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Blog d'information générale sur l'actualité au Burkina Faso

dimanche 28 décembre 2008

Défilé d’animaux lors du 11-Décembre : Dans les confidences d’un expert

vendredi 26 décembre 2008.

C’était prévu, lors de la grande parade de la fête de l’indépendance, le 11 décembre 2008 à Fada N’Gourma, qu’on présente une vingtaine d’espèces dont le lion, l’éléphant, le buffle, etc. Finalement, c’est plutôt les hyènes et quelques rares kobas que les invités ont pu découvrir, ce qui a laissé plus d’un sur sa curiosité. En rappel, le ministre de l’Environnement et du Cadre de vie, Salifou Sawadogo,...
a avoué en fin de compte qu’il est difficile de faire défiler les animaux tels que le lion, l’éléphant. Nous nous sommes entretenu avec le chef de capture des espèces : il s’agit de l’éminent professeur Alassane Séré, qu’on ne vous présente plus, agrégé des Ecoles nationales vétérinaires françaises. Il fut également directeur de l’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires de Dakar au Sénégal et ministre des Ressources animales. Avec cette personnalité titulaire de plusieurs décorations burkinabé et étrangères, nous avons recueilli des informations intéressantes à plus d’un titre sur la capture des bêtes.

Dans quel contexte avez-vous été approché pour diriger l’équipe de capture des animaux sauvages ?

• Merci d’abord de venir vous entretenir avec moi. Très jeune, j’avais une attraction pour les animaux, la faune en particulier. En seconde au Collège moderne de Ouagadougou, j’élevais un faon (petite biche), à qui je donnais son biberon de lait Guigoz à heures fixes, 7 h, 12h15, 19 h.

Dès qu’un professeur dépassait son heure, elle débarquait en toute vitesse dans la salle de classe en bramant, et cela amusait beaucoup les professeurs mais pas le proviseur, qui la voulait pour sa fille et tentait de m’interdire de garder un animal dans les dortoirs. Je lui ai répondu que cet animal est bien pour sa fille dans l’enceinte du collège mais pas pour moi.

Il était coincé. Pour la petite anecdote, deux de mes camarades et amis, dont l’architecte Abel Isaac, faisaient des prélèvements dans mon lait, et ils s’invitaient, pour que je ne le sache pas, à « chiquer leur tabac ». Cette passion ne m’a jamais quitté d’autant que j’ai vécu mon enfance à Fada, où à l’époque les koba traversaient la route à seulement 10 km de la ville. Tout cela a été à l’origine de ma vocation de vétérinaire.

En tant que professeur agrégé de physiologie et de pharmacodynamie, j’ai axé une bonne partie de mon cours sur les drogues utilisées pour les captures, et j’avais, en tant que directeur créé un module pour cet aspect particulier, car je pensais que cette activité importante pour l’Afrique devait être maîtrisée par nos étudiants futurs vétérinaires. Nous avons alors travaillé avec les Eaux et Forêts du Sénégal sur les captures et les premières transplantations pour la forêt de Bandia, située à quelques encablures de Dakar et qui est aujourd’hui un lieu touristique très fréquenté.

Dans le programme du gouvernement en 1997, il était inscrit l’élevage des animaux non conventionnels comme source de création d’emplois pour les jeunes et les femmes (pintades sauvages pour les lâcher pour les tirs, francolins pour leur chair et surtout pour les vertus thérapeutiques contre les ictères, autruches, cob de buffon, bubales, kobas, crocodiles.

Le chef de l’Etat avait innové en la matière, puisqu’il avait élevé un couple d’antilopes (cobs de buffon), qui a fait de nombreux petits. Il a été retiré de la résidence parce que le mâle, avec l’âge, était devenu agressif. J’ai ramené de Dakar mon fusil de téléanesthésie. Nous avions en son temps débuté la formation aux captures en envoyant en stage au Kenya deux cadres, un docteur vétérinaire et un cadre de l’environnement, qui a constitué l’ossature de mon équipe plus tard. C’est cette équipe qui a procédé à la capture de l’éléphant solitaire qui rôdait aux alentours de Ouagadougou.

C’est encore notre équipe qui a anesthésié et opéré avec succès une femelle girafe du parc animalier de Ziniaré, laquelle a été éventrée, intestin dehors, par une mère élan qui protégeait sa progéniture de la tendresse bien connue des girafes. C’est aussi notre équipe qui a anesthésié la femelle hippopotame qui avait donné naissance à un avorton suivi d’une métrite purulente. Je peux dire que j’ai été un des tout premiers vétérinaires à faire la fouille d’un utérus d’hippopotame pour en extraire les débris purulents et la soigner avec succès.

Elle a, du reste, été totalement guérie, ce qui n’était pas évident pour une affection devenue chronique, puisqu’elle a donné le jour à un petit, âgé de quelque deux mois. Nous avons également anesthésié deux lions qui se sont trouvés coincés des heures entre le grillage et le mur d’enceinte afin qu’on puisse creuser un trou dans le béton pour les en extraire. Malheureusement, une femelle est morte par suite d’étouffement. C’est dire que l’équipe avait déjà des acquis.

La foire se déroulant à Fada, il était normal que le gouvernement et le ministre de l’environnement songeassent à le placer sous le signe de la valorisation de notre patrimoine faunique. J’ai été saisi par les services du ministère pour effectuer la capture de 5 espèces (en couple) en vue de la foire exposition il y a environ un mois et demi. Compte tenu de la pertinence du sujet, j’ai préféré renforcer l’équipe par un ami vétérinaire spécialiste de la faune de la Kenya wildlife service, car nul n’est prophète dans son pays, spécialement au Burkina Faso.

Quelles sont les espèces fauniques que votre équipe devait capturer ?

• Il s’agit de cinq espèces, à savoir un couple de bubales, un couple de buffles, un couple de kobas, un couple de waterbuck ou cob onctueux, et un couple de kobs de buffon. L’éléphant a été ajouté par la suite On a parlé de plusieurs espèces, mais ces espèces devaient provenir de la ménagerie de conservateurs de parcs. C’est uniquement les difficultés d’acheminement qui en ont amené la réduction du nombre.

Finalement, combien d’animaux on été capturés ?

• Nous en avons capturé en tout 12 y compris les éléphants, au nombre de 3. Dans la recherche de l’éléphant de taille manipulable pour remplacer le fugitif, on a capturé un sujet qui s’est révélé trop lourd pour être hissé dans la cage sur le camion. On l’a donc réveillé et il s’en est allé de son train de sénateur.

Avez-vous rencontré des difficultés pour avoir certains animaux ? • Pas spécialement. Lorsque l’on a une équipe avec une répartition précise des tâches, tout est facile. La logistique est la pièce maîtresse du dispositif. Tirer sur un animal pour l’anesthésier ne pose aucun problème. Un physiologiste avec l’expérience accumulée tant au niveau de la recherche que de l’enseignement a toutes les astuces pour préparer la mixture qui convient, et connaît le comportement des animaux sous l’effet de la drogue. Cette observation du comportement nous a permis de recourir à des mélanges totalement inédits pour les éléphants, les antilopes, qui sont inconnus même parmi les professionnels de la capture.

La principale difficulté concerne la coordination entre l’hélico qui a l’équipe de tireurs et de réanimation et l’équipe au sol qui va transporter les animaux. Nous l’avons appris à nos dépens, car nous avons souhaité zéro mortalité, et pour être franc, nous avons perdu la première bête au grand désespoir de toute l’équipe parce que tout simplement la liaison radio était défaillante.

En plus, l’équipe au sol est venue beaucoup trop tard, 2h après. L’animal était stressé par la course, il est tombé dans une zone découverte, sans ombre, au soleil. La plupart des produits utilisés dépriment la fonction respiratoire. Or avec les courses, pour peu que l’animal soit essoufflé, il peut succomber à un arrêt respiratoire.

La solution est l’intervention rapide, à savoir monter l’animal endormi et lui administrer l’antidote, qui lui permet de se réveiller instantanément, en quelques secondes, comme s’il n’avait rien reçu. Un hélico qui vole va plus loin qu’on ne l’imagine et peut faire 20 km en peu de temps alors que sur les pistes, les véhicules chargés roulent à 20 km/h. On a donc remédié à la lacune dans la transmission et tout s’est déroulé à la perfection.

Le rôle de l’hélico est primordial, car il faut qu’il approche l’animal au plus prêt et le plus rapidement possible pour éviter une longue course. Et les pilotes de l’Armée de l’Air forcent notre admiration. Je m’étais juré de ne jamais mettre les pieds dans un hélico, tant j’ai la frousse de ces engins, mais avec ceux-là, on y est comme chez soi.

Voler à très basse altitude, faire des virages comme avec un vélo, séparer l’animal sur lequel tirer du reste du troupeau, tout cela, nos as du pilotage le maîtrise à la perfection ; ensuite, il y a le repérage du troupeau, or ces pilotes ont participé à des opérations de comptage de la faune, ont été partie prenante à plusieurs opérations de ce type. Une équipe française de capture en mission avait signalé le grand professionnalisme de cet équipage.

Le Kényan a dit que tout est possible avec eux, surtout dans nos conditions, où nos animaux sauvages sont exposés aux chasseurs donc se déplacent au moindre bruit par rapport à ce qui se passe au Kenya, où c’est le tourisme de vision, et les animaux restent placides Leur sens aigu de l’orientation a été déterminant. Il y avait aussi le directeur de la Faune et de la Chasse, un vieux briscard dont la connaissance du terrain était phénoménale. Rien qu’en regardant l’écosystème il orientait les pilotes vers les lieux où on pouvait trouver les éléphants, les bubales, les kobas.

Dès qu’un animal était touché, on le suivait tous du regard pour voir où il allait tomber, mais lui choisissait un repère, soit un baobab, soit un rônier que sais-je encore pour savoir où l’animal était tombé. On aurait perdu un waterbuck s’il n’avait pu choisir un bon repère, car cet animal, qui vit en permanence près de l’eau, a tendance à se réfugier sous le couvert végétal dès qu’il se sent en danger, et on le perd assez vite.

Les équipes au sol était conduites par un jeune cadre de l’environnement, qui maniait la communication à la perfection, ce qui, après notre premier déboire, s’est révélé d’une redoutable efficacité, car depuis, l’équipe au sol n’a jamais dépassé plus de 20 à 30 mn pour rejoindre le lieu de la chute d’un animal, permettant à l’équipe des pisteurs et des agents des eaux et forêts de le hisser tout de suite dans sa cage pour le réveil.

L’équipe, en peu de temps, était soudée, et on se surprenait à plaisanter sur tel ou tel sujet et à se remémorer les astuces des chasseurs, disant de ne pas commencer par tel animal, qui porte malheur. La facilité du travail nous est-il montée à la tête ? Certainement pas, mais on avait eu une si grande assurance qu’on disait aux autorités que la capture n’était pas un problème, le transport des animaux par les chauffeurs des concessions avec dextérité et sans coups de freins brusques non plus.

Vous avez parlé de problèmes. On les rencontre dans le management des animaux après la capture. Il fallait, avant les captures, construire un abri sécurisé et sécurisant pour eux : il s’agit de booman, nom afrikander ou zoulou, assez spacieux et à deux compartiments, qui permet d’isoler un animal dans un compartiment, pour nettoyer l’abri et lui donner à manger en toute sérénité. Les plans ont été tracés, mais la main d’œuvre a fait défaut… ce qui fait que les premiers animaux capturés ont dû rester 24 h en attendant la libération d’un booman.

On a dû interrompre la capture deux jours en attendant que les booman soient prêts. On a pu, tout juste, apprivoiser les animaux, pour qu’ils n’inquiètent pas les visiteurs, mais pas assez pour pouvoir les faire défiler, car cela devait prendre au moins un mois et demi à deux mois. Ç’a été une vraie prouesse de faire défiler un couple de bubales lors du défilé. Là également, il faut rendre hommage à un agent des Eaux et Forêts qui a travaillé à la limite de ses forces.

Un éléphant, en s’échappant à Fada, a blessé un enfant ; est-ce que les moyens techniques étaient au rendez-vous pour éviter que l’animal ne quitte sa cage ?

• C’est un évènement malheureux qui nous a tous affligés. L’éléphant est l’animal le plus intelligent et le plus fort qui existe. Rien qu’avec ses muscles et son poids, il peut terrasser un arbre. L’éléphant peut passer à travers « un trou de souris ». L’éléphant n’avait pas de booman.

Pendant qu’on était en capture, un booman a été fabriqué selon les normes de solidité et de sécurité, mais les tacherons, les travailleurs en général, n’aiment pas la routine, ce sont des artistes qui font des pièces uniques, et à notre étonnement, la cage n’était pas aux normes avec les deux compartiments. Les portes n’étaient pas aux normes.

Il fallait décharger l’animal et trouver des astuces pour le maintenir en essayant de renforcer ce qui pouvait l’être. C’est dans ces conditions que par une ouverture, toute petite, il a pu s’échapper à 3h30. Il allait tranquillement vers sa brousse, mais au petit matin, dès que les gosses l’ont aperçu, ils se sont mis à lui courir après.

L’éléphant agresse rarement s’il n’est pas dérangé. Le gros mâle solitaire de la première capture vivait aux alentours des villages sans problème, mais les gosses le dérangeaient tellement qu’il avait commencé à devenir agressif. Il nous a même été conté que comme les enfants pouvaient l’approcher facilement, certains féticheurs les avaient payés pour lui couper la queue, qui devait servir de talisman. Quand on l’a conduit à Nazinga, je me souviens qu’il avait mis sa trompe dans la cabine du chauffeur pour lui caresser le visage, suscitant une peur bleue chez ce dernier, qui a refusé de conduire le véhicule.

Les autorités ont décidé, après ce malheureux incident, de conduire le second éléphant capturé à Ouagadougou. Je l’ai accompagné moi-même. Lorsque j’ai vu l’abri en fer sécurisé mais avec une petite ouverture dans le grillage, j’ai dit que l’éléphant allait s’échapper par là On m’a répondu : c’est impossible.

Mais que s’est-il passé ? Il n’a pas jugé bon de faire tout un tour d’acrobatie. Il a étudié la cage toute la nuit, a vu qu’il s’agissait d’une porte coulissante avec un crochet. Il a tout simplement ôté le crochet, fait coulisser la porte et est sorti tranquillement. Heureusement qu’on s’en est rendu compte rapidement, et comme il y avait du monde, il a été repris au filet.

On a ramené aussi un jeune mâle au parc de Bangr’wéogo dans une cage métallique renforcée aux normes IATA pour le transport aérien il y a trois ans. Il est sorti devant les gardes médusés, hypnotisés, qui se demandaient et qui se demandent toujours : comment a-t-il fait pour sortir de là ? Il a découvert le parc rapidement dans tous ses recoins pour choisir la zone des sables mouvants, où il était inaccessible. On a mis quinze jours pour le rattraper. Ces jeunes mâles sont formés par les parents pour protéger le troupeau : Ils sont appelés askaris (soldats) et ont plus d’un tour dans leur sac.

Certaines espèces, comme le lion, n’ont pas défilé, est-ce parce que votre équipe a rencontré des difficultés dans leur capture ?

• J’ai en partie répondu à cette question. Un animal, même domestique, doit être préparé longtemps à l’avance pour un défilé. Un animal sauvage ne se domestique pas, il s’apprivoise. Il a manqué du temps pour cela.

Nous avions refusé de les tranquilliser pour éviter toute mortalité lorsqu’un animal vivant se débat sous la drogue sans être conscient. Toutefois, les bubales, moins craintifs, sont rentrés tranquillement dans leurs cages et ont pu défiler, ce qui est une vraie prouesse.

Quel bilan faites-vous de la mission qui vous a été confiée ?

L’équipe se professionnalise de plus en plus et n’a rien à envier aux équipes venues d’ailleurs avec de gros moyens. Ensuite, en ce qui concerne le ministre de l’Environnement, il a suivi de bout en bout l’opération, et je me souviens qu’il était là à 1h du matin lorsque je déchargeais mon couple d’autruches. Devant les difficultés de la tâche, il nous a accompagnés tout le temps.

J’ai tenu à le lui dire lors du dîner qu’il nous a offert .Je sais que les gens vont parler, que mes frères burkinabé vont parler, mais le plus grand succès que vous avez obtenu est d’avoir pensé à cette foire exposition. Le tourisme de vision, la protection de la faune ne peuvent se faire qu’en associant les populations. Or, cette exposition vivante a connu un succès éclatant, qui a éclipsé tous les autres stands.

Devant l’affluence, j’ai demandé à deux spécialistes de nous faire le décompte approximatif de ceux qui ont visité le stand des boomans. Vous me croirez ou ne me croirez pas, les chiffres oscillent entre 4500 et 6000 en deux jours. Y a-t-il plus grande sensibilisation que cela ? On a vu des parents amener leurs gosses, on a vu des enfants transportant leurs vieux pour venir voir les animaux.

Je proposerais à la suite de cela qu’on crée un zoo à Fada pour que la protection de la nature dans cette zone, la plus riche et la plus diversifiée en faune sauvage, puisse susciter des vocations parmi les jeunes femmes et enfants, qui ont défilé devant les stands sans désemparer, et créer ainsi chez eux l’envie de protéger cette richesse, leur richesse.

Cyr Pagnim Ouédraogo

L’Observateur Paalga

POT-POURRI : Quand un membre de la société civile est corrompu

vendredi 26 décembre 2008.

Un membre influent de la société civile burkinabè, de surcroît un dirigeant d’une importante organisation de défense des droits de l’homme, est trempé dans une affaire louche. L’affaire remonte au mois d’avril 2008. L’intéressé a un ami français qui est le patron d’une importante société.
Cette société a une représentation au Burkina et c’est celle-ci qui, entre-temps, était menacée de faillite, du fait de crédits trop élevés. C’est ainsi qu’en le conduisant auprès d’un négociateur, le militant des droits de l’homme est parvenu à tirer son ami expatrié d’affaire. Tout se serait bien passé si seulement le militant de la société civile qui s’est ainsi hasardeusement lancé dans l’intermédiation d’affaires, n’avait pas voulu gruger l’homme par qui il a pu sauver son ami français.

Notre dirigeant de la société civile a plusieurs fois encaissé, indûment, des sommes colossales au titre des commissions de certaines autorités qui, selon lui, seraient intervenues pour la résolution du problème. Pourtant, celui-là même grâce à qui l’affaire a pu être réglée n’a perçu aucune somme venant du Français. C’est pour s’en plaindre qu’il s’est confié à la Rédaction du "Pays" le 18 décembre 2008. Selon la victime, le Français devait à ses créanciers des dizaines de millions de F CFA. Mais grâce à elle, cette somme a été ramenée finalement à moins de dix millions de F CFA seulement.


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Pô : de l’arbitraire au commissariat de police ?

Des affectations opérées récemment au commissariat central de police de Pô ne seraient pas du goût des agents intéressés. Selon nos sources, la décision est perçue comme une sanction contre des fonctionnaires, qualifiés de revendicateurs et de syndicalistes, qui se seraient opposés contre le taux de ponction faite sur leurs frais de mission. En plus d’être contre cette pratique, ces mêmes personnes s’interrogent sur la destination des sommes ponctionnées ou de montants exigés à chaque retour de mission. Selon toujours nos sources, la pratique, quoique illégale, serait un moindre mal si les sommes en jeu n’étaient pas considérables. Il est par exemple question de ponction de 9 000 F CFA sur des frais de mission de 10 000 F CFA ou de dépôt de la somme de 6 000 F CFA par agent de retour de mission à Dakola à la frontière avec le Ghana. Ou bien encore 15 000 F CFA à déposer systématiquement par toute équipe revenant de mission de contrôle. La décision d’affectation à Zecco - elle serait effective depuis le 16 décembre dernier - étant prise suite à la volonté des concernés de ne plus accepter qu’une ponction de 50%, ces derniers parlent de décision arbitraire et voudraient également connaître la destination et/ou l’usage fait des différentes retenues sur leurs frais.

Incendie au secteur 4 de Ouahigouya : une maison partie en fumée Le phénomène d’incendie est en train de prendre de l’ampleur ces derniers temps dans la commune de Ouahigouya. Depuis novembre, ils sont nombreux, ceux qui en ont été victimes. Le vendredi 19 décembre dernier,Seydou Ouédraogo, connu sous le pseudonyme de "Brésilien", habitant du secteur 4, a vu sa maison partir en fumée. Les dégâts matériels ont été énormes, mais on ne déplore aucune perte en vie humaine. Selon une voisine, qui a alerté les sapeurs-pompiers, tout serait parti d’une des chambres appartenant aux enfants. Les chambres comme le salon ont été atteints. N’eût été l’intervention rapide des soldats du feu, le bilan aurait été plus lourd. L’on ignore pour le moment les causes réelles de cet incendie.


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Des Burkinabè de l’extérieur s’organisent

L’Association des Burkinabè de l’extérieur pour le développement (ABED) organise une conférence de presse le samedi 27 décembre 2008 à 9h à l’auberge l’Oiseau bleu (secteur 1). L’ABED est une ONG apolitique dont les activités sont axées sur le droit, l’humanitaire et le social.


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En attendant l’ambassade et les visas du Japon à Ouaga

Yukuo Marata, premier secrétaire de l’ambassade du Japon au Burkina, est également le chargé d’affaires de ladite institution qui ouvrira ses portes dans notre capitale. Une ambassade du Japon à Ouaga, c’est le rêve de nombreux Burkinabè qui devaient s’adresser à Abidjan pour certaines de leurs préoccupations. Ce voeu sera donc exaucé d’ici au 1er janvier 2009, date à laquelle la représentation diplomatique s’installera à Ouaga, plus précisément dans le quartier huppé de Ouaga 2000. Selon donc Yukuo Murata, le chargé d’affaires, en attendant l’arrivée du nouvel ambassadeur, la représentation diplomatique aura toutes les prérogatives dévolues à ce genre de structure, sauf celle de délivrance de visa. Pour cet aspect, il faudra continuer à s’adresser à l’ambassade du Japon à Abidjan. Jusqu’à mars ou avril où le sésame pour le Japon pourrait s’obtenir à Ouaga.


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CNRST : les chauffeurs créent une association

Le personnel chauffeur du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) a procédé à la création d’une association dénommée Association du personnel chauffeur du Centre national de la recherche scientifique et technologique (APC/CNRST). L’APC/CNRST qui est présidée par Michel P. Ouédraogo, a pour objectifs de : - susciter l’entraide et la solidarité entre ses membres ; - lutter contre la pauvreté ; - apporter une assistance aux cas sociaux (malades, personnes âgées) ; - développer les compétences des membres de l’association ; - restaurer l’environnement ; - promouvoir l’agro-foresterie ; - promouvoir l’agriculture.


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Me Pacéré : 35 ans de barreau célébrés ce dimanche

C’est ce dimanche 27 décembre que Me Titinga Frédéric Pacéré commémorera, à Manéga, le 35e anniversaire de sa prestation de serment d’avocat. Ce sera une Journée d’accueil, d’hommages et de festivités que vivront les invités et le public qui feront le déplacement de Manéga.

CDP-Yatenga : une mission du BPN à Ouahigouya Une mission du bureau politique national (BPN) a rencontré les militants et sympathisants du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) du Yatenga, le dimanche 21 décembre dernier dans la salle de réunions de l’hôtel de l’Amitié de Ouahigouya.Ils étaient venus des villages et secteurs, suite à l’appel du bureau local.Selon quelques participants à la rencontre, il était question pour le BPN, de donner des informations relatives à la vie du parti et dégager des perspectives.


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Paroisse de Gaoua : RBC au secours des plus démunis

Réadaptation à base communautaire (RBC) /Gaoua a organisé le 5 décembre 2008 des journées portes ouvertes où des personnes démunies, en particulier des handicapés, ont reçu diverses opportunités. C’est ainsi que certains d’entre eux ont bénéficié de tricycles pour leur déplacement. Des consultations ophtalmologiques ont été faites gratuitement en marge de ces journées. La prière à la paroisse Sacré Cœur de Gaoua a constitué le bouquet final. Lesdites journées étaient placées sous le parrainage de Monseigneur Der Raphaël Dabiré.

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La FIFA décide des conditions minimales pour les contrats de footballeurs professionnels

La FIFA a informé ses associations membres, le 24 novembre 2008, d’une nouvelle directive visant à instaurer des standards internationaux minimaux pour les clauses des contrats de travail des footballeurs. Les 208 associations membres sont ainsi encouragées à faire respecter les exigences minimales requises pour les contrats des footballeurs professionnels, celles-ci couvrant les droits et obligations des joueurs et des clubs. Cette initiative marque une étape importante dans le travail de modernisation des relations sociales du monde du football que la FIFA a entrepris en étroite collaboration avec la FIFPro (Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels) depuis 2001.

Cette coopération entre les deux institutions depuis sept ans, s’est traduite notamment par la mise en place en 2002 de la Chambre de résolution des litiges, la signature d’un partenariat en 2006 et une consultation permanente sur tous les sujets actuels du football. Elle représente aujourd’hui une sérieuse avancée dans le dialogue social entre les membres de la pyramide mondiale du football.

Gala du joueur mondial de la FIFA 2008 : la liste des nominés

La liste des nominés aux titres de joueur mondial et de joueuse mondiale de la FIFA 2008, dont le gala aura lieu à l’opéra de Zurich le 12 janvier 2009, a été rendue publique vendredi dernier. Voici par ordre alphabétique, les noms : les hommes, Kaka (Brésil), Lionel Messi (Argentine), Cristiano Ronaldo (Portugal), Fernando Torres (Espagne) et Xavi (Espagne) ; les femmes, Nadrine Angerer (Allemagne), Cristiane (Brésil), Marta (Brésil), Birgit Prinz (Allemagne) et Kelly Smith (Angleterre). D’intéressantes modifications ont été apportées à l’édition 2008 du Gala du joueur mondial de la FIFA, dont notamment la participation de cinq footballeurs et cinq footballeuses, alors que seuls trois de chaque catégorie étaient nominés les années précédentes. La liste des nominés a été confirmée par le vote des entraîneurs et des capitaines des équipes nationales masculines et féminines du monde entier parmi une longue liste de joueurs et de joueuses établie par la FIFA. En outre, les traditionnels Prix du président de la FIFA et Distinction fair-play de la FIFA seront également remis.


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Clubs UNESCO : grande réunion ce week-end

Dans le cadre de la relance du mouvement des clubs UNESCO, une grande réunion des anciens membres de la Fédération burkinabè des associations et clubs UNESCO est prévue pour le 27 décembre au siège du FBACU. C’est une réunion d’information et d’échanges convoquée par le commissaire général.


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Hôtellerie et restauration : une formation en vue

Dans le cadre de son programme d’insertion socioprofessionnelle en faveur des couches défavorisées, le Centre de formation en hôtellerie de Ouagadougou recrute des jeunes filles et garçons pour une formation qualifiante et subventionnée à des fins d’emplois directs en restauration. La durée de la formation est de 45 jours, et le niveau d’études requis est le CEP. Les dossiers de candidatures sont recevables du 26 décembre 2008 au 05 janvier 2009 à parti de 7h30mn, au centre sis à Samandin, secteur 7, non loin du marché Koukinyaar, à l’immeuble rouge.


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BLOCS-NOTES

- Loro Mazano, auteur burkinabè vivant en France, procédera à la dédicace de ses oeuvres le 27 décembre à partir de 15 heures à l’Espace Harmattan, à Ouagadougou.

- Dans le cadre de ses activités annuelles, la Jeunesse étudiante catholique (JEC) du Burkina organise du 27 au 30 décembre 2008 au Collège Notre Dame de Kolgh Naaba son Comité national. Ce sera pour les militants un cadre de formation, d’appréciation des programmes d’activités annuels des différents diocèses pour une action toujours plus visible.

Le Pays

11 décembre à Washington : l’identité burkinabè révélée aux hôtes de la cérémonie

jeudi 25 décembre 2008.

L’Association des burkinabè de la Région de Washington (ABURWA) en collaboration avec l’Ambassade du Burkina Faso à Washington DC, a commémoré dans la ferveur et l’allégresse musicales des artistes Sonia CARRE D’AS et Floby, les festivités marquant le 48ème anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso.
Une cérémonie riche en couleurs qui a enregistré la participation de nombreux burkinabè résidant aux Etats-Unis ainsi que les amis du Burkina, et a été presidée par l’Ambassadeur du Burkina Faso à Washington DC, Son Excellence Paramanga Ernest Yonli qu’accompaganait son épouse Kadidiatou Yonli et réhaussée par la presence des Ambassadeurs du Mali et du Sénégal.

Dans une brève intervention, le Président de l’ABURWA, Mouni Kouda s’est félicité de la mobilisation de la communauté qui traduit leur engagement à la cause nationale. Avant de prononcer son allocution, l’Ambassadeur Paramanga Ernest Yonli a demandé une minute de silence à la mémoire du Commandant SAWADOGO Saïdou et celle de l’Adjudant SANOU Zakaria, deux pilotes de grande valeur tués dans un accident, au cours d’exercices relatifs à la célébration du 11 décembre 2008 à Fada-N’Gourma.

Il a ensuite salué la forte mobilisation de ses compatriotes qui témoigne de leur fidélité à la mère patrie et leur attachement aux idéaux et aux valeurs qui caractérisent l’identité burkinabè faite de courage, d’intégrité, d’ardeur au travail, mais aussi de sens du partage. L’Ambassadeur Yonli a rappelé, à ses compatriotes, l’historique de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Une Indépendance acquise il y a 48 ans à la suite d’une lutte acharnée engagée par ses dignes fils contre le colonisateur avant de souligner qu’au cours des décennies écoulées, notre vaillant peuple a fait montre de courage et d’engagement au travail pour relever les défis du développement. Ainsi, des transformations remarquables ont été opérées au sein de notre société tant au plan politique, économique que socioculturel.

Sur le plan diplomatique, Paramanga Ernest Yonli a noté qu’aujourd’hui, « le Burkina Faso jouit sur la scène internationale d’une image digne et respectée. Il a su agrandir le cercle de ses amis et conquérir la sympathie des partenaires au développement dans le monde. Cela a été possible grâce aux actions menées par la diplomatie burkinabé en Afrique et dans le monde, sous l’impulsion et le leadership du Président Blaise COMPAORE ».

Ce rayonnement international traduit l’estime et la solidarité des autres pays à endroit du Burkina, et vaut aujourd’hui à notre pays d’être membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour la période allant de janvier 2008 à décembre 2009. S’agissant particulièrement des relations américano-burkinabè, il a rappelé la visite effectuée par le Président du Faso, S.E.M. Blaise COMPAORE du 14 au 16 juillet 2008 aux Etats-Unis d’Amérique, et qui a constitué un symbole fort de l’exemplaire coopération que nous bâtissons tous les jours entre nos deux pays. Aujourd’hui, « force est de constater qu’une nouvelle ère s’ouvre dans la coopération entre les Etats-Unis d’Amérique et le Burkina Faso, caractérisée par l’admission de notre pays à la loi sur la croissance et les opportunités en Afrique, au Millenium Challenge Account et sur le plan militaire, l’appui à la formation et à l’équipement de nos forces armées dans le cadre des opérations de maintien de la paix. Pour ma part, j’invite l’ensemble des membres de notre communauté à se saisir des opportunités ainsi offertes par l’élargissement et l’approfondissement de notre coopération avec les Etats Unis d’Amérique, afin de contribuer davantage au développement de notre pays ».

Au nom de S.E.M. le Président du Faso, Paramanga Ernest Yonli a exprimé au nouveau Président élu des Etats-Unis, S.E.M. Barack OBAMA, ses vives et chaleureuses félicitations et ses vœux de réussite pour son mandat historique qui s’ouvre le 20 Janvier 2009 à la tête des Etats Unis d’Amérique.

Evoquant le thème de la célébration du 48ème anniversaire l’Indépendance : « valorisation des ressources forestières et fauniques », l’Ambassadeur Yonli a souligné que « c’est un thème qui rappelle que la forêt et la faune constituent des ressources stratégiques capables de générer des revenus, de promouvoir l’emploi et le développement durable et surtout, de contribuer au mieux être des populations actuelles et futures ».

Il a terminé en félicitant ses compatriotes pour le comportement exemplaire dont ils font montre dans le pays d’accueil, et les encourage partout où ils trouvent leur pitance quotidienne ou vaquent tranquillement à leurs occupations, à vivre en bonne intelligence avec les citoyens américains et dans le respect des lois du pays d’accueil. Fidèle à sa tradition, l’ABURWA a décerné des prix aux plus méritants de l’Association. Place fut faite ensuite à une dégustation de mets burkinabè et à une soirée dansante animée dans un premier temps par Sonia et Floby qui ont fait vibrer la salle au rythme de leurs belles chansons auxquelles l’Ambassadeur et ses hôtes n’ont pu résister. La soirée s’est poursuivie tard au son toujours de la bonne musique sélectionnée cette fois par le talentueux DJ Gérard Koala.

H. BARRY
Ambassade du Burkina Faso à WDC

Compte-rendu du conseil des ministres du mercredi 24 décembre 2008

jeudi 25 décembre 2008.

Le conseil des ministres s’est tenu le mercredi 24 décembre 2008 en séance ordinaire à partir de 09 heures 00 sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Faso, Président du conseil des ministres.Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, autorisé des missions à l’étranger et procédé à des nominations.
I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION REGIONALE

Le conseil a examiné un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’ambassadeur auprès de notre pays.

Au terme de ses délibérations, le conseil a marqué son accord pour la nomination de monsieur Hani Ben Amin Mohamed SENDI en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume d’Arabie Saoudite auprès de notre pays avec résidence à Ouagadougou.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le conseil a examiné et adopté six (06) rapports.

Le premier rapport est relatif à l’examen et à l’adoption d’une ordonnance portant modification du Code des impôts en matière d’impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS).

L’application de cette disposition à partir du 1er janvier 2009 permettra d’alléger les charges professionnelles dans les secteurs privés et publics de 15 à 20% sur les salaires des cadres supérieurs et de 15 à 25% sur les salaires des autres agents conformément aux conclusions des négociations Gouvernement / Syndicats.

L’incidence financière de cette mesure sur le budget de l’Etat est estimé à quatre milliards cinq cent millions (4 500 000 000) de francs CFA.

Le deuxième rapport est relatif à l’examen et à l’adoption d’un décret portant augmentation des salaires et pensions des agents publics de l’Etat et des établissements publics de l’Etat (EPE).

L’augmentation des salaires et pensions s’élève au taux unique de 4% avec une fixation de la valeur indiciaire et un nouveau barème de solde des contractuels de l’Etat et des EPE à compter du 1er janvier 2009.

L’impact financier de cette augmentation en terme d’accroissement des dépenses de personnel sur le budget, gestion 2009, est estimé à cinq milliards cinq cent millions (5 500 000 000) de francs CFA.

Le troisième rapport est relatif à l’adoption de la loi de finances gestion 2009 par l’Assemblée nationale le 03 décembre 2008.

Le budget de l’Etat, gestion 2009 s’élève en recettes à la somme de neuf cent dix neuf milliards quatre cent trente deux millions soixante dix huit mille (919 432 078 000) F CFA et en dépenses à mille quarante trois milliards huit cent soixante quatorze millions huit cent quatre vingt deux mille (1043 874 882 000) F CFA.

Il en résulte une épargne budgétaire de quarante trois milliards trois cent quatre vingt quinze millions neuf cent soixante huit mille (43 395 968 000) F CFA et un besoin de financement de cent vingt quatre milliards quatre cent quarante deux millions huit cent deux mille (124 442 804 000) F CFA.

Tout en saluant la qualité des échanges qui ont conduit à l’adoption du présent budget, le conseil a pris acte des recommandations faites par l’Assemblée nationale pour une meilleure exécution de la loi de finances, gestion 2009.

Le quatrième rapport est relatif à l’examen des orientations pour la gestion budgétaire au cours de l’année 2009.

Le présent rapport fait d’une part le point sur l’état de mise en œuvre des orientations du conseil des ministres du 13 décembre 2007 pour une meilleure préparation et exécution du budget de l’Etat et propose d’autre part de nouvelles mesures en vue de rendre performante la gestion budgétaire.

Les principales innovations ont porté sur l’arbitrage des priorités d’investissement en référence au Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, l’adoption des plans de passation des marchés ainsi que la revue à mi-parcours de l’exécution du budget de l’Etat, gestion 2008.

Le conseil a donné des instructions au ministre en charge du dossier pour, d’une part, assurer un meilleur suivi pour l’atteinte des indicateurs de résultats fixés dans le budget 2009, et d’autre part, prendre les mesures idoines pour assurer une meilleure préparation du budget, gestion 2010.

Le cinquième rapport est relatif à l’examen et à l’adoption d’un décret portant autorisation de perception de recettes au titre des actes de justice des cours et tribunaux du Burkina Faso.

Les résultats de l’étude relative aux recettes de services ont révélé une faiblesse du cadre réglementaire de collecte des recettes provenant des actes de justice et des condamnations pécuniaires.

Des recommandations en vue d’accroître les recettes des finances de l’Etat ont été prodiguées lors de l’examen de la loi de finances par l’Assemblée nationale.

Dorénavant, la perception des recettes provenant des prestations de services des cours et tribunaux en matière pénale, civile, commerciale et d’actes de condamnations pécuniaires est autorisée par le présent décret.

Le sixième rapport est relatif à l’examen du bilan de l’opération billetage de mai 2008 pour les ministères et institutions hormis ceux de l’enseignement et de la santé.

L’opération billetage organisée en mai 2008 avait pour but de consolider les acquis des missions de contrôle de la rémunération des agents publics de l’Etat afin de mettre fin à diverses irrégularités.

L’incidence financière des cas litigieux révélés se chiffre à neuf cent vingt deux millions soixante treize mille (922 073 000) F CFA.

Au terme de ses délibérations, le conseil a fait des recommandations et instruit le ministre en charge du dossier de clôturer l’opération billetage le 31 janvier 2009.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE

Le conseil a examiné et adopté un décret portant création du bataillon Laafi au sein des Forces armées nationales.

Le présent décret qui consacre la création de ce bataillon d’un effectif de huit cent (800) hommes avec pour mission sa participation aux opérations de soutien à la paix au Darfour (République du Soudan) sous mandat des Nations Unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD).

Le Burkina Faso matérialise ainsi son engagement aux côtés de la communauté internationale pour le maintien de la paix.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DES DROITS HUMAINS

Le conseil a examiné et adopté un décret portant adoption de la stratégie nationale de promotion d’une culture de la tolérance et de la paix au Burkina Faso.

La stratégie nationale de promotion de la culture de la tolérance et de la paix au Burkina Faso répond au souci de se doter d’un mécanisme de prévention et d’alerte précoce en vue de prévenir certains risques de conflits et proposer des pistes de solutions aux situations de violences.

Cette stratégie s’inscrit dans le cadre des recommandations de l’Assemblée générale des Nations Unies qui a institué en 1993, l’année internationale des Nations unies pour la tolérance.

Cette stratégie conforme la politique du gouvernement en matière de promotion des droits humains au Burkina Faso adoptée en 2001 et dote notre pays d’un cadre de référence et d’orientation pour la promotion de la culture de la tolérance et de la paix.

Avant de lever sa séance à 14 H 00, le conseil a entendu des communications orales et procédé à des nominations.

II - COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le secrétaire général du gouvernement et du conseil des ministres a fait au conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso au 35è Sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest tenu le 19 décembre 2008 à Abuja au Nigeria.

La délégation du Burkina Faso était conduite par le Président du Faso, S. Exc. M. Blaise COMPAORE.

Ce sommet a abordé les questions relatives aux préoccupations actuelles de notre sous région notamment la paix, la sécurité, la lutte contre la drogue.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont rendu un vibrant hommage au Président du Faso pour l’excellence de son mandat à la tête de notre communauté et lui ont exprimé unanimement leur satisfecit.

Le Président nigérian S. Exc. M. Umaru Musa YAR’ADUA a été élu comme nouveau président de la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO.

II.2. Le Ministre de l’Enseignement de base et de l’alphabétisation a fait au conseil une communication relative aux conclusions de la réunion des bailleurs de fonds du Fast Track Initiative (FTI) à Oslo en Norvège.

Une aide non remboursable d’un montant de cent deux millions (102 000 000) de dollars US soit environ cinquante et un milliards (51 000 000 000) de francs CFA a été accordée à notre pays pour la mise en œuvre d’un programme sur trois ans dans les secteurs de l’éducation, de l’emploi, de la jeunesse et de l’action sociale.

Le conseil a donné des instructions aux ministres concernés pour une rencontre concertée avec les partenaires techniques et financiers en vue d’une mise en œuvre efficiente du programme.

III - NOMINATIONS

III.1. PRESIDENCE DU FASO

Monsieur Nébila Amadou YARO, Mle 230 23 20 W, professeur en droit, 1ère classe, 7è échelon, est nommé directeur des affaires juridiques et du contentieux à la Commission de l’informatique et des libertés (CIL).

III.2. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES RESSOURCES HALIEUTIQUES

Monsieur Sibiri TRAORE, Mle 14 781 H, ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 9è échelon, est nommé directeur général du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural (DGFOMR) ;

Monsieur Maneguedo Robert OUEDRAOGO, Mle 22 404 V, ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 14è échelon, est nommé directeur général des productions végétales ;

Monsieur Joseph Martin KABORE, économiste, est nommé directeur général de l’Agence d’exécution des travaux eau et équipement rural (AGETEER) ;

Madame Joséphine Amédée OUEDRAOGO/BARO, Mle 28 978 B, ingénieur du génie rural, 1ère classe, 11è échelon, est nommée directrice du développement des technologies et des ouvrages d’assainissement (DD/TOA) ;

Monsieur Henri ZERBO, Mle 26 866 K, inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 9è échelon, est nommé directeur du suivi de la pêche ;
Monsieur Alphonse OUEDRAOGO, Mle 25 800 A, ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 9è échelon, est nommé directeur des aménagements et du développement de l’irrigation ;

Monsieur Albert BERE, Mle 31 274 U, ingénieur du génie rural, 1ère classe, 11è échelon, est nommé directeur de la mobilisation des ressources en eau à la DGRE.

III.3. MINISTERE DE LA DEFENSE

Colonel Moussa TAPSOBA, officier, intendant militaire de 1ère classe, est nommé directeur des marchés.

III.4. MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Monsieur Wélébré Ernest TIENDREBEOGO, Mle 10 357 W, administrateur civil, est nommé secrétaire général de la région du Centre-Est (Tenkodogo) ;

Monsieur Issa MADRE, Mle 17 338, administrateur civil, est nommé secrétaire général de la région du Plateau central (Ziniaré) ;

Monsieur Abdoulaye BASSINGA, Mle 59 718, administrateur civil, est nommé Haut-commissaire de la province du Sourou (Tougan) ;

Madame Aminata TARNAGADA, Mle 91 870 P, administrateur civil, est nommée secrétaire générale de la province de la Comoé (Banfora) ;

Monsieur Raphaël KABORE, Mle 23 846, administrateur civil, est nommé secrétaire général de la province du Bazèga (Kombissiri) ;

Monsieur M. Maurice ZONGO, Mle 28 161, administrateur civil, est nommé secrétaire général de la province du Zoundwéogo (Manga) ;

Monsieur Issaka DAKOURE, Mle 41 151, administrateur civil, est nommé secrétaire général de la province du Kourwéogo (Boussé).

III.5. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DU CADRE DE VIE

Monsieur Adama DRABO, Mle 24 037 H, ingénieur des eaux et forêts, 1ère classe, 13è échelon, est nommé directeur général des eaux et forêts ;

Monsieur Gaston Georges OUEDRAOGO, Mle 29 259 G, ingénieur des eaux et forêts, 1ère classe, 12è échelon, est nommé directeur général de l’Agence de promotion des produits forestiers non ligneux ;

Monsieur Adama DOULKOM, Mle 29 244 N, inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 11è échelon, est nommé directeur des forêts ;

Monsieur Désiré OUEDRAOGO, Mle 46 641 W, ingénieur d’Etat du génie de l’environnement, 1ère classe, 7è échelon, est nommé directeur régional de l’Environnement et du cadre de vie de la région du Centre (Ouagadougou) ;

Monsieur Sibiri KABORE, Mle 41 678 Z, inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 7è échelon, est nommé directeur régional de l’Environnement et du cadre de vie de la région du Centre-Ouest (Koudougou) ;

Monsieur Eugène COMPAORE, Mle 18 496 S, inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 8è échelon, est nommé directeur régional de l’Environnement et du cadre de vie de la région de l’Est (Fada N’Gourma) ;

Monsieur Lokré Ibrahim KABORE, Mle 22 338 A, inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 5è échelon, est nommé directeur régional de l’Environnement et du cadre de vie de la région de Sud-Ouest (Gaoua) ;

Monsieur Hamadé BARRY, Mle 29 237 V, inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 11è échelon, est nommé directeur régional de l’Environnement et du cadre de vie de la région du Sahel (Dori).

III.6. MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDIARE, SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Monsieur Abdou Karim DIOP, Mle 40 928 S, conseiller d’orientation, 1ère classe, 6è échelon, est nommé directeur de l’information, de l’orientation scolaire et professionnelle.

III.7. MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS

Monsieur Mitamanegdé Hamidou ROAMBA, Mle 29 820 C, contrôleur du Trésor, 2è classe, 5è échelon, est nommé directeur des affaires financières de l’Office de gestion des infrastructures sportives (OGIS) ;

Le Ministre de la Culture, du tourisme et de la communication Porte-parole du Gouvernement

Filippe SAVADOGO,
Commandeur de l’Ordre national

Démocratie africaine : La paille de Conté et la poutre de Blaise

vendredi 26 décembre 2008.

Ainsi s’est exprimé le président Blaise Compaoré lorsque les journalistes ont requis son avis sur la situation qui prévalait en Guinée suite à la mort de Conté. C’était le 23 décembre 2008 à Ouagadougou, à l’issue de l’audience solennelle d’installation de trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel burkinabè.
Lansana Conté s’est « investi pour son pays avec des limites très marquées ; espérons que l’évolution actuelle de la situation va permettre très rapidement le rétablissement de la démocratie et de l’Etat de droit et surtout permettre aux Guinéens, qui attendaient longtemps de participer aux élections crédibles, de le faire ».

Des propos qui traduisent à suffisance l’état des rapports qui prévalaient depuis un certain temps entre les deux hommes d’Etat. C’est en fait un doux euphémisme que de dire que Conté et Compaoré ne filaient pas le parfait amour. Et c’est même peu dire, car entre Ouagadougou et Conakry, les nuages se sont tellement amoncelés qu’il faut remonter à mathusalem pour se rappeler une visite de l’un à l’autre dans leurs capitales respectives.

La pomme de discorde entre les deux présidents : le Liberia, la Sierra-Leone, voire la Côte d’Ivoire. Conakry a toujours accusé Ouagadougou de pyromanie dans ces pays par un soutien massif aux différentes rébellions qui sévissaient dans ces Etats, limitrophes de la Guinée.

Une autre raison pour laquelle l’ex-grabataire de Wawa avait une dent tenace contre l’enfant terrible de Ziniaré : ce sont les liens solides que Blaise Compaoré entretient avec certains opposants guinéens, notamment Alpha Condé, qui a, non seulement de la parentèle au Burkina, mais particulièrement ses entrées au palais de Kosyam. Et quand on sait que de son vivant, Lansana Conté ne voulait pas voir cet Alpha-là, même en peinture…

On comprend du coup pourquoi le président du Faso, en la circonstance, n’a pas fait dans le langage diplomatique quand il a mis en exergue les limites de son pair guinéen.

Des propos qui ont dû faire rebondir nombre de ses opposants et contempteurs, qui auront beau jeu de l’accuser de s’occuper de la paille dans l’œil de Conté au lieu de la poutre qu’ils voient dans le sien. En effet, vous avez dit fraude électorale ?

Force est de reconnaître que ce même fléau est toujours dénoncé chez nous aussi à l’issue de tout scrutin, même si on peut en relativiser l’ampleur selon les enjeux. Idem pour la gestion des affaires publiques, puisque, même si notre pays a enregistré d’énormes progrès de gouvernance et a souvent été primé dans certains domaines, comme celui du climat des affaires, il reste que le Burkina doit et peut encore mieux faire.

Quant à la longévité au pouvoir, dont on redoute l’usure, il n’y a rien à dire, car à la fin de son présent mandat, Compaoré aura totalisé 23 ans de règne contre 24 pour son homologue de Conakry. Mais ce record pourrait très bientôt être battu par notre président, qui a la possibilité constitutionnelle d’ajouter cinq autres années à son compteur, puisqu’aucun argument tiré de notre loi fondamentale ne peut l’empêcher de se présenter en 2010.

Blaise est donc mal placé pour donner des leçons aux autorités guinéennes, car le Burkina non plus n’est pas un exemple achevé de démocratie.

Ce que l’un et l’autre doivent savoir, c’est que les longs règnes sont toujours source de difficultés et de lendemains incertains : cas de la Côte d’Ivoire avec Houphouët, du Zaïre avec Mobutu, du Togo avec Eyadéma, du Zimbabwe avec Mugabe, du Burkina avec Compaoré, etc.

Espérons donc que Blaise Compaoré va mettre à profit ce qui reste de son mandat et peut-être du 3e que le peuple pourrait le cas échéant lui donner en 2010, pour éviter le plus possible les travers qu’il a reproché à juste titre à Lansana Conté d’avoir eus.

San Evariste Barro

L’Observateur Paalga

mercredi 24 décembre 2008

Bourse céréalière nationale : Producteurs et acheteurs face à face

mercredi 24 décembre 2008.

Fini les nombreux intermédiaires avec leurs corollaires de marges bénéficiaires qui grèvent le coût d’achat des céréales. Ce lundi 23 décembre 2008, s’est tenue à la Chambre de Commerce de Ouagadougou, l’édition 2008 de la bourse céréalière nationale. Acheteurs, producteurs et structures d’accompagnement à la production et à la commercialisation ont fait entendre la bonne vieille loi de l’offre et de la demande ; principal enseignement, cette loi à toute sa raison d’être.
Ambiance de marché dans la cours de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat à Ouagadougou. Il est 8h. Des hommes et des femmes de tous âges font leur entrée dans la cours. Toute suite, les voila qui sont dirigés par les organisateurs de la foire, vers la salle de conférence. A l’entrée de la salle des fiches sont à leur disposition ; il faut s’identifier, donner sa région d’origine et préciser son activité. Pas moins de 37 organisations paysannes, 15 structures d’appui et opérateurs privés, commerçants et transporteurs seront inscrits. Ajouter à ceux-là, organisateurs de la bourse et officiels et vous imaginerez bien aisément la salle de conférence pleine à souhait.

Déjà, des fiches circulent dans la salle ; sur ces dernières, il faut s’identifier, préciser si l’on souhaite acheter ou plutôt vendre des céréales, préciser la quantité et le prix de vente proposé ou celui d’achat souhaité. Tout le monde ne remplit pas ces fiches car beaucoup l’avaient déjà fait auparavant. Il s’agit de mettre en balance l’offre et la demande, dans un seul lieu, en supprimant toute intermédiation commerciale, l’espace d’une journée. Dans le cas échéant c’est la demande qui est supérieure à l’offre ; cela tirera sans doute les prix vers le haut, nous explique Amadou Diallo, l’un des organisateurs. Au récapitulatif des différentes offres l’on note un déficit. Un manque d’environ 10.547 sacs de 100 kg en vivres, c’est ce qui ressort de la balance de l’offre et de la demande.

Il a été proposé à la vente lors de cette bourse 16748 sacs de 100 kg de céréales, comprenant principalement le riz, le maïs, le sorgho blanc, le sorgho rouge, le mil et le haricot. En face de cette offre de vente, se trouve l’offre des acheteurs qui est de 27295 sacs de 100 kg. La différence est tout à fait nette. En plus de ces offres qui ont été présentées en plénière, les participants ont également noué des contacts pour des transactions futures. En attendant, acheteurs et producteurs se sont réunis par petits groupes, un peu partout dans la cours, pour conclure les termes des échanges et surtout s’accorder sur un prix. Chaque vente fera l’objet d’un contrat écrit qui sera établit avec l’aide des organisateurs.

“Il ne s’agit pas non plus de vendre toutes les récoltes“, soulignera lors de cette bourse, Philippe Ki, le coordinateur d’Afrique Verte, qui est la structure organisatrice de la bourse. Il expliquera : “Les culbutes vivrières, notamment au Burkina, sont destinées à la consommation familiale. Il est généralement reconnu que seuls 15 à 20 % des récoltes peuvent être écoulés chaque année. De ce fait, nous demandons aux producteurs de prendre garde à ne vendre que le surplus de production, après déduction de leurs propres consommations.

Il s’est agit également lors de cette journée du lundi 23 décembre, de présenter les statistiques prometteurs de la campagne agricole 2008-2009. 36% de croissance de la production agricole par rapport à l’année dernière. Voici la bonne nouvelle apportée par le Bureau de la prévision statistique agricole. La prévision est exactement de 4.212.470 tonnes ; et toutes les spéculations ont connu des rendements décuplés. Par exemple, la production du riz local s’est accrue de 242 %. Les cultures de rente ne sont pas en reste ; le sésame croit de 144% et l’or blanc, comprenez par là le coton, de 67%. Bonne nouvelle donc dans l’ensemble, avec toutefois un bémol. En effet, ne voilà t-il pas que la salle est parcourue par un tollé désapprobateur, quand le présentateur annonce : « les prix des céréales ont commencé à baissé depuis le mois d’octobre… ». Mais face à la désapprobation générale, il est bien obligé de relativiser « …Quand même un peu, si l’on compare à la période de soudure ».

Mais qu’à cela ne tienne, les statistiques sont très satisfaisantes, la pluviométrie a été bonne, en dehors de quelques inondations et les productions ont été excédentaires en dehors également de quelques poches notamment dans le sahel.

L’édition 2008 de la Bourse céréalière a été organisée par APPROSSA Afrique Verte Burkina qui est une structure évoluant dans le domaine de l’intermédiation commerciale, de la transformation des produits locaux et de l’appui à la production. Pour Christine Kaboré, la présidente de la structure, Approssa Afrique Verte est sûre d’atteindre ses objectifs, compte tenu des de la mobilisation des premiers acteurs de la filière. Elle note avec satisfaction, que le temps des relations conflictuelles entre producteurs et acheteurs était révolu. Madame Kaboré terminera par ce slogan : « Pour la promotion des céréales locales, consommons burkinabè ». Elle sera relayée par le Secrétaire exécutif du Comité National de suivi agricole, Monsieur Yaméogo André qui a parrainé cette édition de la Bourse agricole. Pour ce dernier, le secteur agricole de part le nombre de personnes qu’il emploie et son importance capitale pour la sécurité alimentaire est un domaine de priorité dans notre pays. Il souhaitera que la bourse soit le lieu effectif de nouer des partenariats bénéfiques à toutes les parties contractantes.

Hermann Nazé
Lefaso.net

Saïdou Dicko : Un chasseur d’ombres

mercredi 24 décembre 2008.

Lâcher la proie pour l’ombre ne débouche pas toujours sur un gain incertain. C’est la démarche artistique de Saïdou Dicko qui photographie des ombres au lieu de faire poser des sujets. Et cela donne un théâtre d’ombres fait d’une multitude de silhouettes volées dans les rues qui sont d’une grande réussite artistique. La salle de la rotonde du centre culturel français Georges-Méliès accueille actuellement une exposition des ombres de l’artiste.
Saidou Dicko est un artiste-peintre burkinabè qui vit à Dakar. Sa rencontre avec la photo est récente, elle ne date que de trois ans. Pourtant, elle fut heureuse à juger du succès rencontré par ses photos à la Biennale de Dakar où elles ont été primées en 2006 et 2008, un peu partout en Europe et aux USA lors de leur exposition au siège de la Banque mondiale ! Avec un appareil photo, Saïdou Dicko retrouve ses anciens plaisirs de petit berger qui traçait avec le doigt les contours des ombres projetées par ses moutons sur le sol.

Maintenant, il ne s’agit plus d’ombres d’animaux, Saïdou traque les silhouettes de ses semblables dans les ruelles de Ouagadougou, de Dakar ou de Déou, son village natal. Son appareil piste les ombres sur les murs lépreux des cités africaines, ramène les silhouettes qui se découpent sur le sol ou jettent une nappe noire sur le blanc décrépi des maisons.

C’est un théâtre d’ombres qui met en scène des enfants courant derrière un cerceau, des fillettes dont les tresses se dressent sur la tête comme une houppe de clous de poupée voudou, et des jeunes hommes en casquette ou en équilibre précaires sur des vélos telles de grosses araignées.

Faut-il y voir dans ce choix détourné de montrer les hommes sans exposer leur visage, le besoin pour l’ancien Talibé qu’est Saïdou Dicko de respecter l’interdiction faite par le Coran de représenter l’homme ? Ou simplement le besoin de retrouver le pouvoir de suggestion de l’ombre et le supplément de mystère qu’elle ajoute à la représentation.

De la caverne de Platon où les hommes demeuraient perplexes devant la danse de leurs ombres à la lanterne magique du cinéma de notre enfance jusqu’à pari de l’enfant qui joue à être plus rapide que son ombre, il y a, en tout homme, la prescience diffuse que derrière l’ombre, il y a une autre réalité. Et derrière les ombres de Saïdou Dicko, il y a tout un monde.

En effet, on lit dans ces ombres la condition sociale de leurs propriétaires. Outre le délabrement des murs, il y a les objets (vélo, jante utilisée comme joujou de pauvre, pantalon sauté) qui montrent que nous ne sommes ni dans les quartiers huppés ni avec un échantillon de la bourgeoisie africaine.

Toutefois, il n’y a aucun misérabilisme dans ces clichés ; on y sent plutôt la pétulance de la vie, une gaieté de vivre qui s’épanouit dans les jeux des enfants courant derrière des pneus dans les rues et dans les gestes quotidiens de ces hommes et femmes qui, malgré des conditions d’existence difficiles, célèbrent la vie. Dans cette entreprise artistique, Saïdou Dicko témoigne pour les plus humbles tout en leur rendant hommage.

En ne montrant pas leur visage -un chasseur n’est pas un paparazzi- il respecte leur intimité et en même temps, les universalise : ils sont d’Afrique, mais ils pourraient tout aussi bien être d’Asie ou d’Amérique… car une ombre n’est d’aucune race ni d’aucun pays. D’où le succès rencontré par de ces photos sur tous les continents.

Et, à regarder les ombres de Saïdou Dicko, on est saisi d’un paradoxe : si ces photographies sont là, taches obscures sur fond clair, c’est parce qu’elles sont nées de la lumière. Montrer des ombres, c’est affirmer la présence de la lumière. Aussi, les photos ont été prises dans des ruelles baignées d’un soleil généreux. A l’allongement des silhouettes, à leur netteté ou au flou de leurs contours, on devine à quelle heure de la matinée ou de l’après-midi le photographe les a cueillies. Ces ombres n’ont pas surgi des ténèbres, elles ne sont ni celles de rôdeurs nocturnes, ni des ombres errantes et solitaires dans la nuit, elles sont les instantanés des existences au grand jour, laborieuses et solaires.

Saïdou Dicko est un chasseur d’ombres. Et ces ombres arrachées à l’anonymat de leurs propriétaires jettent des lumières sur les réalités sociales, en nous racontant la vie, entre dénuement et exubérance, des populations de nos cités. Après avoir fait le tour des photos de l’exposition, une question vient forcément à l’esprit : Qu’est-ce qui pourrait faire peur à un photographe d’ombres ?

Que les hommes aient un jour l’idée d’imiter Peter Schlemihl, le héros d’une nouvelle d’ Adelbert von Chamisso qui offrit son ombre au diable en échange d’une fabuleuse fortune ! Heureusement pour l’artiste qu’un monde sans ombre n’est pas pour demain.

Barry Saidou Alceny

L’Observateur Paalga

Blaise Compaoré : Conté a dirigé « avec des limites très marquées »

mercredi 24 décembre 2008.

Trois juges constitutionnels ; en l’occurrence Maria Goretti Sawadogo/Korgho ; Gnissinoaga Jean-Baptiste Ouédraogo et Salif Nébié, ont prêté serment au cours d’une audience solennelle présidée par le Président du Faso, Blaise Compaoré. C’était le 23 décembre à Ouaga 2000.
« Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique et de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence du Conseil ».

La main droite nue levée vers le Président du Faso, Blaise Compaoré, les trois hauts magistrats ont prononcé chacun cette formule du serment. Ce sont Salifou Nébié, Gnissinoaga Jean-Baptiste Ouédraogo, tous deux nommés par le Président du Faso, et Maria Goretti Sawadogo/Korgho nommée par le président de l’Assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré.

Ils remplacent Jeanne Somé, autorisée à faire valoir ses droits à la retraite, Filiga Michel Sawadogo et Abdouramane Boly, pour un mandat unique de neuf ans. Ce renouvellement est conforme à la Constitution qui impose un renouvellement partiel des membres du Conseil constitutionnel tous les trois ans.

Ainsi, l’article 153, alinéa 2, de la loi fondamentale dispose que : « Les membres du Conseil constitutionnel sont nommés pour un mandat unique de neuf ans. Toutefois, ils sont renouvelables par tiers (1/3) tous les trois ans dans les conditions fixées par la loi ».

Dans son allocution, le président du Conseil constitutionnel, Dé Albert Millogo, a salué d’emblée la présence du chef de l’Etat qui, selon lui, est le reflet de sa foi en la suprématie de l’Etat de droit dont le Conseil constitutionnel demeure, non seulement le garant, mais aussi l’organe de défense de la Constitution, de protection des libertés fondamentales et le régulateur de l’équilibre des pouvoirs publics.

A l’attention des trois hauts magistrats qui viennent de prêter serment, il a relevé que l’activité du juge constitutionnel exige une probité morale et intellectuelle nécessaire pour une activité juridictionnelle sereine et probante. Le chef de l’Etat a rendu hommage aux sortants et félicité les entrants.

S’exprimant sur la situation en Guinée Conakry, qui vient de perdre son président Lassana Conté, Blaise Compaoré a dit que c’est avec tristesse qu’il voit partir cet homme qui s’est « investi pour son pays avec des limites très marquées ; espérons que l’évolution actuelle de la situation va permettre très rapidement le rétablissement de la démocratie et de l’Etat de droit et surtout de permettre aux Guinéens, qui attendaient longtemps de participer aux élections crédibles, de le faire ».

Abdou Karim Sawadogo

L’Observateur Paalga

Art et culture : Les Toussians exposent leurs talents

mercredi 24 décembre 2008.

L’association d’entraide Soupi a organisé les journées culturelles toussians, les 20 et 21 décembre 2008, à la maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou.
Une exposition d’œuvre d’art symbolisant les aspects de la vie des Toussians, une séance de dégustations de mets, des conférences, des troupes musicales rivalisant d’ardeur..., tel a été le programme des journées culturelles toussians, les 20 et 21 décembre derniers, à Ouagadougou. Elles ont été conjointement organisées avec les frères toussians du Kénédougou, du Houet et de la Comoé, dans le but de réfléchir sur la problématique de la contribution de la culture au développement du terroir toussian.

Selon le représentant du ministère de la Culture, du Tourisme et de la Communication, M. Stanislas Méda, l’héritage culturel ou les actions de solidarité communautaires en faveur de la sauvegarde des valeurs identitaires ne sont pas toujours bien visibilisées ni partagées. Il a souligné que le ministre Filippe Savadogo déplore le fait que les pratiques rituelles et religieuses, le savoir-faire traditionnel, les symboles, les valeurs et modes de vie, la littérature orale, les traditions culinaires, vestimentaires et capillaires continuent de s’émietter, de s’effriter, d’être charriés et lessivés par les cascades de la modernisation.

Il a soutenu que la culture est un secteur à même de fonder les bases d’un développement économique durable ancré sur les valeurs et les réalités endogènes des communautés : les disciplines artistiques telles que la danse, la musique, le théâtre, le conte, contribuent à réduire la pauvreté. Il a particulièrement encouragé les initiateurs de ces journées.

Le parrain de la cérémonie, M. Jean Hubert Yaméogo, directeur général de la SONABHY, a affirmé que la culture constitue une ressource indispensable et qu’aucun peuple ne peut se développer sans la culture. Il a précisé que le Toussian, en tant que femme ou homme de son terroir, a été modelé dans toute la plénitude de sa culture.

Une culture qui le forme tout au long de sa vie d’enfant, de jeune, d’adulte, puis de personne âgée et le prépare à la vie de l’au-delà. Ladite culture l’amène à contribuer activement à la vie sociale et économique de son terroir. Le parrain a également félicité le ministère en charge de la Culture pour son soutien matériel et son assistance pendant les préparatifs. Le président de l’Association/section de Kouririnion, M. San Albert Traoré a révélé que les Toussians sont venus du Mandé et de la Guinée forestière. C’est un peuple que l’on trouve le long des cours d’eau, en harmonie avec la nature, au Sud-Ouest du Burkina Faso, d’après lui.

Le président du bureau de coordination, M. Joseph M. Barro a expliqué que l’association est à cheval entre trois provinces partageant la même culture qu’il s’agit de sauver. D’où la première édition de ces journées en 2006. C’est dans cette logique que se justifient les expositions d’œuvres artistiques et utilitaires. De même que les mets, entre autres le tô de fonio, le fonio au gras, la sauce de haricot et celle d’oseille à base de pâte d’arachide, la purée de patate bouillie à base de pâte d’arachide, le couscous de petit mil enrichi à la farine de néré, les chenilles, le bangui.

Aimée Florentine KABORE

Sidwaya

Art et culture : Les Toussians exposent leurs talents

mercredi 24 décembre 2008.

L’association d’entraide Soupi a organisé les journées culturelles toussians, les 20 et 21 décembre 2008, à la maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou.
Une exposition d’œuvre d’art symbolisant les aspects de la vie des Toussians, une séance de dégustations de mets, des conférences, des troupes musicales rivalisant d’ardeur..., tel a été le programme des journées culturelles toussians, les 20 et 21 décembre derniers, à Ouagadougou. Elles ont été conjointement organisées avec les frères toussians du Kénédougou, du Houet et de la Comoé, dans le but de réfléchir sur la problématique de la contribution de la culture au développement du terroir toussian.

Selon le représentant du ministère de la Culture, du Tourisme et de la Communication, M. Stanislas Méda, l’héritage culturel ou les actions de solidarité communautaires en faveur de la sauvegarde des valeurs identitaires ne sont pas toujours bien visibilisées ni partagées. Il a souligné que le ministre Filippe Savadogo déplore le fait que les pratiques rituelles et religieuses, le savoir-faire traditionnel, les symboles, les valeurs et modes de vie, la littérature orale, les traditions culinaires, vestimentaires et capillaires continuent de s’émietter, de s’effriter, d’être charriés et lessivés par les cascades de la modernisation.

Il a soutenu que la culture est un secteur à même de fonder les bases d’un développement économique durable ancré sur les valeurs et les réalités endogènes des communautés : les disciplines artistiques telles que la danse, la musique, le théâtre, le conte, contribuent à réduire la pauvreté. Il a particulièrement encouragé les initiateurs de ces journées.

Le parrain de la cérémonie, M. Jean Hubert Yaméogo, directeur général de la SONABHY, a affirmé que la culture constitue une ressource indispensable et qu’aucun peuple ne peut se développer sans la culture. Il a précisé que le Toussian, en tant que femme ou homme de son terroir, a été modelé dans toute la plénitude de sa culture.

Une culture qui le forme tout au long de sa vie d’enfant, de jeune, d’adulte, puis de personne âgée et le prépare à la vie de l’au-delà. Ladite culture l’amène à contribuer activement à la vie sociale et économique de son terroir. Le parrain a également félicité le ministère en charge de la Culture pour son soutien matériel et son assistance pendant les préparatifs. Le président de l’Association/section de Kouririnion, M. San Albert Traoré a révélé que les Toussians sont venus du Mandé et de la Guinée forestière. C’est un peuple que l’on trouve le long des cours d’eau, en harmonie avec la nature, au Sud-Ouest du Burkina Faso, d’après lui.

Le président du bureau de coordination, M. Joseph M. Barro a expliqué que l’association est à cheval entre trois provinces partageant la même culture qu’il s’agit de sauver. D’où la première édition de ces journées en 2006. C’est dans cette logique que se justifient les expositions d’œuvres artistiques et utilitaires. De même que les mets, entre autres le tô de fonio, le fonio au gras, la sauce de haricot et celle d’oseille à base de pâte d’arachide, la purée de patate bouillie à base de pâte d’arachide, le couscous de petit mil enrichi à la farine de néré, les chenilles, le bangui.

Aimée Florentine KABORE

Sidwaya

Vu et entendu à l’audience : Un tengsoaba au frais

mardi 23 décembre 2008.

Lallogo Mahamoudu Ibrahim et Lallogo Guiguiri ont comparu devant le tribunal de Kaya pour destruction de récoltes et de plants. L’un est chef de terre et commande de Diapaga à Tougouri et l’autre est chef de village.
Sur un terrain attribué pour y faire du maraîchage, des arbres auraient été plantés sans avis et consentement. On est allé les arracher et remettre au préfet. Le tengsoaba devant toute l’audience à assumer la responsabilité. Il est vrai que selon la RAF, l’Etat est désormais propriétaire des terres. Le problème terrien est crucial et le régler devant les juridictions laisse toujours des traces. Le tengsoaba de Belga dans le Namentenga et le chef de Nimtenga en ont pris pour trois mois de prison ferme et 100 000 F CFA d’amende. Nous y reviendrons dans les brève.


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24 mois pour la récidive

Ousmane Diandé dit Koago avait déjà été condamné en 2006 à 12 mois de prison pour le vol d’un bœuf. Voilà que le 15 novembre 2008, il quitte Kaya pour se rendre à Barsalogo où il soustrait un taureau appartenant à Ousmane Diandé qu’il vient vendre à Kaya . Ce dernier ayant retrouvé son taureau, le voleur, Ousmane Diandé a été condamné cette fois-ci à 24 mois de prison ferme, puisque les 12 premiers mois pour le premier vol ne lui pas permis de s’amender selon le parquet.


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Un trio dangereux

Adama Sondé va, avec Bocoum, voler les bœufs du vieux Nabyouré Ouédraogo. Ces bœufs au nombre de sept sont vendus à Idrissa Diallo pour la somme de 275 000 F CFA. Ce dernier appelle Issa Kaboré qui est boucher à Ouagadougou à le rejoindre à Louda où le marché est conclu à 375 000 F CFA. Issa retourne à Ouagadougou, ramène un camion qui vient chercher les bêtes. Voilà que dans ses recherches, le vieux Nabyouré met la main sur Adama qui indexe Idrissa. Le dernier livre le nom de Issa et les pandores demandent à Idrissa de l’appeler pour lui dire qu’il a de la viande. Ainsi, Issa tombe dans le guet-apens. Au verdict, Adama écope de 12 mois de prison ferme. Idrissa et Issa ont prit pour 12 mois de prison avec sursis, mais devront payer solidairement au vieux Nabyouré la somme de 1 200 000 F CFA. Nous nous demandons, combien de bêtes ont pu ainsi disparaître sans laisser de traces !


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Le tribunal met les points sur les "i"

L’affaire de Dargo a été appelée à la barre, le mercredi 17 décembre 2008 et renvoyée au mercredi 14 janvier 2009 pour être définitivement jugée. En effet, cela fait plusieurs fois déjà que des prévenus ne comparaissent pas. Pour le parquet, qu’ils viennent ou pas, l’affaire sera jugée, advienne que pourra. Pour mémoire, lors d’une journée de sensibilisation organisée par le gouverneur dans la région du Centre-Nord sur financement de l’UNICEF, l’étape de Dargo a été écourtée et des affrontements ont eu lieu entre les Kafando et les Zidwemba, partisans du chef et du maire. Sidwaya avait fait échos de l’événement sur plusieurs pages, suite à l’interview du haut-commissaire du Namentenga. Pour ceux qui se rappellent, le marché de Dargo avait été fermé pendant plusieurs mois, suite à des affrontements entre les Kafando et les Zidwemba. C’est dire donc qu’on n’est pas sorti de l’auberge. Pour le président du tribunal, il leur serait parvenu que des habitants de Dargo menacent de marcher...


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Voleur dans les maquis

7 chaises, 4 verres, des couvre-verres volés, voilà ce dont était accusé Lassané Belemviré. Selon Lassané, il était ivre et a soustrait des verres et des chaises au maquis Chemin de fer situé au secteur n°1 de Kaya. Ensuite, il se rend au maquis Faso ivoire au secteur n°2, se faire servir, paye et prend tout son temps pour vider son verre. A la fermeture, profitant de l’inattention des serveuses et des ramasseurs, il s’empare de chaises et de verres qu’il va cacher dans les fleurs. Mais hélas, un œil vigilant avait suivit son manège et il fut arrêté car, celui qui l’a signalé le connaît mais pas comme employé du maquis qui avait d’ailleurs perdu, auparavant, des chaises et des verres. Lassané Belemviré prit pour 4 mois de prison ferme et devra rembourser 100 000 francs CFA au maquis pour les biens disparus.


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Il s’entête et prend 12 mois fermes et 25 000 F CFA d’amende

Alassane Sawadogo est apprenti-chauffeur. Il se rend au bar Amitic de Kaya et a eu une prise de bec avec la serveuse Adja Dao qu’il attend à la descente et gifle. Adja va déposer plainte à la gendarmerie. Le cousin à Alassane va s’acquitter de l’amende et les pandores disent à Alassane de laisser la fille tranquille. Dès qu’il est dehors, il récidive. Or, il reconnaît se droguer et vole. C’est dire que la serveuse Adja est plus utile à la société que lui. Pour avoir bravé le conseil des pandores, Alassane s’en sort avec 12 mois de prison ferme et 25 000 F CFA d’amende.

Jacques NONGUIERMA (AIB/Kaya)

Sidwaya

Paraphe du IVe Accord complémentaire à l’Accord de Ouagadougou : Un pas décisif franchi

mardi 23 décembre 2008.

Réunis à Ouagadougou pour le paraphe d’un IVe Accord complémentaire à l’Accord politique de Ouagadougou, les protagonistes du dialogue direct inter-ivoirien ont posé ledit acte lundi 22 décembre 2008, au palais présidentiel de Kosyam.
Ainsi que nous le subodorions dans notre édition du vendredi dernier, la question militaire a constitué l’élément central de ce IVe Accord complémentaire paraphé côté FPI par Désiré Tagro, ministre de l’Intérieur, alors que le général Soumaïla Bakayoko, chef d’état-major des forces armées des Forces nouvelles, posait le même acte pour les Forces nouvelles. La facilitation elle, était conduite par le ministre en charge des Affaires étrangères Alain B. Yoda.

A entendre donc Désiré Tagro, la question du quota des éléments des forces armées des Forces nouvelles à intégrer dans la nouvelle armée de Côte d’Ivoire, celle du démantèlement des milices ainsi que la restauration de l’autorité de l’Etat à travers notamment l’unicité des caisses, sont des points figurant dans ce IVe Accord complémentaire.

Le ministre ivoirien de l’Intérieur pouvait donc affirmer que, "des questions très importantes pour l’aboutissement du processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire ont été résolues. Et le ministre Tagro d’ajouter que "s’agissant du financement de ce volet militaire, les Ivoiriens devront d’abord compter sur eux-mêmes".

"Nous sommes prêts à dégager des ressources, malgré la crise", a-t-il ajouté, avant de s’engouffrer dans un véhicule pour rejoindre un grand hôtel de la capitale dans lequel sont logées les deux délégations ivoiriennes. "Un pas décisif vient d’être franchi", reprenait en écho Sidiki Konaté, porte-parole des Forces nouvelles.

L’Accord de Ouagadougou a donné "toute la preuve de son efficacité quant à la résolution des problèmes en Côte d’Ivoire" , ajoutait-il, avant de préciser que la sortie de crise en Côte d’Ivoire a plusieurs étapes. C’est ainsi que les questions socioéconomiques (redéploiement de l’administration) et celles sociopolitiques (tenue des audiences foraines, identification et recensement électoral) ont déjà été résolues. Le bastion très sensible qui faisait peur à tout le monde vient d’être attaqué, a précisé le porte-parole des Forces nouvelles. Il s’agit, selon lui, de la question des grades dits Soro, celle des quotas des éléments des Forces nouvelles à intégrer dans la nouvelle armée de Côte d’Ivoire et enfin, celle de l’unicité des caisses.

En toute responsabilité et dans la sérénité, sous la supervision du facilitateur qui s’y connaît bien sur les questions militaires, les deux parties au dialogue direct inter-ivoirien sont donc parvenus à un accord. Cependant, quelques appréhensions demeurent quant à l’application effective de ce IVe Accord complémentaire sur le terrain.

On est mémoratif que le démantèlement des milices aussi bien que le désarmement des combattants des Forces nouvelles ont toujours donné lieu à des crises et tensions diverses en Côte d’Ivoire. Il y a lieu d’espérer que cette fois-ci est la bonne et que la réunification des deux armées qui est désormais en marche ainsi que l’unicité des caisses augurent du retour d’une paix définitive dans une Côte d’Ivoire une et indivisible. Il faut rappeler que la signature de l’Accord interviendra dans les tout prochains jours par les principaux acteurs du processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire que sont le Président ivoirien Laurent Koudou Gbagbo et son Premier ministre, Guillaume Soro, sans oublier le facilitateur Blaise Compaoré.

Boubakar SY (magnansy@yahoo.fr)

Sidwaya

ONATEL : Guichets fermés aujourd’hui


mardi 23 décembre 2008.

Le Syndicat national des télécommunications (SYNATEL) observe aujourd’hui 23 décembre 2008 une grève de 24 h. La structure estime les résultats de ses négociations avec la direction générale de l’Office national des télécommunications (ONATEL), clôturées le 18 décembre dernier, insuffisants. Le point de leurs pourparlers et les revendications des travailleurs ont été livrés aux journalistes au cours d’une conférence de presse, le 22 décembre à la Bourse du travail.
Du 12 novembre au 18 décembre derniers, se sont déroulées, en cinq séances de travail, les négociations entre le Syndicat national des télécommunications (SYNATEL) et la direction générale de l’Office national des télécommunications (ONATEL). Ce sont les conclusions de ces tractations qui ont motivé le Synatel à observer une grève de 24 h aujourd’hui, 23 décembre.

Le Syndicat a exprimé les revendications des travailleurs et les points de désaccord des conclusions de leurs travaux au cours d’une conférence de presse, le 22 décembre 2008 à la Bourse du travail.

« Les résultats des négociations sont nettement en deçà de nos attentes, car sur la valorisation des salaires, la suppression de la maintenance en condition opérationnelle (MCO) et l’octroi du forfait téléphonique, il n’y a pas eu d’accord.

En outre, le Synatel estime que la satisfaction de la revendication liée à la valorisation du salaire de base est fondamentale », a laissé entendre le secrétaire général (SG) du Syndicat national des télécommunications (SYNATEL), Soulémane So, dans sa déclaration liminaire.

Ainsi, selon le SG du Synatel, une augmentation de salaire de 4% seulement est proposée par le directeur général pendant que son syndicat en demande 40.

Et seuls 15% des travailleurs pourraient bénéficier de cette éventuelle augmentation de salaire (soit 197 personnes sur l’effectif total de la société, qui est de 1338).

Au dire de Soulémane So, son syndicat entend, à travers cette cessation de travail de 24h, informer l’opinion publique de la suite donnée à leurs discussions, et exiger l’amélioration des propositions faites par la direction générale.

Le mouvement social au sein de la nationale des télécommunications perdure encore, serait-on tenté de dire.

Hyacinthe Sanou (stagiaire)

L’Observateur Paalga

Politique étrangère du Burkina : Un livre décrit les actions diplomatiques des indépendances à la IVe république

Politique étrangère du Burkina : Un livre décrit les actions diplomatiques des indépendances à la IVe république

lundi 10 novembre 2008.


Ki Doulaye Corentin et Minata Samaté La cérémonie de dédicace du livre de l’ambassadeur Doulaye Corentin Ki s’est déroulée, le jeudi 6 novembre 2008 à Ouagadougou, sous le parrainage du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale.

L’ambassadeur Doulaye Corentin Ki diplomate de carrière, qui a travaillé 24 ans durant (1972-1996) au sein de la diplomatie burkinabè, a procédé le 6 novembre 2008 à la dédicace de son livre intitulé : "Introduction à la politique étrangère du Burkina Faso". Il est le premier volet d’un triptyque qui couvre les trois périodes importantes de l’histoire du Burkina Faso. L’accent est mis sur la période "voltaïque", la période révolutionnaire et la IVe république en passant par la rectification. Ce livre représente "la tentative la plus complète de description systématique et dans la perspective d’un regard de l’intérieur, des actions diplomatiques des autorités burkinabè depuis l’indépendance".

La rédaction commencée en 1988 vient de voir sa réalisation en 2008. De grandes hésitations ont parsemé le chemin de sa publication. En effet, la période concernée par les données de la diplomatie burkinabè est sur le point de disparaître. La mémoire n’en retient pas grand chose. Aussi, a-t-il été difficile de trouver des informations sur place même ailleurs, nous a-t-il confié. Il n’était pas évident ajoute-t-il, de trouver des données pour consolider le travail. Tous les domaines de la politique étrangère du Burkina ne sont pas couverts. En ce qui concerne les relations bilatérales, il n’y a que quelques exemples, a-t-il signifié. Le livre a été préfacé par le général Tiémoko Marc Garango ancien ambassadeur et ancien Médiateur du Burkina. Selon lui, ce livre fera voir l’histoire du Burkina avec moins de romantisme.

Quant à la représentante du parrain, Minata Samaté/Cessouma, ce livre premier du genre comble un vide dans la diplomatie du Burkina. Aussi, lance-t-elle un appel à tous les agents du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale à y tirer un meilleur avantage.

Nongzanga Joséline YAMEOGO (Stagiaire)

Sidwaya

Recherche et innovation : Le Burkina Faso a son vin

lundi 22 décembre 2008.

Hier jeune ouvrier, aujourd’hui à la retraite, il a rejoint le cercle restreint des innovateurs et chercheurs burkinabè. Sage comme une image, le vieux à la barbe blanche mousse le vin blanc avec des matières premières locales. Le bangui des petits Gouin de Banfora. Promoteur de Bomba Techno à Banfora, Koné Soungalo comprend et approuve les mouvements des étudiants qui ne réclament que de meilleures conditions d’étude. Venu exposer les résultats de ses recherches, nous l’avons rencontré pour parler de son métier et sa vision des études supérieures.
L’éveil éducation : Depuis combien de temps êtes-vous dans le domaine de la recherche ?

Koné Soungalo : Je suis innovateur, mais si l’innovation à un certain niveau peut être considérée comme de la recherche, tant mieux. Disons que c’est depuis ma tendre enfance que je suis dans l’innovation. Je me suis toujours dit que face à toute difficulté on devait faire l’effort de trouver la solution avec les moyens qu’on a. rien que cette démarche déjà c’est une démarche de recherche.

Partir du minimum pour faire beaucoup, le maximum et relever toujours les défis. Depuis donc les années 60 où j’étais au lycée Ouezzin Coulibaly à Bobo Dioulasso, je suis dans l’innovation. C’est à ma retraite en 2001 que j’ai créé mon unité de recherche et développement Bomba Techno, pour prouver aux gens comment on peut réussir avec nos ressources. Je refuse que le concept selon lequel l’Afrique est pauvre ou que le Burkina Faso est pauvre. Nous sommes immensément riches, nous avons d’énormes potentialités et on devrait mettre l’accent sur la valorisation de nos ressources et les transformer parce que nous ne sommes que des spécialistes en exportation de matières premières.

A travers des cadres comme le FRSIT, je montre ce qu’on peut faire avec ce qu’on a. pour cela vous avez le bangui, vous avez du vin de bissap, vous avez du whisky de petit mil, le vin blanc, bientôt le vin mousseux. Tout est fabriqué sans produits chimiques mais partant de nos ressources naturelles. On peut stabiliser le dolo, faire nos pattes alimentaires, la véritable bière de sorgho, de petit mil, de manioc ou même de bissap. On peut tout faire avec ce qu’on a. il faut aller très vite vers la transformation de nos productions, de nos ressources et c’est ce qui peut booster et l’agriculture, et toutes les spéculations ; parce que quand il n’y a transformation il n’y a pas plus value. Je dirai qu’on ne peut parler de développement s’il n’y a pas un tissu industriel.

Le Burkina n’a pas de tissu industriel, donc ce sont les PME et PMI qui vont contribuer à créer progressivement le tissu industriel partant duquel on peut amorcer un développement véritable. On est en train d’arriver à l’agrobusiness aujourd’hui, mais il était temps ! Avec une daba on ne peut pas être compétitif, ce n’est pas possible. Tant qu’on ne va pas mettre l’accent sur les études supérieures, tant qu’on ne va pas placer des tremplins entre l’université et les entreprises, tant qu’on ne va pas donner les moyens et les outils à la recherche, tant qu’on ne va pas considérer les résultats de la recherche au niveau du continent africain, on ne fera que végéter dans l’assistance constante. Ce serait dommage et simplement une pauvreté d’esprit.

Dans quel domaine étiez- vous avant d’aller à la retraite et qu’est-ce que vous retenez de ce temps de services rendus à la nation burkinabè ?

Je ne peux pas vous résumer ça en cinq ou dix minutes, ou dix heures ou dix mois (rires) ! Une vie ne peut pas se résumer. Celui qui se rappelle de son passé je crois a fait ça pour lui- même. Quand vous faites une bonne œuvre est-ce que vous vous rappelez de tous les bienfaits ? Si vous vous rappelez de vos bienfaits c’est que ce n’était pas aussi spontané. Je ne sais pas ce que j’ai fait c’est vous qui pouvez le savoir. Ce sont ceux qui ont profité positivement de moi qui peuvent raconter ma vie. Sinon chaque jour qui passe pour moi est une vie entière et je suis toujours dans l’oubli d’hier pour avancer. J’étais un ouvrier d’une entreprise de la place, c’est tout.

Croyez - vous que l’Afrique peut se nourrir elle- même ?

Ce n’est pas que je crois, j’ai la certitude et je martèle mes mots. Je vais vous donner un seul pays le grand Congo, ce seul pays peut nourrir une bonne partie de l’Afrique, ce seul pays peut fournir l’énergie électrique. Malheureusement ce grand pays qui a d’énormes ressources se trouve être toujours en guerre, et vous savez pourquoi. C’est là où il y a de la richesse qu’il y a toujours la guerre. Je ne pose même pas la question à savoir si l’Afrique peut.

L’Afrique c’est le berceau de l’humanité, et aussi l’avenir de l’humanité je l’affirme. A l’allure où nous allons je reste persuadé que peut- être dans un siècle, on se retrouvera en train d’exporter des céréales en Europe. Nous avons la dérive des continents, des tsunamis ; vous voyez ce qui se passe, ceux qui ont contribué à démonter l’atmosphère, à provoquer la pollution commencent à être les premières victimes. Il ne faut pas qu’on les accompagne dans cet élan. Il faudrait qu’on se repositionne, qu’on se ressource pour valoriser notre culture, qu’on se réidentifie et qu’on cesse d’être imitant.

Revenir à soi, se reconnaître, s’identifier, être équilibré pour amorcer notre développement partant de notre philosophie parce qu’il y a une philosophie africaine. Il faut qu’on réfléchisse africain, qu’on ait la démarche africaine avec nos sensibilités africaines et c’est là qu’on peut s’imposer je suis sûr et certain. Pourquoi l’art nègre plaît- il aux Blancs, vous êtes - vous posé la question ? Un masque vous le voyez aujourd’hui le lendemain il change. Il y a une communication extrême entre le masque et l’homme, c’est ce que j’appelle l’histoire figée. Quand l’autre dit que nous n’avons pas d’histoire c’est vrai. Nous n’avons pas d’histoire puisque c’est nous l’histoire.

C’est nous l’histoire ! Il a raison il ne peut pas rentrer dans l’histoire puis qu’on est l’histoire. L’Afrique n’est pas rentrée dans l’histoire parce qu’elle est l’histoire. Il faut donc se ressourcer sinon on sera l’ennemi des mutants, des flottants sans repères. Il faut savoir d’où on vient pour mieux avancer. Ignorer le présent même le présent, s’inspirer du passé pour le futur, le présent on ne peut pas l’arrêter. Pouvez- vous me donner l’heure exacte ? Impossible de donner l’heure. Le présent est une convention, il n’existe pas. Il y a le passé et l’avenir, les deux concepts.

Aujourd’hui avec la crise alimentaire et le problème du lait chinois contaminé entraînant du même coup une crainte de consommation des produits exportés, qu’est-ce que les Africains doivent faire pour profiter de cette situation ?

C’est ce que je viens de dire. Tant qu’on va rester dans la facilité, on aime le beau, on aime le moins cher on sera toujours une société de consommation. On devrait au niveau de nos unités agro alimentaires, mettre l’accent sur le naturel, ne pas utiliser de conservateur, de colorants ; c’est ce qui peut nous sauver. Vous avez des structures de contrôle tel que le LNSP qui fait un excellent travail de constat ; mais eux ils ne font qu’un constat. Il faudrait qu’il y ait des décisions politiques fermes pour interdire l’importation de ces produits frelatés, sinon notre jeunesse en prendra un coup et notre avenir sera lourdement compromis.

Vous avez de nouvelles maladies, vous avez des dermatoses, des problèmes de stérilité masculine, etc. et tout ceci est dû à la surconsommation des produits frelatés. Je parle aussi des cosmétiques, des aérosols, des insecticides. Vous voyez, il faut qu’on se ressource, qu’on parte de nos traditions, de nos cultures, de notre nature, de notre environnement, l’écosystème ; qu’on retourne à la forêt positivement pour mieux se développer. Il faut aligner agronomie et foresterie.

Aujourd’hui avec les changements climatiques et les menaces sur les produits forestiers, est-ce que vous ne craignez pas l’avenir de votre activité ?

Non, je ne crains pas parce que j’ai été assez prévoyant. Cette année par exemple j’ai planté près de cinq cents (500) rôniers et je compte continuer avec une pépinière de près de deux mille plants de lianes. J’anticipe donc en commençant à planter. Je reste aussi très optimiste surtout avec une jeunesse responsable comme vous l’avenir est permis. Je reviens dire que les dirigeants n’ont qu’à revoir leur copie. Comme le disent les Mossi, c’est bon mais c’est pas arrivé. Il faudrait continuer et mettre l’accent sur les études supérieures et c’est ça vraiment l’avenir, les études supérieures, la recherche.

Les chercheurs burkinabè sont très hautement considérés à l’extérieur. Nous avons un capital d’intelligence inestimable, fantastique. Si les autorités remettent encore l’accent, augmentent encore les potentialités au niveau de nos universités, les mettre en condition ; parce que notre jeunesse a soif de savoir. Il y a cette volonté déjà et moi j’y crois fortement, il faut savoir les accompagner, c’est tout. Ils ont la volonté et ils ont la mémoire, je suis sûr qu’à travers ça on va s’imposer je suis très optimiste.

En tant que père de famille et innovateur, est-ce que vous comprenez les mouvements des étudiants qui sont les futurs cadres du pays ?

Mais, action - réaction, je réponds par cette phrase. Action, réaction ! Quand il fait chaud chez vous vous transpirez ? Je vous pose la question. Quand il fait chaud vous transpirez oui ou non ? Alors si vous transpirez c’est qu’il fait chaud. Si les étudiants bougent, c’est qu’ils réagissent à quelque chose. On devrait nous vos pères, nous vos dirigeants essayer de mieux comprendre pourquoi vous manifestez ! Et si on vous comprend on va essayer de résoudre ces problèmes, en ce moment il y aura moins de mouvements. Vous êtes conscients de votre avenir sinon vous n’allez pas bouger.

Il y’en a qui peuvent ne pas bouger mais s’ils ne bougent pas ça doit être inquiétant. La marche c’est quoi ? C’est une succession de chûtes. Il y a toujours le déséquilibre constant qui crée le mouvement ! Quand tout est équilibré il n’y a pas de mouvement, il n’y a pas de progrès. Je comprends très bien les mouvements estudiantins et j’essaie de les sensibiliser par rapport à la forme de manifestation. Je suis non violent parce que je privilégie plutôt la violence intellectuelle. C’est un concept et je crois que vous pourrez vous approcher pour que je vous donne ses stratégies. La violence intellectuelle, elle fait plus mal que la violence physique.

Un mot de fin que vous laissez à la jeunesse et aux décideurs du continent ?

Je suis en train de passer un témoin à la jeunesse et je reste très optimiste parce que je ne suis pas un afro-pessimiste. Je suis très optimiste pourquoi parce que, cela peut vous paraître paradoxal, nous avons beaucoup souffert c’est ce qui me rend optimiste. Je me dis que l’anesthésie est en train de finir, on commence à sentir la douleur, l’asservissement et nous sommes sûrs que nous allons prendre notre liberté, la véritable liberté ; pas l’indépendance, mais la liberté. Quand on est libre, tout est libre, l’expression de l’intelligence par les transformations.

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