celle de délivrance de visa. Pour cet aspect, il faudra continuer à s’adresser à l’ambassade du Japon à Abidjan. Jusqu’à mars ou avril où le sésame pour le Japon pourrait s’obtenir à Ouaga.
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CNRST : les chauffeurs créent une association
Le personnel chauffeur du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) a procédé à la création d’une association dénommée Association du personnel chauffeur du Centre national de la recherche scientifique et technologique (APC/CNRST). L’APC/CNRST qui est présidée par Michel P. Ouédraogo, a pour objectifs de : - susciter l’entraide et la solidarité entre ses membres ; - lutter contre la pauvreté ; - apporter une assistance aux cas sociaux (malades, personnes âgées) ; - développer les compétences des membres de l’association ; - restaurer l’environnement ; - promouvoir l’agro-foresterie ; - promouvoir l’agriculture.
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Me Pacéré : 35 ans de barreau célébrés ce dimanche
C’est ce dimanche 27 décembre que Me Titinga Frédéric Pacéré commémorera, à Manéga, le 35e anniversaire de sa prestation de serment d’avocat. Ce sera une Journée d’accueil, d’hommages et de festivités que vivront les invités et le public qui feront le déplacement de Manéga.
CDP-Yatenga : une mission du BPN à Ouahigouya Une mission du bureau politique national (BPN) a rencontré les militants et sympathisants du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) du Yatenga, le dimanche 21 décembre dernier dans la salle de réunions de l’hôtel de l’Amitié de Ouahigouya.Ils étaient venus des villages et secteurs, suite à l’appel du bureau local.Selon quelques participants à la rencontre, il était question pour le BPN, de donner des informations relatives à la vie du parti et dégager des perspectives.
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Paroisse de Gaoua : RBC au secours des plus démunis
Réadaptation à base communautaire (RBC) /Gaoua a organisé le 5 décembre 2008 des journées portes ouvertes où des personnes démunies, en particulier des handicapés, ont reçu diverses opportunités. C’est ainsi que certains d’entre eux ont bénéficié de tricycles pour leur déplacement. Des consultations ophtalmologiques ont été faites gratuitement en marge de ces journées. La prière à la paroisse Sacré Cœur de Gaoua a constitué le bouquet final. Lesdites journées étaient placées sous le parrainage de Monseigneur Der Raphaël Dabiré.
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La FIFA décide des conditions minimales pour les contrats de footballeurs professionnels
La FIFA a informé ses associations membres, le 24 novembre 2008, d’une nouvelle directive visant à instaurer des standards internationaux minimaux pour les clauses des contrats de travail des footballeurs. Les 208 associations membres sont ainsi encouragées à faire respecter les exigences minimales requises pour les contrats des footballeurs professionnels, celles-ci couvrant les droits et obligations des joueurs et des clubs. Cette initiative marque une étape importante dans le travail de modernisation des relations sociales du monde du football que la FIFA a entrepris en étroite collaboration avec la FIFPro (Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels) depuis 2001.
Cette coopération entre les deux institutions depuis sept ans, s’est traduite notamment par la mise en place en 2002 de la Chambre de résolution des litiges, la signature d’un partenariat en 2006 et une consultation permanente sur tous les sujets actuels du football. Elle représente aujourd’hui une sérieuse avancée dans le dialogue social entre les membres de la pyramide mondiale du football.
Gala du joueur mondial de la FIFA 2008 : la liste des nominés
La liste des nominés aux titres de joueur mondial et de joueuse mondiale de la FIFA 2008, dont le gala aura lieu à l’opéra de Zurich le 12 janvier 2009, a été rendue publique vendredi dernier. Voici par ordre alphabétique, les noms : les hommes, Kaka (Brésil), Lionel Messi (Argentine), Cristiano Ronaldo (Portugal), Fernando Torres (Espagne) et Xavi (Espagne) ; les femmes, Nadrine Angerer (Allemagne), Cristiane (Brésil), Marta (Brésil), Birgit Prinz (Allemagne) et Kelly Smith (Angleterre). D’intéressantes modifications ont été apportées à l’édition 2008 du Gala du joueur mondial de la FIFA, dont notamment la participation de cinq footballeurs et cinq footballeuses, alors que seuls trois de chaque catégorie étaient nominés les années précédentes. La liste des nominés a été confirmée par le vote des entraîneurs et des capitaines des équipes nationales masculines et féminines du monde entier parmi une longue liste de joueurs et de joueuses établie par la FIFA. En outre, les traditionnels Prix du président de la FIFA et Distinction fair-play de la FIFA seront également remis.
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Clubs UNESCO : grande réunion ce week-end
Dans le cadre de la relance du mouvement des clubs UNESCO, une grande réunion des anciens membres de la Fédération burkinabè des associations et clubs UNESCO est prévue pour le 27 décembre au siège du FBACU. C’est une réunion d’information et d’échanges convoquée par le commissaire général.
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Hôtellerie et restauration : une formation en vue
Dans le cadre de son programme d’insertion socioprofessionnelle en faveur des couches défavorisées, le Centre de formation en hôtellerie de Ouagadougou recrute des jeunes filles et garçons pour une formation qualifiante et subventionnée à des fins d’emplois directs en restauration. La durée de la formation est de 45 jours, et le niveau d’études requis est le CEP. Les dossiers de candidatures sont recevables du 26 décembre 2008 au 05 janvier 2009 à parti de 7h30mn, au centre sis à Samandin, secteur 7, non loin du marché Koukinyaar, à l’immeuble rouge.
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BLOCS-NOTES
- Loro Mazano, auteur burkinabè vivant en France, procédera à la dédicace de ses oeuvres le 27 décembre à partir de 15 heures à l’Espace Harmattan, à Ouagadougou.
- Dans le cadre de ses activités annuelles, la Jeunesse étudiante catholique (JEC) du Burkina organise du 27 au 30 décembre 2008 au Collège Notre Dame de Kolgh Naaba son Comité national. Ce sera pour les militants un cadre de formation, d’appréciation des programmes d’activités annuels des différents diocèses pour une action toujours plus visible.
Le Pays
Un membre influent de la société civile burkinabè, de surcroît un dirigeant d’une importante organisation de défense des droits de l’homme, est trempé dans une affaire louche. L’affaire remonte au mois d’avril 2008. L’intéressé a un ami français qui est le patron d’une importante société.
Cette société a une représentation au Burkina et c’est celle-ci qui, entre-temps, était menacée de faillite, du fait de crédits trop élevés. C’est ainsi qu’en le conduisant auprès d’un négociateur, le militant des droits de l’homme est parvenu à tirer son ami expatrié d’affaire. Tout se serait bien passé si seulement le militant de la société civile qui s’est ainsi hasardeusement lancé dans l’intermédiation d’affaires, n’avait pas voulu gruger l’homme par qui il a pu sauver son ami français.
Notre dirigeant de la société civile a plusieurs fois encaissé, indûment, des sommes colossales au titre des commissions de certaines autorités qui, selon lui, seraient intervenues pour la résolution du problème. Pourtant, celui-là même grâce à qui l’affaire a pu être réglée n’a perçu aucune somme venant du Français. C’est pour s’en plaindre qu’il s’est confié à la Rédaction du "Pays" le 18 décembre 2008. Selon la victime, le Français devait à ses créanciers des dizaines de millions de F CFA. Mais grâce à elle, cette somme a été ramenée finalement à moins de dix millions de F CFA seulement.
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Pô : de l’arbitraire au commissariat de police ?
Des affectations opérées récemment au commissariat central de police de Pô ne seraient pas du goût des agents intéressés. Selon nos sources, la décision est perçue comme une sanction contre des fonctionnaires, qualifiés de revendicateurs et de syndicalistes, qui se seraient opposés contre le taux de ponction faite sur leurs frais de mission. En plus d’être contre cette pratique, ces mêmes personnes s’interrogent sur la destination des sommes ponctionnées ou de montants exigés à chaque retour de mission. Selon toujours nos sources, la pratique, quoique illégale, serait un moindre mal si les sommes en jeu n’étaient pas considérables. Il est par exemple question de ponction de 9 000 F CFA sur des frais de mission de 10 000 F CFA ou de dépôt de la somme de 6 000 F CFA par agent de retour de mission à Dakola à la frontière avec le Ghana. Ou bien encore 15 000 F CFA à déposer systématiquement par toute équipe revenant de mission de contrôle. La décision d’affectation à Zecco - elle serait effective depuis le 16 décembre dernier - étant prise suite à la volonté des concernés de ne plus accepter qu’une ponction de 50%, ces derniers parlent de décision arbitraire et voudraient également connaître la destination et/ou l’usage fait des différentes retenues sur leurs frais.
Incendie au secteur 4 de Ouahigouya : une maison partie en fumée Le phénomène d’incendie est en train de prendre de l’ampleur ces derniers temps dans la commune de Ouahigouya. Depuis novembre, ils sont nombreux, ceux qui en ont été victimes. Le vendredi 19 décembre dernier,Seydou Ouédraogo, connu sous le pseudonyme de "Brésilien", habitant du secteur 4, a vu sa maison partir en fumée. Les dégâts matériels ont été énormes, mais on ne déplore aucune perte en vie humaine. Selon une voisine, qui a alerté les sapeurs-pompiers, tout serait parti d’une des chambres appartenant aux enfants. Les chambres comme le salon ont été atteints. N’eût été l’intervention rapide des soldats du feu, le bilan aurait été plus lourd. L’on ignore pour le moment les causes réelles de cet incendie.
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Des Burkinabè de l’extérieur s’organisent
L’Association des Burkinabè de l’extérieur pour le développement (ABED) organise une conférence de presse le samedi 27 décembre 2008 à 9h à l’auberge l’Oiseau bleu (secteur 1). L’ABED est une ONG apolitique dont les activités sont axées sur le droit, l’humanitaire et le social.
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En attendant l’ambassade et les visas du Japon à Ouaga
Yukuo Marata, premier secrétaire de l’ambassade du Japon au Burkina, est également le chargé d’affaires de ladite institution qui ouvrira ses portes dans notre capitale. Une ambassade du Japon à Ouaga, c’est le rêve de nombreux Burkinabè qui devaient s’adresser à Abidjan pour certaines de leurs préoccupations. Ce voeu sera donc exaucé d’ici au 1er janvier 2009, date à laquelle la représentation diplomatique s’installera à Ouaga, plus précisément dans le quartier huppé de Ouaga 2000. Selon donc Yukuo Murata, le chargé d’affaires, en attendant l’arrivée du nouvel ambassadeur, la représentation diplomatique aura toutes les prérogatives dévolues à ce genre de structure, sauf celle de délivrance de visa. Pour cet aspect, il faudra continuer à s’adresser à l’ambassade du Japon à Abidjan. Jusqu’à mars ou avril où le sésame pour le Japon pourrait s’obtenir à Ouaga.
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CNRST : les chauffeurs créent une association
Le personnel chauffeur du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) a procédé à la création d’une association dénommée Association du personnel chauffeur du Centre national de la recherche scientifique et technologique (APC/CNRST). L’APC/CNRST qui est présidée par Michel P. Ouédraogo, a pour objectifs de : - susciter l’entraide et la solidarité entre ses membres ; - lutter contre la pauvreté ; - apporter une assistance aux cas sociaux (malades, personnes âgées) ; - développer les compétences des membres de l’association ; - restaurer l’environnement ; - promouvoir l’agro-foresterie ; - promouvoir l’agriculture.
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Me Pacéré : 35 ans de barreau célébrés ce dimanche
C’est ce dimanche 27 décembre que Me Titinga Frédéric Pacéré commémorera, à Manéga, le 35e anniversaire de sa prestation de serment d’avocat. Ce sera une Journée d’accueil, d’hommages et de festivités que vivront les invités et le public qui feront le déplacement de Manéga.
CDP-Yatenga : une mission du BPN à Ouahigouya Une mission du bureau politique national (BPN) a rencontré les militants et sympathisants du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) du Yatenga, le dimanche 21 décembre dernier dans la salle de réunions de l’hôtel de l’Amitié de Ouahigouya.Ils étaient venus des villages et secteurs, suite à l’appel du bureau local.Selon quelques participants à la rencontre, il était question pour le BPN, de donner des informations relatives à la vie du parti et dégager des perspectives.
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Paroisse de Gaoua : RBC au secours des plus démunis
Réadaptation à base communautaire (RBC) /Gaoua a organisé le 5 décembre 2008 des journées portes ouvertes où des personnes démunies, en particulier des handicapés, ont reçu diverses opportunités. C’est ainsi que certains d’entre eux ont bénéficié de tricycles pour leur déplacement. Des consultations ophtalmologiques ont été faites gratuitement en marge de ces journées. La prière à la paroisse Sacré Cœur de Gaoua a constitué le bouquet final. Lesdites journées étaient placées sous le parrainage de Monseigneur Der Raphaël Dabiré.
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La FIFA décide des conditions minimales pour les contrats de footballeurs professionnels
La FIFA a informé ses associations membres, le 24 novembre 2008, d’une nouvelle directive visant à instaurer des standards internationaux minimaux pour les clauses des contrats de travail des footballeurs. Les 208 associations membres sont ainsi encouragées à faire respecter les exigences minimales requises pour les contrats des footballeurs professionnels, celles-ci couvrant les droits et obligations des joueurs et des clubs. Cette initiative marque une étape importante dans le travail de modernisation des relations sociales du monde du football que la FIFA a entrepris en étroite collaboration avec la FIFPro (Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels) depuis 2001.
Cette coopération entre les deux institutions depuis sept ans, s’est traduite notamment par la mise en place en 2002 de la Chambre de résolution des litiges, la signature d’un partenariat en 2006 et une consultation permanente sur tous les sujets actuels du football. Elle représente aujourd’hui une sérieuse avancée dans le dialogue social entre les membres de la pyramide mondiale du football.
Gala du joueur mondial de la FIFA 2008 : la liste des nominés
La liste des nominés aux titres de joueur mondial et de joueuse mondiale de la FIFA 2008, dont le gala aura lieu à l’opéra de Zurich le 12 janvier 2009, a été rendue publique vendredi dernier. Voici par ordre alphabétique, les noms : les hommes, Kaka (Brésil), Lionel Messi (Argentine), Cristiano Ronaldo (Portugal), Fernando Torres (Espagne) et Xavi (Espagne) ; les femmes, Nadrine Angerer (Allemagne), Cristiane (Brésil), Marta (Brésil), Birgit Prinz (Allemagne) et Kelly Smith (Angleterre). D’intéressantes modifications ont été apportées à l’édition 2008 du Gala du joueur mondial de la FIFA, dont notamment la participation de cinq footballeurs et cinq footballeuses, alors que seuls trois de chaque catégorie étaient nominés les années précédentes. La liste des nominés a été confirmée par le vote des entraîneurs et des capitaines des équipes nationales masculines et féminines du monde entier parmi une longue liste de joueurs et de joueuses établie par la FIFA. En outre, les traditionnels Prix du président de la FIFA et Distinction fair-play de la FIFA seront également remis.
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Clubs UNESCO : grande réunion ce week-end
Dans le cadre de la relance du mouvement des clubs UNESCO, une grande réunion des anciens membres de la Fédération burkinabè des associations et clubs UNESCO est prévue pour le 27 décembre au siège du FBACU. C’est une réunion d’information et d’échanges convoquée par le commissaire général.
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Hôtellerie et restauration : une formation en vue
Dans le cadre de son programme d’insertion socioprofessionnelle en faveur des couches défavorisées, le Centre de formation en hôtellerie de Ouagadougou recrute des jeunes filles et garçons pour une formation qualifiante et subventionnée à des fins d’emplois directs en restauration. La durée de la formation est de 45 jours, et le niveau d’études requis est le CEP. Les dossiers de candidatures sont recevables du 26 décembre 2008 au 05 janvier 2009 à parti de 7h30mn, au centre sis à Samandin, secteur 7, non loin du marché Koukinyaar, à l’immeuble rouge.
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BLOCS-NOTES
- Loro Mazano, auteur burkinabè vivant en France, procédera à la dédicace de ses oeuvres le 27 décembre à partir de 15 heures à l’Espace Harmattan, à Ouagadougou.
- Dans le cadre de ses activités annuelles, la Jeunesse étudiante catholique (JEC) du Burkina organise du 27 au 30 décembre 2008 au Collège Notre Dame de Kolgh Naaba son Comité national. Ce sera pour les militants un cadre de formation, d’appréciation des programmes d’activités annuels des différents diocèses pour une action toujours plus visible.
Le Pays
11 décembre à Washington : l’identité burkinabè révélée aux hôtes de la cérémonie
jeudi 25 décembre 2008.
L’Association des burkinabè de la Région de Washington (ABURWA) en collaboration avec l’Ambassade du Burkina Faso à Washington DC, a commémoré dans la ferveur et l’allégresse musicales des artistes Sonia CARRE D’AS et Floby, les festivités marquant le 48ème anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso.
Une cérémonie riche en couleurs qui a enregistré la participation de nombreux burkinabè résidant aux Etats-Unis ainsi que les amis du Burkina, et a été presidée par l’Ambassadeur du Burkina Faso à Washington DC, Son Excellence Paramanga Ernest Yonli qu’accompaganait son épouse Kadidiatou Yonli et réhaussée par la presence des Ambassadeurs du Mali et du Sénégal.
Dans une brève intervention, le Président de l’ABURWA, Mouni Kouda s’est félicité de la mobilisation de la communauté qui traduit leur engagement à la cause nationale. Avant de prononcer son allocution, l’Ambassadeur Paramanga Ernest Yonli a demandé une minute de silence à la mémoire du Commandant SAWADOGO Saïdou et celle de l’Adjudant SANOU Zakaria, deux pilotes de grande valeur tués dans un accident, au cours d’exercices relatifs à la célébration du 11 décembre 2008 à Fada-N’Gourma.
Il a ensuite salué la forte mobilisation de ses compatriotes qui témoigne de leur fidélité à la mère patrie et leur attachement aux idéaux et aux valeurs qui caractérisent l’identité burkinabè faite de courage, d’intégrité, d’ardeur au travail, mais aussi de sens du partage. L’Ambassadeur Yonli a rappelé, à ses compatriotes, l’historique de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Une Indépendance acquise il y a 48 ans à la suite d’une lutte acharnée engagée par ses dignes fils contre le colonisateur avant de souligner qu’au cours des décennies écoulées, notre vaillant peuple a fait montre de courage et d’engagement au travail pour relever les défis du développement. Ainsi, des transformations remarquables ont été opérées au sein de notre société tant au plan politique, économique que socioculturel.
Sur le plan diplomatique, Paramanga Ernest Yonli a noté qu’aujourd’hui, « le Burkina Faso jouit sur la scène internationale d’une image digne et respectée. Il a su agrandir le cercle de ses amis et conquérir la sympathie des partenaires au développement dans le monde. Cela a été possible grâce aux actions menées par la diplomatie burkinabé en Afrique et dans le monde, sous l’impulsion et le leadership du Président Blaise COMPAORE ».
Ce rayonnement international traduit l’estime et la solidarité des autres pays à endroit du Burkina, et vaut aujourd’hui à notre pays d’être membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour la période allant de janvier 2008 à décembre 2009. S’agissant particulièrement des relations américano-burkinabè, il a rappelé la visite effectuée par le Président du Faso, S.E.M. Blaise COMPAORE du 14 au 16 juillet 2008 aux Etats-Unis d’Amérique, et qui a constitué un symbole fort de l’exemplaire coopération que nous bâtissons tous les jours entre nos deux pays. Aujourd’hui, « force est de constater qu’une nouvelle ère s’ouvre dans la coopération entre les Etats-Unis d’Amérique et le Burkina Faso, caractérisée par l’admission de notre pays à la loi sur la croissance et les opportunités en Afrique, au Millenium Challenge Account et sur le plan militaire, l’appui à la formation et à l’équipement de nos forces armées dans le cadre des opérations de maintien de la paix. Pour ma part, j’invite l’ensemble des membres de notre communauté à se saisir des opportunités ainsi offertes par l’élargissement et l’approfondissement de notre coopération avec les Etats Unis d’Amérique, afin de contribuer davantage au développement de notre pays ».
Au nom de S.E.M. le Président du Faso, Paramanga Ernest Yonli a exprimé au nouveau Président élu des Etats-Unis, S.E.M. Barack OBAMA, ses vives et chaleureuses félicitations et ses vœux de réussite pour son mandat historique qui s’ouvre le 20 Janvier 2009 à la tête des Etats Unis d’Amérique.
Evoquant le thème de la célébration du 48ème anniversaire l’Indépendance : « valorisation des ressources forestières et fauniques », l’Ambassadeur Yonli a souligné que « c’est un thème qui rappelle que la forêt et la faune constituent des ressources stratégiques capables de générer des revenus, de promouvoir l’emploi et le développement durable et surtout, de contribuer au mieux être des populations actuelles et futures ».
Il a terminé en félicitant ses compatriotes pour le comportement exemplaire dont ils font montre dans le pays d’accueil, et les encourage partout où ils trouvent leur pitance quotidienne ou vaquent tranquillement à leurs occupations, à vivre en bonne intelligence avec les citoyens américains et dans le respect des lois du pays d’accueil. Fidèle à sa tradition, l’ABURWA a décerné des prix aux plus méritants de l’Association. Place fut faite ensuite à une dégustation de mets burkinabè et à une soirée dansante animée dans un premier temps par Sonia et Floby qui ont fait vibrer la salle au rythme de leurs belles chansons auxquelles l’Ambassadeur et ses hôtes n’ont pu résister. La soirée s’est poursuivie tard au son toujours de la bonne musique sélectionnée cette fois par le talentueux DJ Gérard Koala.
H. BARRY
Ambassade du Burkina Faso à WDC
Une cérémonie riche en couleurs qui a enregistré la participation de nombreux burkinabè résidant aux Etats-Unis ainsi que les amis du Burkina, et a été presidée par l’Ambassadeur du Burkina Faso à Washington DC, Son Excellence Paramanga Ernest Yonli qu’accompaganait son épouse Kadidiatou Yonli et réhaussée par la presence des Ambassadeurs du Mali et du Sénégal.
Dans une brève intervention, le Président de l’ABURWA, Mouni Kouda s’est félicité de la mobilisation de la communauté qui traduit leur engagement à la cause nationale. Avant de prononcer son allocution, l’Ambassadeur Paramanga Ernest Yonli a demandé une minute de silence à la mémoire du Commandant SAWADOGO Saïdou et celle de l’Adjudant SANOU Zakaria, deux pilotes de grande valeur tués dans un accident, au cours d’exercices relatifs à la célébration du 11 décembre 2008 à Fada-N’Gourma.
Il a ensuite salué la forte mobilisation de ses compatriotes qui témoigne de leur fidélité à la mère patrie et leur attachement aux idéaux et aux valeurs qui caractérisent l’identité burkinabè faite de courage, d’intégrité, d’ardeur au travail, mais aussi de sens du partage. L’Ambassadeur Yonli a rappelé, à ses compatriotes, l’historique de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Une Indépendance acquise il y a 48 ans à la suite d’une lutte acharnée engagée par ses dignes fils contre le colonisateur avant de souligner qu’au cours des décennies écoulées, notre vaillant peuple a fait montre de courage et d’engagement au travail pour relever les défis du développement. Ainsi, des transformations remarquables ont été opérées au sein de notre société tant au plan politique, économique que socioculturel.
Sur le plan diplomatique, Paramanga Ernest Yonli a noté qu’aujourd’hui, « le Burkina Faso jouit sur la scène internationale d’une image digne et respectée. Il a su agrandir le cercle de ses amis et conquérir la sympathie des partenaires au développement dans le monde. Cela a été possible grâce aux actions menées par la diplomatie burkinabé en Afrique et dans le monde, sous l’impulsion et le leadership du Président Blaise COMPAORE ».
Ce rayonnement international traduit l’estime et la solidarité des autres pays à endroit du Burkina, et vaut aujourd’hui à notre pays d’être membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour la période allant de janvier 2008 à décembre 2009. S’agissant particulièrement des relations américano-burkinabè, il a rappelé la visite effectuée par le Président du Faso, S.E.M. Blaise COMPAORE du 14 au 16 juillet 2008 aux Etats-Unis d’Amérique, et qui a constitué un symbole fort de l’exemplaire coopération que nous bâtissons tous les jours entre nos deux pays. Aujourd’hui, « force est de constater qu’une nouvelle ère s’ouvre dans la coopération entre les Etats-Unis d’Amérique et le Burkina Faso, caractérisée par l’admission de notre pays à la loi sur la croissance et les opportunités en Afrique, au Millenium Challenge Account et sur le plan militaire, l’appui à la formation et à l’équipement de nos forces armées dans le cadre des opérations de maintien de la paix. Pour ma part, j’invite l’ensemble des membres de notre communauté à se saisir des opportunités ainsi offertes par l’élargissement et l’approfondissement de notre coopération avec les Etats Unis d’Amérique, afin de contribuer davantage au développement de notre pays ».
Au nom de S.E.M. le Président du Faso, Paramanga Ernest Yonli a exprimé au nouveau Président élu des Etats-Unis, S.E.M. Barack OBAMA, ses vives et chaleureuses félicitations et ses vœux de réussite pour son mandat historique qui s’ouvre le 20 Janvier 2009 à la tête des Etats Unis d’Amérique.
Evoquant le thème de la célébration du 48ème anniversaire l’Indépendance : « valorisation des ressources forestières et fauniques », l’Ambassadeur Yonli a souligné que « c’est un thème qui rappelle que la forêt et la faune constituent des ressources stratégiques capables de générer des revenus, de promouvoir l’emploi et le développement durable et surtout, de contribuer au mieux être des populations actuelles et futures ».
Il a terminé en félicitant ses compatriotes pour le comportement exemplaire dont ils font montre dans le pays d’accueil, et les encourage partout où ils trouvent leur pitance quotidienne ou vaquent tranquillement à leurs occupations, à vivre en bonne intelligence avec les citoyens américains et dans le respect des lois du pays d’accueil. Fidèle à sa tradition, l’ABURWA a décerné des prix aux plus méritants de l’Association. Place fut faite ensuite à une dégustation de mets burkinabè et à une soirée dansante animée dans un premier temps par Sonia et Floby qui ont fait vibrer la salle au rythme de leurs belles chansons auxquelles l’Ambassadeur et ses hôtes n’ont pu résister. La soirée s’est poursuivie tard au son toujours de la bonne musique sélectionnée cette fois par le talentueux DJ Gérard Koala.
H. BARRY
Ambassade du Burkina Faso à WDC
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